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Full text of "La survivance (1948-02-25)"

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be he cle che oh ce cn che nie ln ef os af oÿa fn nf de 20 


En Amérique, dans cette atmosphère 
saxonisée et saxonisante, nous le savons 
maintenant: nous sommes restés catho- 
liques parce Que nous sommes restés 
Français. Après Dieu voilà d'où nous est 


venu le salut. 


Abbé GROUIX. 


D de A fe eee de ee de he be de ee 


VOLUME XX 


GBSERVATOIRE : 


TELE TELE LED ELLE ECE EL ELE EEE EU EE EE CEE CUT ET Os 
La guerre moderne 


Q 
= 


Dans une déclaration aux Communes, 
le 17 février, le ministre de la Défense 
nationale, . M. Brooke Claxton, a exposé 
brièvement le programme d'étude des 
futurs officiers de nos trois forces ar- 
mées. La guerre devenant de plus en 
plus scientifique, il est nécessaire d'ins- 
truire ceux-ci de toutes les techniques 
auxquelles elle fait appel pour multi- 
plier ses destructions. Ce sont de véri- 
tables cours universitaires en sciences 
appliquées que les cadets doivent suivre 
désormais pour décrocher leurs grades 
militaires. 

“La guerre moderne, à dit M. Claxton, 


exige une formation technique extré- | l'ouverture de Ia session. Deux mihis- [vient nécessaire de diviser le présent 


mement poussée. En cas de crise, il se 
peut que le résultat dépende de la for- 
mation professionnelle et des qualités de 
commandement des états-majors et 
des éléments combattants de tous les 
services de toutes les armes, C'est pour- 
quoi nous tâchons d'assurer à nos for- 
ces armées un commandement digne de 
la réputation guerrière des Canadiens 
et possédant en même temps l’intelli- 
gence et la science indispensables à la 
mise au point et à l’utilisation des ar- 
mes et des aptitudes qu'exige la défense 
de notre pays.” Et de l'Empire itou. 
On ne badine plus avec. . . la guerre. 
< + * 


Du français 


222022000222 
QUI ELLE ELLLE DELL CE LEE CE LEE LCELELECELE EE TEE COS 


MERCREDI 25 FEVRIER 1948 


La S rv À e 
Organe de l’Association Canadienne-Française de l’Alberts 
# ‘EDMONTON, ALBERTA — 


No 15 


Exposé général de la politique | 


du gouvernement créditiste 


Jeudi dernier, en l'absence du lieu- 
tenant-gouverneur retenu par la mala- 
die à l'hôpital de l’université, Son Hon- 
neur H. Harvey, juge en chef de la cour 
supérieure, a ouvert la cinquième session 
du dixième Parlement de l'Alberta par 
la lecture au discours du Trône. Des 
représentants des trois forces armées 
lui faisaient escorte, Il reçnt le salut 
d'une garde d'honneur à son arrivée à 
l'édifice du parlement. Dans la rotonde 

icentrale, une fanfare de l'aviation exé- 
cuta un programme musical. 

Presque tous les députés assistaient 


Le gouvernement encouragera l'ex- 
ploitation de l'huile pour répondre aux 
demandes du marché canadien. En mé- 
me temps, il verra à empêcher la for- 
iution de monopoles et à faire profiter 
toute la population des richesses pétro- 
lifères de la province. De plus il veillera 
aux intérêts de la province pour tout ce 
qui concerne l'exploitation et l'exporta- 
tion du gaz naturel. 

Comme les charges concernant le dé- 
veloppement des ressources naturelles 
se sont considérablement accrues, 11 de- 


| tanniques. 
l 


tres cependant étaient absents: l'hon. ministère des Terres et Mines en deux 
À. J. Hooke, ministre des Affaires éco- ministères: celui des Ressources natu- 


nomiques, actuellement en Angleterre 
pour fins d'immigration, et l'honorable 
Fallow, ministre des Travaux publics, en 
repos aux Etats-Unis d’où il ne revien- 
ra probablement pas avant la fin de :a 
présente session. On croit même qu'il se 
retirera bientôt de Ia politique. Il est 
[à peu près certain qu'aux prochaines 
élections il subirait une sérieuse défaite 
s'il se présentait de nouveau dans 
Grouard. 

Voici les principaux points de la po- 
litique du gouvernement telle qu’expri- 
mée dans le discours du Trône: 

Agriculture 

La disette des vivres dans le monde 

ayant provoqué une forte demande de 


M. Claxton a aussi déclaré: “Un autre | produits agricoles, c'est le désir du gou- 


point relatif à l'éducation et qui pré-|vernement d'aider dans toute la mesure 
sente une certaine importance, est l'i-|du possible l'agriculture qui reste ja 
nauguration de cours de langues. L’ar- | principale industrie de la province. En 
mée a institué des classes de”français | conséquence, il se propose de développer 
dans les centres d'instruction de toutes ses services d'agronomie et d'économie 
les régions militaires. Au quartier gé- | domestique dans les différents districts. 
néral, 178 officiers suivent des cours|Il s’occupra particulièrement d'enrayer 
facultatifs de langue française. On alles mauvaises herbes et de conserver 
aussi prévu l’enseignement d’autres lan-:le sol. Il fournira aux jeunes de plus 
gues. La marine et l'aviation inaugure- | grandes facilités de suivre des cours en 
ront bientôt des programmes sembla- | agriculture et en économie domestique. 
bles.” Le laboratoire de pathologie animale, 


ïl est beau de connaître toutes les | déjà en construction, sera achevé et 
techniques de l’attaque et de la défense commencera dès cette année des tra | 


militaire, mais d’autres facteurs jouent : vaux de recherches destinés à venir en 
aussi un rôle considérable, en temps dejaide aux éleveurs. Le ministère de l’A- 
guerre comme en temps de paix. | {griculture verra aussi, avec le concours 
Est-ce que certaines expériences de la de personnes qualifiées, à recueillir tous 
dernière guerre porteraient des fruits? |les renseignements nécessaires pour dé- 
Si oui, il y à lien de nous en réjouir. terminer le coût des produits agricoles. 
% | En coopération avec le fédéral, le gou- 
Une lecon tu rque vernement travaillera à dÉVEIDpOES les 
” i ressources hydrauliques, soit pour lirri- 
Dans le même ordre d'idées, mais gation, soit pour la produetion Fee 
dans un autre domaine, voici une note |8ie électrique. A ces mêmes fins, il étu- 
éditoriale que nous relevons dans le diera la DsSDInse Se COneIre an 
Droit, publié à Ottawa, du 19 février: |Parrage sur la rivière Red Deer. 
“Le français reste encore la langue de > __ Industries | 
la diplomatie, même si l’anglais cherche L'industrie secondaire de la province 


si son emploi a cessé d’être exclusif 
dans les relations et les délibérations |! 
internationales, Ainsi, dimanche der- 
nier, au Château Laurter, à Ottawa, s’est 
tenue une réunion de diplomates et de 
ministers canadiens pour rendre hom- 
mage à la mémoire de Ghandi. L'am- 
bassadeur turc au Canada‘s'est, pour sa 
part, exprimé en français, chose que 


de plus en plus à le supplanter, même ne sera pas pour autant négligée, = de chaque gouvernement à l'é- | 


elle peut aider à stabiliser l'agriculture. 
Un programme de développement in- 
dustriel sera donc proposé afin d’éta- 


blir les industries qui conviennent le 
l 


mieux aux conditions et à l’économie 
générale de la province. À cet effet, le 
gouvernement. a ouvert un bureau à 
Londres qui travaillera à faire venir ici 
des industries et des immigrants ori- 


relles et celui des Terres et Forêts. 
Hygiène et santé 

Le gouvernement prendra aussi des 
mesures pour accroître les services d'hy- 
giène en: vue d'assurer la santé de la 
population. Un nouveau sanatorium de 
200 lits sera construit à Edmonton et on 
ajoutera de nouveaux services médicaux 
à l'hôpital de l'université. Trois nou- 
velles unités sanitaires permanentes se- 
ront établies dans les distrets ruraux 
et une clinique mentale ambulante 
dans le nord de la province. 

On fera une enquête sur les accidents 
de travail dans les industries et sur les 
maladies des ouvriers particulières à 
chaque industrie. On présentera une lé- 
gislation destinée à donner des soins 
médicaux et hospitaliers aux ouvriers 
atteints de maladie, soins payés d'a- 
vance sur une base volontaire. 

Education 


teurs, le gouvernement continuera la 
politique déjà adoptée à cet effet, en 
payant les frais d'étude et en accordant 
des bourses aux étudiants qui suivront 
le cours abrégé d’un an à l’école nor- 


rour coter 2e pémune ansuu-| PAS CONÎTE l'assassinat des missionnaires 


Chômage dans le port 
de Vancouver 


de Vancouver se demandent com- 
ment il se fait que ce port de la côte 
ouest soit presque en chômage, tandis 
que celui de Montréal est encore immo- 
bilisé par les glaces, et celui d'Halifax 
n'accuse pas beaucoup de mouvements. 

Selon toutes prévisions, seulement 20 
millions de boisseaux de grain seront 
expédiés du port de Vancouver cette an- 
née, tandis qu'en 1947, on en avait 
manipulé 60 millions. 


Echec d’un projet de 
conseil impérial 

Londres. — Par son opposition, lord 
Tweedsmuir, fils d'un ancien gouver- | E 
neur général du Canada, a fait rejeter! Me André Déchène, avocat, vient d’é- 
par la Chambre Haute du Parlement ître élu secrétaire-trésorier du Barreau 
britannique la motion de lord Bruce, à ld'Edmonton, lors de l'assemblée an-: 
l'effet de créer un consei clonsultatif inuelle tenue en l'hôtel MacDonald. Me 
suprême de l'Empire britannique. Lord : Déchène est un ancien élève du collège 
Bruce, qui est lui-même un ancien pre- Îdes Jésuites et de l’unversité de l'Al- 
mier ministre d'Australie, avait récla- berta. Il fit partie de l'armée cana> 
mé un conseil formé des premiers mi- idienne pendant quatre ans, avec le gra-} 
nistres de la Grande-Bretagne et des de de capitaine. Les autres membres du 
Dominions. Tweedsmuir lui a répliqué Barreau sont MM. J. A. Ford, président, 
qu'un conseil de la composition qu'il I W. G. Morrow, vice-président, W. Rea, 
propose, ne pourrait rien faire d'utile, : C.R., et M. E. Manning, directeurs. M. 
chaque membre étant préoccupé de jus-  Déchène occupe aujourd’hui la même! 
tifier d'abord son attitude devant 5on | position qui était détenue autrefois par 
proper parlement |Me P.-E. Poirier, CR. Nos félicitations. 


Vancouver. — Les autorités du = 


EN CHINE 


Les puissances étrangères ne protestent 


Shanghai. — “Pourquoi le gouverne- du secours à la cuiller. Il serait mieux 
ment américain a-t-il ignoré le meurtre de ne rien donner.” | 
et l'enlèvement des Américains par les| La Russie n'est pas prête à commen- 
communistes chinois?” à demandé S.;cer la guerre immédiatement, a-t-il! 


insister sur la théorie de “la langue gardienne de la foi”. 
même parfois prendre la peine de nous comprendre, on crie au 


Statistiques navrantes 


On accuse souvent les catholiques de langue française de trop 
Sans 


“nationalisme exagéré”, on nous blâme avec rigueur de mêler 
indûment race et religion. 


Entendons-nous. Nous n'avons jamais prétendu (et nous ne 


.CoOnnaissons personne qui ait prétendu chez nous) que “la langue 


gardienne de la foi” était un dogme de notre religion. Nous ne 
prétendons pas élever ce dicton à la hauteur d'une vérité de foi. 
Est-ce assez clair? 

Mais nous avons affirmé et nous maintenons que, de fait et 
à cause des circonstances qui nous entourent, on doit admettre 
la véracité de l’axiome: “la iangue gardienne de la foi”. Qu'on le 
veuille ou non, les milieux anglais sont, chez nous, profondément 
imbus de protestantisme; la population anglo-canadienne est en 
effet protestante dans une proportion de 88 pour cent. On peut 
s'imaginer dès lors facilement les ravages dans les rangs de nos 
coreligionnaires anglais par les journaux, les revues, les moeurs, les 
relations sociales, toute cette atmosphère qui les entoure quotidien- 
nement et qui suinte le protestantisme, 

Nous en recevons une preuve nouvelle et navrante par les sta- 
tistiques que publie S. Exec. Mgr Duke, archevêque de Vancouver. 
Dans une lettre pastorale que reproduit le British Columbia Catho- 
lice, organe officiel de l’archidiocèse, il cite les chiffres suivants: 

En 1945, sur 380 mariages entre catholiques, 310 furent célébrés 
dans l'Eglise, et 70 en dehors; sur 761 mariages où l’une des deux 
parties était catholique, 190 furent célébrés dans l'Eglise, et 571 
en dehors. 

En 1946, sur 442 mariages entre catholiques, 342 furent célébrés 
dans l'Eglise, et 100 en dehors, sur 913 mariages où l’une des deux 
parties était catholique, 215 furent célébrés dans l'Eglise et 698 
en dehors. 

En somme, sur les 1,141 mariages de 1945 on compte 711 aposta- 
sies; sur les 1,355 mariages de 1946, on en compte 898: soit une 
perte totale de 1,609 catholiques, en deux ans, dans un seul diocèse. 
Et il faut bien remarquer qu'il ne s’agit ici que des nouveaux 
mariés. On peut sûrement imaginer qu’il y a des pertes chez d’au- 
tres catégories. Que de gens, par exemple, qui se disent catholiques 
et ne pratiquent plus! 

Par ailleurs, c'est $. Exc. Mgr Routhier qui le notait à notre 
dernier congrès de l’A.C.F.A. tenu à Edmonton au mois de juillet 
1946, partout où nos catholiques de langue française ont réussi 
à se grouper solidement, il n'y eut pas ou à peu près pas de 
pertes religieuses. C'est que notre langue, nos traditions, notre 


culture, toutes imprégnées de catholicisme, élèvent une barrière 


contre la culture de la majorité protestante qui exerce forcément 
une influence délétère. C’est d’ailleurs l'explication donnée par 
S. Exc. Mgr Duke lui-même: le nombre restreint des catholiques, 


male. Il aidera aussi les municipalités à | Eminence le cardinal Thomas Tien. “Je |remarqué, “mais quand elle sera prête, ! fait qu’ils sont comme noyés dans l’ambiance protestante; besoin 


| défrayer le coût de l'éducation. 

L Routes 

{ Le programme quinquennal de cons- 
!truction de routes sera continué. Une 
somme d'argent considérable sera dé- 
pensée pour le pavage des routes prin- 
jeieles: J : 

| Accords financiers 

l Bien que le gouvernement estime que 
| l'accord financier conclu avec Ottawa 
soit satisfaisant pour la province, il 
croit cependant qu'il devra continuer ses 
efforts en vue d'obtenir une nouvelle, 
conférence fédérale-provinciale où lei 
problème de la répartition des il 
entre les gouvernments fédéral et pro-! 
vinciaux serait résolu d'une façon per- 
manente, en tenant compte des respon- 


gard du bien général de la population. 
Réformes 


ne le comprends pas. Le peuple chinois | quand elle aura réussi à répandre la! 
ne comprend pas non plus”. doctrine communiste sur la plus grande : 
Il y & vingt ans, a-t-il ajouté, “lors- | partie du globe, alors elle fera la guerre: 
que des étrangers furent tués ou enle- |pour atteindre ses fins.” 
vés en Chine, les puissances étrangères] Québec. — Des documents parvenus ; 
ont agi avec énergie. Pourquoi ne lelau service canadien des nouvelles mis- | 
font-elles pas maintenant?” }sionnaires à Québec indiquent due, jus-, 
Le cardinal, premier de sa race à qu'à ce jour, quarante diocèses du nord! 
faire partie du Sacré-Collège de l'Eglise | de la Chine ont été presque totalement | 
catholique, a dit que les Etats-Unis |détruits par les troupes communistes. | 
n'ont rien fait officiellement au sujet | Dans le diocèse de Suchow, notamment, ! 
de l'assassinat de missionnaires dans qui a été traversé par cent mille Chi-} 
le centre de la Chine et au sujet de nois rouges en une dizaine de jours, : 
l'enlèvement des marins dans le nord|la principale école des missionnaires, : 
du pays. - celle de Tankshan, à été détruite de; 
(Quatre des cinq marins capturés par 


fond en comble. En outre, les commu- | 
. . " : - ' 
les communistes chinois près de Tsing-\nistes chinois ont effectué dans cette 


tao, à la Noël dernière, sont encore |seule région des pillages qui sont éva- 
captifs. Le cinquième serait mort de ses |lués à un minimum de cent mille dol- 
| blessures.) lars. 


i Le gouvernement chinois n'est pasl| 


par conséquent de les sortir de ce milieu en les groupant dans 
des organisations propres à eux. 

Ce danger de protestantisation, les Canadiens français l'ont 
compris dès le lendemain de la conquête, lorsque le vainqueur tenta 
de leur arracher leur religion, leur langue, leurs écoles, toutes leurs 
traditions catholiques et françaises. Ils le comprennent encore 
aujourd’hui, alors que des forces occultes, dans les provinces à 
majorité anglaise, cherchent à arracher la lagnue et la foi de nos 
jeunes par un enseignement neutre et souvent athée. N'est-ce pas 
le but. inavoué de cette centralisation excessive de nos écoles, 
centralisations où l'Etat, la bureaucratie, s'arroge un pouvoir qui 
revient de droit à l'Eglise et aux parents? Ë 
C’est contre ce danger réel que notre élément a lutté depuis tou- 
jours. Aujourd’hui l'attaque est plus subtile, mais elle n'en est 
que plus dangereuse. Nous avons assez bien résisté jusqu'ici. Mais 
il est temps que l’on se mette en garde contre l'enveloppement lent 
mais sûr dont nous sommes les victimes. Nous sommes en train 
de nous laisser enliser sans nous en apercevoir. Il n’y a plus de 
place pour la timidité; il nous faut des énergies qui s’affirment et 
endiguent le flot envahisseur. L'exemple de ce qui se produit chez 
nos coreligionnaires de Vancouver devrait être un avertissement 


trop de nos ministres ne sauraient fai- 
re, malheureusement, bien qu'ils soient 


Le gouvernement continuera de com- | 


battre pour obtenir les réformes écono- 
miques et monétaires qui assureraient 
un maximum de production et une dis- 
tribution équitables des biens. Il aura 
recours à tous les moyens légaux pour 
assurer ces réformes. 


{dans le tort, à dit le cardinal au cours 
d'une entrevue, car il lutte contre les 
communistes et ne peut toujours proté- 
ger les étrangers. 

“Si les communistes chinois ne rece- 
vaient pas d'assistance de la Russie, le 
gouvernement central n’éprouverait au- 
cune difficulté à les battre, poursuivit 
le cardinal. Si les Américains veulent 


à la tête d'un pays où la langue en Nouvelles pou rsuites intentées au federal | aider la Chine à combattre le commu- 


çaise est officielle. Par ailleurs, la plu- 
part des gens réellement cultivés, dans 
le monde, savent le français.” 

Ou dit que ministres et députés fédé- 
raux sont des clients assidus des bains] Montréal. — Deux citoyens de Mont- 
turcs établis à Ottawa. Souhaiton-leur |réal, le Dr Napoléon Fortin et M. Ma- 
de fréquenter davantage l'ambassade rius Gatien, orthopédiste, et un cuiti- 
turque. Ils pourront s'y débarrasser l'es- |vateur de Lanoraie, M. Paul Giguère, 
prit de certaines poussières. lens du gouvernement fédéral la 

‘ S. P. somme de $372,060. par suite de leur in- 
RER TES ternement durant la guerre. Les requé- 


Lu A e tes ont été envoyées dernièrement à Ot- 
2 évêques catholiques tawa. Le total des indemnités réclamées 
mis à mort 


du gouvernement fédéral pour interne- 

ment durant la guerre s'élève donc 
Cité Vaticane. — Des informateurs |maintenant à plus’ d’un million de dol- 

du Vatican signalent qu'un tribunal po- |lars. 

pulaire d'Albanie a fait exécuter deux 

évêques catholiques et en 2 condamné 

un troisième à vingt ans de prison. 


Le Dr Napoléon Fortin exige du gou- 
vernement une somme de $200,000, pour 


l“internement injustifié”. La requête 
Les prélats condamnés, tous Albanais porte que “le 26 juillet 1940, le Dr Fortin 
de naissance, sont l'évêque d'Alessio, la été arrêté par la Gendarmerie royale. 
Mgr François Cjini, celui de Sappa, Mgr; sans mandat, et sans qu'aucune plainte 
George Volai, et celui de Durazzo, Mari à été portée contre lui. 11 fut interné 
Nicola Vincenzo Prennushi, ce dernier i.., camps de Petawawa et ne fut libéré 


frappé de détention. ique le 10 février 1943. 


“Lorsque le requérant comparut de- 
vant les comités consultatifs qui l’accu- 
lsaient d'appartenir à un parti illégal, 


| 
| 


\ 
É 
| 


Noms des gagnants 


Le centenaire du Parle- 
ment d'Haolifax 


Tirage hebdomadaire en fa- 
veur des abonnés. dont l'abon- 
nement est en règle. 


| 
Gagnants de cette semaine: | 
| Halifax. — Le premier ministre An- 
lgus L. MacDonald a annoncé que la 
Isession de 1948 de la Nouvelle-Ecosse 
‘comprendra des cérémonies pour com- 
\mémorer le centenaire du gouverne- 
|ment responsable, le ler mars. 
Le lieutenant-gouverneur J. À. D. 
:McCurdy, nouveau représentant du roi 
dans cette province, lira le discours du 
‘trône. ‘ 

Cette décision a été rendué publique 
après que l’on eût appris que la Légis- 
lature du Nouveau-Brunswick ‘s'ouvri- 
ra le. 2 mars et celle de l'Ile du Prince- 
‘Edouard, le 24 février. 


Arthur Sévigny, 
Chauvin, Alberta 


Mme Donat Soucy, 
Fort Saskatchewan, Alta 


Léon Pelletier, 
Guy, Alberta 


Jean Tremblay, 
Coal Valley, Alta 


Chacun de ces gagnants recevra un 


album de —a Bonne Chanson, com- 
prenant trente chansons : 


pour internements sans forme de procès 


| Y'Unité nationale, parti qui voulait pren- 
dre le pouvoir à Ottawa par les armes, 
il répondit que le parti n’était pas illégal 
quand il y appartenait et qu'il n'y avait 
jamais eu d'armes entre les mains des 
membres du parti”. 

À la suite de cette enquête, le Dr For- 
tin fut libéré et fit partie: de l'armée 
canadienne où, avec le grade de capitai- 
ne, il fut chargé de l'examen des cons- 
crits au camp d'enrôlement de Lcn- 
gueuil 

Le requérant prétend que son épouse 
est morte par suite de son “internement 
injustifié et de toutes les persécutions 
endurées”, Il allègue qu’il a perdu toute 
sa clientèle, qu’il n’a pu voir à l’instruc- 
tion de ses enfants, et que sa santé 
a été diminuée de 50 pour cent. C'est 
pour tous ces dommages qu'il réclame 
la somme de $200,000. 

Un autre Montréalais, M. Marius Ga- 
tien, orthopédiste, exige du gouverne- 
ment la somme de $100,000. aussi pour 
internement injustifié. Voici l’histoire 
de son internement, telle que présentée 


om mm 


quérant fut arrêté sous l’accusation d’a- 
voir violé les sections 39 et 39a des rè- 
glements de la défense du Canada. A- 
près une enquête préliminaire qui fut 


nisme, il leur faudra accorder toute l’ai- 
de qu'ils pourront au gouvernement 
central. Cela ne vaut rien de donner 


Noces d'argent du roi 
et de la reine 


Londres. — Le roi et la reine célébre- 
ront, le 26 avril prochain, par une cé- 
irémonie à la cathédrale St-Paul, leur 
25e anniversaire de mariage. C'est ce 
qu'on a annoncé officiellement à Lon- 
dres dernièrement. 

* En 1923, le duc d’York épousait Lady 
Elizabeth Bowes-Lyon, à l'abbaye de 
Westminster. Ce jubilé d'argent de la 
famille royale a connu un précédent, 


mère Marie, en 1918. 


| Plans de détense 
| contre la bombe 
| us 


New-York. — Un officier supérieur 
de l’armée américaine a déclaré que l'on 
devrait dresser des plans dès maintie- 
nant pour affronter des attaques atomi- 
ques possibles contre les villes améri- 
| caines. 

Cet officier, le major-général Harold 


Double citoyenneté 
en Grande-Bretagne 


Londres. — Te gouvernement britan- 
nique a publié le texte d'un projet de loi 
qui donnerait aux habitants de la 
Grande-Bretagne et de l'Irlande du 
Nord, pour la première fois dans l'his- 
toire, un statut spécial de citoyens bri- 
tanniques tout en gardant le statut de 
sujets britanniques commun à tous 
les habitants du Commonwealth. 

Le nouveau projet de loi pose en prin- 
cipe qu'un citoyen du Royaume-Uni qui 
s'établit dans un des Dominions, tout 
en conservant la citoyenneté britanni- 
que impériale, n'acquerra pas pour 
cela automatiquement Ia citoyenneté 
locale. Il pourra même être contraint 
d'en réclamer formellement le privilège 
là où existe une telle citoyenneté. Le 
même état de choses prévaudra récipro- 
| anement pour le citoyen d'un des Domi- 


I 


qq em 


P qui se rend en Grande-Bretagne. | les communistes, les fascistes et les cri- | 


La nouvelle loi n'empéchera pas tout | minels étrangers qui tentent de se glis- | 
| créé par le roi Georges V et la reine- sujet d’un Dominion de poser sa candi-'ser aux Etats-Unis. 


dature au parlement de Westminster, à 
son titre de citoyen de l’Empire, ni non 
plus d'être fait membre de la chambre 
{ces lords. Elle reconnaît une distinction 
capitale dans le cas des Irlandais. A 
l'avenir, les citoyens de l’Eire ne seront 
pas automatiquement reconnus comme 
sujets britanniques, sau* ceux qui rési- 


salutaire. 


Vous, parents, vous occupez-vous de faire donner à vos enfants 
une éducation qui forme une âme française et catholique à vos 
enfants? 

Vous, instituteurs et institutrices, remplissez-vous vraiment la 
vocation qu'on vous a confiée? ou bien, vous contentez-vous d'obéir 


servilement au département d'Education et à ses officiers? 
Vous, commissaires d'écoles, surveillez-vous, comme c’est votre 
devoir, la sorte d'enseignement qui se donne dans vos écoles? 
Cette vigilance, ce travail d’apostolat catholique et français, 


il nous incombe, non seulement à 


l’école, mais dans toutes les Sphè- 


res de notre vie. Encore une fois, il est grand temps de réagir 
vigoureusement si nous ne voulons pas nous réveiller, un beau 


matin, avec un chancre mortel dans notre chair. 


On ne meurt pas 


à sa langue et à ses traditions sans mourir à bien d’autres choses. 


P.-E, B. 


ER 


} 
: 


| 


Le Sanada serait-il 


un lieu de passage 


pour les indésirables venus d'Europe? 


Washington. — Le représentant Jonn 
McDovwell, républicain de la Pennsyl- 
vanie, a déclaré que Détroit est devenu 
‘une importante porte d'entrée” pour 


“La situation est devenue très, très 
critique”, a dit McDowell, qui préside le 
sous-comité de la Chambre enquétant 
sur l’activité subversive aux Etats-Unis. 
“Il importe de faire quelque chose im- 
médiatement pour remédier à ia sitria- 
zion”. 


dent au Royaume-Uni même, à titre] : H'AaJouté que dans'au moins un Cas, 
0 


permanent. 


Juifs à l'entraînement 


Vienne. — De Vienne, des informa- 
teurs juifs révèlent que la milice pa- 


retardée de trois semaines, il fut acquit- | Bull, a dit que sa proposition ne signifie | lestinienne de l'Hagana s'occupe en ce 


té, faute de preuves. Il fut subséquem- 
ment interné sans autre plainte et ne 


‘pas que la guerre est proche ou méme 
qu’elle est inévitable. “Cependant, nous 


moment d'entrainer au combat, dans 
ja zone ouest de l'Autriche, 1,000 jeunes 


fut libéré qu'après un internement dei ne pouvons ignorer la possibilité d’une | juifs venant de Roumanie, et de Pologne 


cinq ans”. 


\guerre”. Il a pris la parole au congrès 


et se prépare à en faire autant pour 


Un troisième interné de guerre, M.jdes ‘maires et il a demandé à ces der- 1 20,000 autres dépatriés juifs européens. 
\ Paul Giguère, de Lanoraie, veut obtenir 'niers d'organiser dans leurs villes des } Les instructeurs au service de l'Hagana 


{l 
£ la requête: “Le 28 mai 1940, le re- 


cas est, en substance, le même que celui 
de M. Gatien. 

Mes Lavery et Guay occupent pour 
les requérants, dans cette cause. 

Huit autres requêtes du même genre 
ont précédé celles de MM. Fortin, Ga- 
tien et Giguère. Elles sont venues du 
Québec, du Nouveau-Brunswick, de la 


1 871,560 du gouvernement fédéral. Son 
= et de l'Alberta. 


corps de défense civile pour faire face 
aux désastres qui suivraient une atta- 
que à la bombe atomique. Il a révélé 
qu’une bombe atomique ayant la puis- 
sance de 40,000 tonnes d'explosifs, ex- 
plosant à un demi mille au-dessus du 
point déterminé, détruirait totalement 
une région dans un rayon de trois 
quarts de mille, ne laisant qu'un im- 
mense tas de débris. 


sont d'anciens membres de l'under- 
ground polonais. Ils donnent un cours 
d'une durée moyenne de six à huit se- 
maines sur les tactiques de sabotage et 
de guérilla, la gymnastique et l'emploi 
de toutes les armes modernes, principa- 
lement les bombes. Sitôt instruites, les 
} recrues sont envoyées par groupe de 50 
jusqu'en Palestine, par des moyens se- 
‘crets. 


ut un autobus de communistes a 
franchi la frontière. 


Détroit est situé près de Windsor. Les 
agents subversifs dont parle MeDowell 
auraient pénétré aux Etats-Unis par le 
Canade. 

Ottawa. — La migration de commu- 
nistrs du Canada aux Etats-Unis ne 
provoque aucune inquiétude dans les 
milienix officiels à Ottawa, 1i-1-on dé- 
claré. 

‘Le Canads, en fait, est plus préoccupé 
du probième d'empêcher les communis- 
tes dos Etats-Unis de francnir la frov- 
tière nour venir s'établir uu Canada. 

C'est la réaction de nombreux fonc- 
tionnaires de plusieurs départements 
devant la déclaration de Washington 
que “des autobus pleins” de commu- 
nistes avaient traversé la frontière à 
Windsor pour entrer dans Détroit. 

Cette assertion a été faite par Jchn 
MacDovwell, président du sous-comité 


d'enquête du Congrès sur les activités 

antiaméricaines. I1 affirme que les com- 
DRASS et les fascistes d'outre-mer se 

servaient du Canada comme d'une porte 
d'entrée aux Etats-Unis, 


Bien que les fonctionnaires aient fait 
preuve de beaucoup de prudence, ils ont 
exprimé l'opinion que, tout d'abord, les 
éléments subversifs au Canada n'ont 
pas recours en nombre important à cet- 
te route pour pénétrer aux Etats-Unis, 
Puis, ils ont souligné que la tâche d’em- 
pêcher les indésirables de pénétrer aux 
Etats-Unis est l'affaire des autorités a- 
méricaines. C’est une tâche que le Ca- 
rada ne saurait assumer. 


En troisième lieu, les autorités font 
lremarquer que ce n’est pas l2 semaine 
dernière que le sénateur Robert Taft 
avait, non sans un certain orgueil, dit 
que la loi Taîft-Hartley chassait les 
“rouges” des Etats-Unis vers le Canada. 

On a fait remarquer qu'il y a quelque 
chose de paradoxal dans le fait d’en- 
tendre un législateur américain se van- 
ter que les communistes doivent fuir au 
Canada et un autre se plaindre que les 


communistes quittent le Canada pour 


rentrer aux Etats-Unis. 


Sanctuaire incendié 


Rome. — Un violent incendie a ra- 
vagé le sanctuaire de la madone de 
Vallaro; près de Vercelli. Les nombreu- 
ses oeuvres d'art qu'il renfermait ont 
été détruites, 


Émis 


F 


Tage z 


La Survivance 


Hebdomadaire publié tous les mercredis à 10010-108e rue, 
Edmonton, Alberta 


Fondé le 16 novembre 1928 


Journai indépendant en politique et entièrement con- 
sacré à la cause religieuse et nationale, 


< 


Rédacteur en chef: P-E Breton, o.m.i 
Rédacteur adjoint: S. Pelletier, o.m.1. 


PRIX DE L'ABONNEMENT: Provinces de l'Ouest: 82.00 


par an’ Etats-Unis et Québec: $2.50 par an; Europe. 
$3.00 pur an. 
Organe officiel de ‘L'Association canadienne-jrançaise 


de l'Alberta” 


Autorisé comme envoi postal de 1a deuxième 
classe, Ministère des Postes, Ottawa. 


MERCREDI LE 25 FEVRIER 1948 


L'Association des Educateurs 
bilingues de l'Alberta 


Nous publions dans une autre colonne une 
lettre importante du président de l’Associa- 
tion des Educateurs bilingues de l'Alberta 
(A.E.B.A.), société affiliée, comme on le sait, 
à l'Association canadienne-française de notre 
province. Entre autres événements notables, 
M. Maurice Lavallée souligne les examens 
de catéchisme de Pâques et de fin d'année, la 
tenu d’un festival de la Bonne chanson à 
Edmonton, en mai, et le congrès général de 
l’A.E.B.A. les 10 et 11 juillet prochain. Cette 
simple nomenclature suffirait à démontrer la 
valeur primordiale de l'A.E.B.A. pour notre 
groupe catholique et français de la province. 


Et pourtant, on semble l'ignorer en trop de 
milieux, notre Association des Educateurs bi- 
lingues a bien d’autres réalisations à son cré- 
dit. De fait, c’est depuis 22 ans que, de con- 
cert avec nos autres sociétés françaises, elle 
se dévoue à la cause de l'éducation. Depuis 
près d'un quart de siècle, nos organismes na- 
tionaux de l'Alberta se sont dépensés sans 
compter à propager, non seulement l’ensei- 
gnement du français, mais encore la doctrine 
catholique dans nos écoles bilingues. Rien 
n'a été épargné pour arriver à ces fins: 
concours de français et de catéchisme; bulle- 
tins mensuels aux instituteurs, publications 
de brochures, fondation de bibliothèques sco- 
laires, visite régulière des écoles, octroi de 
bourses d'étude, encouragement aux études 
supérieures, surveillance des manuels scolai- 
res, démarches auprès des autorités, reven- 
dications en faveur d’une meilleure répartition 
des taxes, instances pour obtenir le respect de 
nos droits dans les Grandes Unités scolaires, 

_etc. Nous ne faisons que rendre justice à nos 
Organismes franco-albertains en affirmant 
qu’ils furent souvent les seuls sur la brèche 
pour défendre les droits des minorités et que 
leur zèle ne le cède à aucun autre, pour la 
cause catholique aussi bien que française. 


Les concours de catéchisme lancés par l'As- 
sociation des Educateurs bilingues, avec la 
haute recommandation de Nosseigneurs l’ar- 
chevêque et les évêques de 1a province, sont 
une autre initiative louable tout à l'honneur 
de l’A.E.B.A. Une fois de plus nos organisa- 
tions franco-albertaines ont eu le mérite de 
tracer la voix à suivre. Aussi, nous he som- 
mes nullement surpris du bel acueïil que l’on 
fait partout à ces nouveaux concours. 


Une autre intéressante réalisation de l'A. 
E.B.A. est celle des festivals. Depuis nombre 
d'années, les festivals français sont en hon- 
neur en diverses régions de la province. Ce- 
lui de 1948, à Edmonton, aura ceci de spécial 
qu’ sera consacré à la bonne chanson. On 
espère avoir d’agréables nouvelles à annoncer 
avant longtemps à ce sujet. 


Enfin, et ce point intéresse particulière- 
ment tout notre corps enseignant, les 10 et 11 
juillet prochain aura lieu le congrès général 
de l’'AE.B.A. La date a été choisie de façon 
à permettre aux étudiants qui suivent les 
cours d'été à l’université d'être présents aux 
séances du congrès. Nous espérons que, cette 
année encore, le congrès de l’A.E.B.A. rempor- 
tera le même succès que la dernière fois. 


En jetant un coup d'oeil sur son passé et 
sur ses activités présentes, on se rend compte 
du rôle primordial joué par l'Association des 
Educateurs bilingues de l’Alberta. Pour qu’el- 
le puisse continuer à remplir ce rôlé, il faut 
que tous nos maîtres et maîtresses d'écoles 
lui apportent leur concours actif et dévoué. 
L’A.E.B.A. est le porte-parole officiel de nos 
éducateurs catholiques de langue française. 
Depuis plus de 20 ans, cette association a 
bataillé ferme sur le terrain scolaire. Sachons 
reconnaître ses mérites, en l’'appuyant de tou- 
tes nos énergies. Son passé est garant de l’a- 
venir. 

P.-E. B. 
ES Ne 


Retournons à ia barbarie 


“Les fautes de composition et d'orthogra- 
phe, la négligence dans l'écriture, la pauvreté 
du vocabulaire, l’inexactitude dans tout cal- 
cul et le manque de logique dans la façon de 
disposer son travail”, voilà autant de preuves 
accablantes contre certaines méthodes d'’en- 
seignement. 

On pourrait croire que cette condamnation 
a été portée chez nous ou aux Etats-Unis, à un 
congrès récent, par des éducateurs qui au- 
raient eu le temps d'y discuter autre chose 
que le coût de la vie, l'augmentation des sa- 
laires et-les pensions de vieillesse. Ji n'en est 
rien, pourtant. Elle vient de la Nouvelle- 
Zélande, elle a été exprimée par une éducatri- 
ce d'expérience qui fut pendant plusieurs an- 
nées directrice d'une maison d'enseignement 
pour jeunes filles, l'une des plus importantes 
du pays, l’'Epsom Girls Grammar School. 

Les dures remarques de Mlle A. L. Loudon 
ont été approuvées par un autre éducateur, 
M. J. Rutherford, professeur d'histoire à l'u- 
niversité d'Auckland. Il a observé, de son 
côté, que les étudiants qui s'inscrivent à ses 
Cours, manquent de préparation. Ils lisent 
sans attention, pensent sans discernement et 
sont très faibles en composition littéraire. “A 
cause d’un tel état de choses, dit-il, nous de- 
vons nous arrêter, dans une classe universi- 
taire d'histoire, pour enseigner aux étudiants 
comment lire, grouper des faits importants 


et écrire une phrase, un paragraphe, un ré- 
sumé ou un essai.” 

En d’autres mots, le professeur d'université 
doit enseigner aux étudiants ce qu'ils auraient 
dù apprendre à l’école primaire-supérieure ou 
High School. ; 

| # * + 

Le témoignage, fondé sur l'observation, de 
l'ancienne directrice du Grammar School et 
du professeur d’histoire, pourrait être confir- 
mé par un bon nombre d'éducateurs canadiens 
et américains. Ils se plaignent, eux aussi, que 
les étudiants d'aujourd'hui ne savent pas é- 
crire, qu'ils ignorent les règles élémentaires 
de la grammaire et de la composition litte- 
raire. Jls en attribuent la cause aux métho- 
des d’enseignement mises en honneur il y à 
environ un quart de siècle. On a commencé 
alcrs à abandonner l’enseignement méthodi- 
que de la grammaire, de l'analyse grammati- 
cale et logique de la phrase, des lois et pro- 
cédés de la composition pour y substituer ce 
que Mlle Loudon appelle des “collections de 
toutes sortes”, des jeux et des drames, des lec- 
tures faciles et divertissantes qui suppri- 
maient l'effort. L’instruction devait devenir 
un amusement perpétuel; l’élève devait ap- 
prendre facilement des choses difficiles. 


Aujourd’hui, en Nouvelle-Zélande comme 
en Amérique et ailleurs, on juge des résultats. 
Is ne correspondent pas aux prévisions, ils 
sont décevants. On voudrait retrouver les 
méthodes délaissées qui, pourtant, avaient fait 
leurs preuves. 


1 s’est toujours trouvé des éducateurs pour 
affirmer que les élèves ne pouvaient acquérir 
une connaissance sûre de la langue sans un 
enseignement méthodique de la grammaire, 
de lanalyse grammaticale et logique de la 
phrase, des lois de la composition littéraire. 
Mais ils passaient aux yeux des novateurs pour 
des arriérés, des retardataires. Aujourd’hui, 
les faits leur donnent raison. Après quatre 
ou cinq années d'étude à l’école primaire- 
supérieure, les élèves ignorent non seulement 
la grammaire, mais ils ne savent pas, ce qui 
est bien plus grave, penser et écrire avec 
ordre et clarté. Ils n’en éprouvent même pas 
le goût. 

É4 % de 

Peut-être avons-nous tort, après tout, de 
penser que la connaissance de la grammaire, 
la précision des mots, la logique de la pensée 
et l’ordre de la composition conservent en- 
core quelque valeur. La propagande ne tient- 
elle pas lieu aujourd'hui de vérité? L’inco- 
hérence de la pensée n'est-elle pas admise 
comme une mode courante? Ne convient-il 
pas d'adapter habilement ses convictions aux 
couleurs du milieu? Le jeu des forces maté- 
rielles ne nous conduit-il pas à la barbarie? 

Quand donc et où a-t-on vu des barbares 
se soucier de la précision, de la clarté, de l’é- 
légance, de toutes les qualités qui font la ri- 
chesse et la beauté d'une langue? 

Non, non. Laissons aux arriérés et aux 
grincheux la sotte occupation de parler de 
grammaire, d'analyse et de composition litté- 
raire. Que notre unique soin soit désormais 
de ne pas être en retard sur l’âge atomique, de 
le devancer même «bar nos prévisions. Au 
lieu du langage vivant, poli et nuancé qui fai- 
sait jadis l'un des charmes des relations hu- 
maines, employons à temps et à contretemps 
les codes de nos techniques modernes. N’en 
oublions aucune. 

Appliquons-nous sincèrement, cordialement 
à devenir des barbares. 

Peut-être le sommes-nous déjà. .. 

S. P, 


TTITTFTFTFYIFES 
En lisant les journaux 
YTTTTYTYFYFXFYS;S = 


L'effort excessif du Canada 


LE DROIT. — C’est un intéressant rapport 
que le comité de la Chambre des représentants 
du peuple américain, chargé d'étudier l’aide 
de Washington aux pays étrangers, a soumis 
samedi. ‘ 

Les auteurs de ce document expriment l’'a- 
Vis que le Canada a peut-être accompli un 
effort excessif en prétant autant qu’il Pa fait 
à la Grande-Bretagne et que les Etats-Unis 
devraient aussi peut-être assumer une partie 
du financement des exportations canadiennes 
au Royaume-Uni. Le comité conseille aux 
pays de notre hémisphère d'être prudents et 
de ne pas chercher à porter un poids trop 
lourd pour leurs forces. 

Nos voisins passent pour d'excellents hom- 
mes d'affaires. Aussi nos gouvernants peu- 
vent en apprendre quelque chose. Il est clair 
que le Canada a trop prêté et donné à la 
Grande-Bretagne. C'est Là une des principa- 
les causes de ses présentes difficultés finan- 
cières. Aussi ferait-il bien de tenir compte 
du conseil que le comité lui donne gratuite- 
ment avec politesse. | 

Cet effort excessif est: également l'un des 
facteurs qui obligent aujourd’hui le gouver- 
nement canadien à restreindre nos importa- 
tions des Etats-Unis. Les conservateurs pro- 
gressistes, qui passent leur temps à la Cham- 
bre des communes, à condamner les restric- 
tions sur les importations américaines, nous 
paraissent oublier que les mesures, dont ils 
se plaignent, sont les conséquences de la poli- 
tique excessive d'aide à la Grande-Bretagne 
qu'ils ont approuvée jusqu’à présent. Ils ou- 
blient, de plus, que ces restrictions ont pour 
but de maïntenir cette politique au détriment 
du peuple canadien. 

——_ 


Le bon citoyen 


L'EVENEMENT-JOURNAL. — Le bon ci- 
toyen est celui qui vit de son travail dans des 
conditions normales qui lui assurent son bien- 
être, sa sécurité et sa tranquilité; le bon 
citoyen est celui qui se rend compte de la por- 
tée de son travail quotidien dans le grand 
oeuvre de l’économie de la nation, le.bon ci- 
toyen est encore celui qui songe à ses sembla- 
bles et qui sème autour de lui de la joie, du 
contentement et du bonheur, Les vertus ci- 
viques qu’il professe ont leur retentissement 
dans la prospérité dont il est l’un des innom- 
brables artisans et qui repose sur l'esprit de 
solidarité qu'il manifeste. 


La Survivance 


L'établissement rura 


Pensons à nos minorités 
agricoles de l'Ouest 


À Par Marc-R. MEUNIER 
Au moment où s'agite à nouveau la 


nous arrive encore ces années-ci de ren- 
contrer au Québec, se décourageaient 
question de la radlo-ouest française, | après un bref séjour. Ce manque de per- 
laquelle suscite presque partout au pays, | sévérance tenait à l'insécurité ambiante 
et notamment dans la province de Qué- | qui semblait les accueillir une fois ren- 
bec, un fort courant de sympathie a- aus là-bas. Au point où il est étonnant 
gissante, il n'est pas mauvais Done ATeNE constater comment, avec si peu de 
que l'on fasse à larges traits l'historique ! direction, l'on en soit venu néanmoins, 
de nos minorités françaises agricoles. |après s’étre arrêté un peu partout, à se 

Rappelons d’abord que ces groupe-|regrouper pour fonder dés paroisses 
ments, très épars en premier lieu surtout 
dans l'Ouest canadien, se sont constitués 
d'éléments venus de la vieille province. 


taines de milles de la province-mère, il 


provinces, surtout en Alberta, et en se- 
cond lieu à cause des énormes surplus 
de population que possèdent en particu- 
lier certains de nos diocèses québecois:| 


En marge de ce mouvement organisé ! 
qui s'opère surtout en direction de la ré- 
gion de la Rivière-la-Paix, nous avons 
été à même de constater qu'il s'effectue | 


de même un important déplacement . 


vers certaines régions des provinces des! 
Prairies et de Colombie canadienne, le- 
quel souffre lamentablement d’une a 
rection adéquate. C’est ainsi qu’à al 
bout de champ l'on entend parler d’un 
certain nombre de familles qui se sont 
orientées vers des endroits où il est! 
certes possible de réussir des entreprises 
agricoles, mais où n'existent pas encore 


des paroisses organisées. Ces familles 
réellement vivantes. Etabli à des Pa s’en vont avec les meilleures inten- 


tions du monde, ne se doutent proba-| 


n'était que normal que l'on sente le, blement pas du tort qu’elles se causent à | 


l a D 3 i { 
Parmi les familles qui partaient ainsi] besoin de se coudoyer afin de surnager elles-mêmes et qu elles causent aussi ; 
des bords du St-Laurent, plusieurs ré- |les vagues successives d'immigrants qui'aux groupements minoritaires Cana- 


arrivaient à tous les ans d'outre-Atlan- 
tique. 

Nos familles agricoles ont pour leur 
part accompli leur devoir en continuant 


pondaient à un instinct d'aventures qui 
les poussait, inconsciemment peut-être, 
à aller étendre dans notre vaste pays 
la civilisation française dont ils é- 
taient les dépositaires. D'autres, en 
aussi grand nombre, s'en allaient Gans 
les plaines de l'Ouest où elles avaient 
{la certitude de trouver des terres d’une 
i étendue beaucoup plus grande que celles 
{dont elles pouvaient s'assurer la posses- 
sion dans Québec et qu'elles enten- 
daient défricher avec beaucoup moins 
|d'efforts. Mais ces mouvements trou- 
vaient leur raison d'être dans une pro- 
pagande intense, à certains moments, 
de missionnaires-colonisateurs, de laïcs 
même qui se vouaient à la constitution | toute la mesure de nos moyens les ef- 
hors des cadres du Québec de fortes forts qui se déploient actuellement pour 
positions françaises susceptibles de]|lobtention d’un deuxième poste de ra- 
grossir au point de constituer des ré-|dio, celui-ci situé dans la province d’Al- 
pliques nombreuses de nos magnifiques | berta, il est non moins vrai que l'on 
paroisses rurales d'ici. On ne manquera l rendra à nos groupements minoritaires 
pas de noter toutefois que cés établisse- ! de là-bas des services encore plus émi- 
ments de colons français se faisaient : nents en leur fournissant de la popu- 
| presque uniquement sur la terre, car se- | lation. Plus encore qu'aux temps héroï- 
lon l'atavisme de notre groupe ethnique, .aquse de l'ouverture de l'Ouest canadien, 
l'on ne devient réellement citoyen d'un | l'élément français des Prairies figure 
territoire donné que par la propriété du : pour si peu dans la situation démogra- 
sol. Les cultivateurs de la province de | phique totale de ces provinces qu'il lui 
Québec l’ont du reste prouvé et le prou- faut nécessairement, pour sa survie, 
vent encore, car ils sont pour la pres- | compter sur de nombreux apports de 
que totalité propriétaires des biens' familles canadiennes-françaises de la 
qu'ils occupent. | province de Québec, apports qui vien- 

Les conditions dans lesquelles se pra- : dront, tout comme autrefois, consolider 
tiquaient ces déplacements de popula-|les cadres des paroisses agricoles déjà 
tion n'étaient pas cependant de nature ‘existantes. Or, ce mouvement de l'Est 
à susciter beaucoup d'enthousiasme au- | vers l'Ouest semble reprendre de sa 
près des colons venus de si loin. L'orga- | vigueur passée. Cela est tout à fait com- 
fs fort rudimentaire parfois était  préhensible, d’abord à cause des im- 
telle que beaucoup d'entre eux, qu'il .menses territoires qui s'offrent dans ces 


tamment celle qui fut responsable de 
notre accroissement numérique extra- 
ordinaire: la grosse famille. Encore de 
nos jours, il n'est pas rare lorsqu'en 
ouvrant les journaux de l'Ouest cana- 
dien, de trouver des photographies de 
familles canadiennes-françaises qui ri- 
valisent très avantageusement avec cel- 
les que tout le monde connaît au Qué- 
bec. 

Maïs s'il y a lieu d'encourager dans 


Contributions versées par nos paroisses 
en faveur de l'Association 


| Nous reproduisons ici pour le bénéfice 


McLennan (versé $100.00).... ‘75.00 
des intéressés la liste des paroisses avec Mearns 25.00 
l'objectif fixé pour chaque centre: 250.00 
Ballater 10.00 
Beaumont (versé $162.00) 75.00 


Bonnyville 
Breynat 

Brosseau . 
Calgary . 


sets (versé $250.00) 


Rivière-qui-Barre . 
Saint-Albert En 


St-Edouard 
Sainte-Lina (versé $29.70) 60.00 
Saint-Paul (versé $300.00).…. 300.00 


60.00 


Donnelly (versé 132.50)... Spirit-River (versé $30.00) .….… 30.00 
Eaglesham (versé $20.00)... 15.00 Tangente (versé $54.50).….. 50.00 
Edmonton: Thérien .(versé $15.00) 50.00 
Immaculée-Conception 200.00 Trochu .........….. Re 25.00 
 St-Edmond .00 Végreville (versé $52.00) 50.90 
St-Joachim (partiel $150.00). 250.00 Villeneuve . (versé $50.00) 50.00 
Faïher (ler versement $100.).. 200.00 VAMY sn tuner se. 100.00 
! : 
ce mes ES on “re Un groupe de Canadiens français 
Ho Vétse 5145.00). ‘0 d'Edmonton-Nord ont versé la somme 
GUY (versé $50.00) 50.00 
a de $40.00. 
Jean-Côté 


Nous sommes assurés que les paroisses 
qui ont montré une belle générosité l'an 
dernier, continueront leur bon travail, 
et que les paroisses qui, pour une rai- 
son ou une autre, n'ont pas fait de 
contribution, se montreront doublement 
généreuses cette année. 


Joussard 
La Corey À 
Lac-la-Biche Mission 25.00 
25.00 
100.00 
50.00 
300.00 
50.00 


..($14.50). 


Lac-la-Biche …... (versé $64.00) 
Lafona 


Peu (versé $64.80) 
(versé $38.00)..…… 


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Edmonton Berney H. Menerd 
78 ave et 104 rue T. Lentz Atmore ÆH. Fisher 

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Bonnyville E. Baril Calmer À. Sidoruk | 


les belles traditions du Québec, et no-' 


| 

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diens-français de l'Ouest. D'abord elles: 
|s'exposent au découragement parce que, 
‘l'ambiance des régions où elles se diri-! 
‘gent n'est nullement faite pour con- ; 
server leurs traditions linguistiques. | 
iSans compter que leurs enfants se, 
‘trouveront dans l'obligation de fréquen- | 
Îter des écoles neutres et non françaises. | 
ÎCe qui revient à dire que dans quelques | 
années, au lieu d’avoir constitué un actif : 


pour nos minorités françaises, ces fa- 


milles, par l’anglicisation à laquelle elle! 
ne pourront pas ne pas succomber, au-; 
lront accru l'importance numérique des, 
groupements d’autres nationalités. er 
pourquoi l'on ne déploiera jamais trop 
d'efforts en vue d'inviter notre popula- 
tion agricole de la province de FRE 
à se renseigner auprès des a 
res-colonisateurs avant de se re | 

1 


vers l'Ouest canadien. Cette précaution 
s'impose ces années-ci, en tout* cas jus- 
qu'à ce qu'on ait réussi à constituer un | 
organisme central de recrutement et de 
peuplement qui soit en mesure de sur- 
veiller, d'orienter comme ïil convient 
la colonisation agricole chez nous. 


| 
| 
ments auquel l’on ne s'arrête pas ar 
samment et qui pourtant peut fournir 
un puissant moyen de consolider et de; 
fortifier nos positions agricoles hors du! 
Québec. A date, ce sont les familles qui 
individuellement ou collectivement nt 
sentent à rompre les liens avec le milieu 
qui les à vu naïtre pour aller prêter 
main-forte à nos groupements français 
de l'Ouest. Cependant il est assez rare 
que l'on rencoutre chez nous des repré-! 
sentants des autres classes sociales qui 
veuillent s'imposer les mêmes sacrifices, 
partager le sort des braves colons. Il s'a- : 
git bien — on l'aura deviné — de nos 

(suite à la page 6) 


| 
Il est un autre aspect de ces déplace- 


Faisons commissions. Portons vali- Î 

| ses, caisses. Livrons paquets, messa- 
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MERCREDI 25 FEVRIER 1948 


A 
peut être dû 
aux reins! 


> 
Chaque goutte de votre sang pass 
à travers les reins une fois toutes Les 
7 minutes, Quand les reins ne 
fitrent pas les impuretés, votre 
organisme s’alourdit. Vous pouvez 
être fatigué et avoir mal à la tête 
vos articulations sont doulcureases 
et vous avez mal au dos! 

Les reins et le foie devamt tous 
deux dépurer le sang, le meñlour 
traitement doit donc akder ces doux 
organes. Les Pilules Dr. Chese pour 
les Reins et le Foie font cela à fond, 
Quand vous ee des Pilules Dr. 
Chsse pour les Reins et le Foie, 
vous savez que c’est un produit sûr 
que les Canadiens prennent depuis 
plus d’un demi-si 

Si vous avez mal au dos ou êtes 
“mal en train”, soigneg vos reine— 
essayez les Pilules . Pour 
les Reins et le Foie. 


Pilules Dr. Chase 


pour les REINS et le FOIE 


Petite fable 


Toto regardant sous l'armoire 

Où dansait un mou flocon blanc. 
Quand, soudain—réveil de mémoire! 
Il interpella sa maman: 

—C'est-il vrai, ma petite mère, 

Ce que dit M. le curé, 

Que l’homme nait de la poussière? 
—C'est la très pure vérité. 

—Mais, alors, c’est un petit frère 
Qui sous la commode se fait. 


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MERCREDI 25 FEVRIER 1948 


3 a ne ee af fa an fe fa of fa a aa ef ee a of of af of on 98 
Roman canadien 


Restons chez nous! 


Damase Potvin 


Reproduction gracieusement autorisée par les éditeurs 
Librairie Granger Frères, Limitée, Montréal 


Le 
D eee eee ee ce Ge fee eee pe pe pepe Re 


de de fe ne ee Sn me sde do ee 
pp hp PE 


Les fêtes de la Baie 
Saint-Paul 


Les fêtes qui doivent marquer le: 
250e anniversaire de fondation de la pa-: 
roisse de la Baie-Saint-Paul se déroule-! 
ront du 11 au 14 juillet, selon ce qu’a: 


annoncé récemment le comité FOR bilingues de l'Alberta, annonce plusieurs événements importants 
j qui auront lieu au cours des prochains mois: ‘ 


sation. 


L'une des principales manifestations : 
sera le dévoilement, dans l'après-midi : 
du 14 juillet, d'un monument du souve- | 


La Survivance 


re me 


_ Association des Educateurs 
bilingues de l'Alberta 


M. Maurice Lavalleé, président de l'Association des Educateurs 


le 20 février 1948 
Bien chers professeurs, 


Le 14 février, malgré le froid et la poudrerie, nous avons tenu 


ee 


| 
| 


Aidez La 


Page 3 


Croix Rouge 


nir qui sera érigé sur la place de l'église.| une réunion de notre exécutif. La Providence nous gratifia d’une 


CHAPITRE XVIII 
Laissons Paul un instant à son travail 
ingrat; quittons les villes, encore brû- 
jantes à la fin de l'été, et allons jouir 
de nouveau de la vie canadienne dans 
les coins où elle s'écoule modeste, indus- 


allait chercher Jeanne, qui lisait la let- 
tre de l’absent. Mais toujours rien de 
nouveau, dans ces chères lettres, tant 
attendues; chômage, inaction, ennui 


Dédié aux pionniers, ce monument aure 
pour principaux personnages Mgr de 
Laval, premier évêque de Québec, qui 
érigea la paroisse; Noël Simard et Pier- 


travail sans rémunération; mais tou- 19, Fi CRPIAr les er pr enerS pions 


jours, à la fin, un mot d'espérance en 


faveur signalée: la présence de S. E. Mgr H. Routhier, o.m.i., évêque 
coadjuteur de Grouard. 

Son Excellence nous exposa les grands problèmes de l'éduca- 
tion catholique, à l'heure actuelle; elle nous fit connaître Îes dan- 
gers auxquels elle est exposée dans les écoles centralisés neutres 


niers; et l'abbé Pierre-Paul Gagnon, et souligna la nécessité du “groupement national”, le seul qui soit 


ATAD 


trieuse et honnête. l'avenir et un autre de remords et de 


L'automne, encore une fois est venu, regret peut-être que le pauvre enfant| 


précipitant les nuits et les faisant lon- | Voulait bien retenir mais qui lui échap- 
gues, Jugubres et glaciales. | pait malgré lui. On le sentait bien à Ja 
pour l'heure, la beauté de la nature ferme, ces lettres suintaient la douleur 
est dans la gamme harmonieuse des ours à goutte; il y avait une larme 
teintes effacées, le tout se confonäent d2nS chaque mot, et l'on en souffrait 
en vapeurs ardoisées et en ombres blon- Avantage. S ils eussent pu au moins 
des, en ce quelque chose d’impalpable et © persuader qu'un jour enfin ce cher 
de lavé, dernier reste de couleur, derniè- enfant serait heureux, mais l'avenir 
re flamme de vie qui s'effacera avec la rembrunissait le présent. 
première bise, le premier flocon de nei-| Les soirées d’hiver ont repris leurs 
ge: nature condamnée et d'autant plus cours à la campagne .La fin d'autom- 
aimée qu’elle est à la merci du premier ne, dans les montagnes du Saguenay, 
heurt de l'hiver. . . Les fleurs ne sont c'est bien déjà l'hiver, tant les nuits 
plus; à peine si quelques-unes, tardives, ‘sont glaciales. Mais tant que n'est pas 
jettent encore un sourire dans les par- venu le premier flocon de neige, le 
terres dévastés; dans les potagers, la décor est toujours agreste quand, le soir, 
mort a passé et les plantes inclinent vers les grandes ombres s'étendent, croissent 
le 60] les virgules de leur feuillage am- «et descendert. des collines en longs sül- 
bré. Des feuilles tombent lentement !lons qui enveloppent ia ferme. A l'in- 
comme des larmes. Mais certains géants térieur, les brindilles flambent toujours 
résistent encore dans la forêt et sem-|dans le gros poêle et répandent dans le 
blent frissonner avant de jeter leur lois la lumière incertaine de leurs pé- 


Cercle Saint-Paul 


La journée de l’A.C.F.A. 
rapporte $300.00 


premier curé. ee puissant pour résoudre ces problèmes. Nous remercions bien 

cordialement Son Excellence de ses précieux conseils et de l’inté- 
rét profond qu'elle porte à notre A.E.B.A. Nous voulons bien l'as- 
surer ici de la collaboration franche et entière de tous les profes- 
[seurs canadiens-français de l’Alberta. l 


Voici quelques dates qui vous intéresseront: 
19 mars: examen de catéchisme de Pâques. 
_ 4 juin: examen final de catéchisme. 
10 mai: date probable du festival de la Bonne Chanson, à Ed- 
monton. 


Lundi, le 16 février, nous avions l’im- 
mense plaisir de revoir parmi nous, no- 
tre visiteur d'écoles, le R.P. Adélard 


Berthold. Accompagné du curé, il fit la 


visite de notre école séparée dans l'a- : , 
Hrés-niel I fut enchanté des bons 10 et 11 juillet: Congrès de l'A.E.B.A. 


Voici une décision qui concerne les grades 10 et 11: toutes les 
SE as Li copies des différents sujets de l'examen français devront être 
A ee n s S:retournées à Edmonton au Comité des Concours de français, tout 
RE P P&TET comme on le fait dans les autres grades. 
français en récréation. Il les encoura- 


gea par ses bons conseils et ses sugges- De l'intéressant congrès de Bonnyville, nous relevons la ré- 
tions pratiques à redoubler d'efforts solution suivante: 

pour la conservation et le progrès cons- “Qu'il soit permis d'enseigner la religion à n’importe quelle heure 
tant du bon parler français. Il assista | du jour.” Pour obtenir ce privilège, on croit que la demande doit 
mardi matin à une courte réunion de | être faite au ministre de l'Education par tous les instituteurs inté- 
l'Avant-Garde où il témoigna encorelressés. Une grande quantité de requêtes, venant des différentes 


Contributions de cinq dollars 
; Mme H. Neveu, M. J.-W. Beaudry, 
Hôpital Ste-Thérèse, RR. PP. Oblats de 
M.-I,, RR. Soeurs de l'Assomption, M. 
Ed. Maïilloux. 


Contribution de trois dollars 
M. I. Fontaine. 


Contributions de deux dollars 

MM. R. Tessier, H Dupré, R. Noël, 
L. Fontaine, El. Hurtubise, J. Belzil, X. 
Plouffe, W. Généreux, A. Doucet, D.-A. 
Gamache, A.-G. Tremblay, A.-T. Bros- 
seau, J.-M. Drouin, L. Fortier, S. Pitre, 
W.-J. Lambert, J.-A. Lapierre, J.-P. 
Décosse, M. Chevrette. 


Contributions de un dollar 
MM. H. Charron, ©. Côté, C. Thérien, 


tits écoliers canadiens-français dans la 
conservation de leur langue et de leur 


d'insérer la période de religion au moment le plus favorable de la 
journée scolaire, dès septembre prochain. 


J.-B. Ayotte, H. Van Brabant, AL Fon- 


taine, H. Noël, J.-B. Longchamps, M. 


monnaie d'or; pareils à ces mortels qui'tillantes ardeurs. Mais au logis de lal$ Nos sincères remerciements au 


Tessier, L. Duchesneau, L. Binette, L. 


ne veulent pas se résigner à l’automne ‘famille de Paul, il plane de l'inquiétude 
de la vie et prétendent garder au moins dans toutes les âmes et, au fond des 
les apparences d'une éternelle jeunesse. iCOEUrs, il y 2 des sanglots . 

Ab! Paul, si, de ton taudis de New- | Comme il est triste, hélas! le foyer qui 
York, il t'était donné d'entrevoir un,se déserte. . . Le foyer, il n’y a que lui 
coin de tes campagnes dela Baie des ‘pourtant pour tenir réunis des éléments 
Ha! Ha! de contempler, par exemple, |de la familie honnête et chrétienne. 
quelques-unes de ces frondaisons à côté S'il s'éteint, tout est perdu ou en voie 
des feuillages morts, tu serais bien ten- }de se perdre. Dans le coeur de celui qui 


L'organisation de la semaine de Fierté nationale dans votre 
école est en marche. .. Je vous souhaite plein succès dans cette 
entreprise dont le but est de favoriser le développement de la fierté 
française chez nos jeunes. 

Cordialement vôtre, 


Père Berthold. 
KO % * 

Nous avons l’heureux plaisir de vous 
annoncer la visite de Mme Comeau, de 
Kamloops, chez ses vieux parents M. 
et Mme Joseph Poirier. Mme Comeau 
était accompagnée de son garçon, le 
Frère Alfred Comeau, omi, qui pro- 


Tessier, N. Blouin, À. Van Brabant, M. 
Chrétien, E. Poirier, P. Fontaine, R. 
Fontaine, J. Berlinguette, E. Lefebvre, 
(H. Hurtubise, Oscar Côté, O. Bélland, E. 
Belzil, À. Chamberland, A. Duhamel, L. 
Gagnon, J, Gamache, A. Généreux, 


i Chas Laïrance, ©. Lafrance, Ch. Leroux, 
revint le 23 dans toute sa gloire. Il est Rod. Lafrance, H. Neveu, L. Plante, D. 


Maurice Lavallée, président 


le bienvenu. 


nonça ses voeux perpétuels au collège 


SPIRIT-RIVER 


+ + + 


Létourneau, E. Basterash, J.-V. Lafran- 


té de te dire, à ce spectacle renouvelé le quitte, rien ne saurait remplacer le |S:jnt_Jean la semaine passée, Mme Co- 


ce, F. Robinson, L. Beauregard, L. Ju- 


dès inégalités de ce monde, que, dans foyer familial, la lampe de famille, les eau et son garçon repartiront ces 
ce moment, tu as si souvent sous les entretiens, les lectures, le soir, après la | jours-.ci. —is s’arréteront quelques jours 


yeux: “pourquoi cette injustice de l'o- 
pulence à côté de la misère de l’autre?” 
Mais là-bas, tu ne sentiras pas le souf- 
fle glacial qui arrivera bientôt de la 
montagne et nous rappellera, à nous, 
que pour les arbres comme pour les 


journée finie. 
O aberration de celui qui le déserte 
sans raison, par caprice! 
CHAPITRE XIX 
Le foyer! c'est vers lui, lui seul, que 
s’envolent toutes les pensées de Paul 


à Wainwright chez Mme Lapierre, soeur 
de Mme Comeau. 
+ %  *X 
Les rangs écoliers ont été considéra- 
blement éclaircis depuis quelques se- 
maines par l'épidémie de rougeole qui 


hommes, la mort donne la grande égali- [durant ces longues journées où il esti circule dans la région, Nous n'avons pas 


té finale. 

L'hiver de l'homme est bien triste à 
côté de celui de la nature. Chez l'hom- 
me, c’est la fin de tout; mais dans la 


nature, on sait que sous les feuilles mor- | 


tes reverdiront de nouveaux bourgeons; 
qu'avant de succomber le vieux chêne 
reverra bien des printemps; on sait que, 
là, la vie s'affirme à côté de la mort; 
dans les sillons, ensablées par la pluie, 
les feuilles tombent, légères, sur le du- 
vet de l’herbe qui paraît fraiche encore, 
tandis qu’auprès de l’âtre, à la ferme, 
l'aïeule aux yeux éteints sourit au petit 


occupé à transporter sur son dos, des 
|pateaux sur les quais et des quais dans 
Le bateaux, de lourds ballots de mar- 
chandises. Paul savait maintenant assez 
Il'anglais pour se dire souvent: “Be it 
inever so humble, there's no place like 
:home”. Quelque modeste qu'il soit, rien 


‘ne vaut ie foyer. 
Ah! comme il l’ 


encore rencontré de cas graves heureu- 
sement, et nous espérons que les choses ! 
retourneront au normal d'ici quelques 
jours. | 
É % % | 

I1 parait que nos malades vont aussil 
de mieux en mieux. M. Albert Guay 
nous revenait de l'hôpital de Mackiin 


aurait aimée la char- |}, <emaine passée où il a subi une opé- | 


rue, maintenant qu’il ne pouvait plus en 


ration assez sérieuse. On nous apprend | 


une fois de la bonne volonté de nos pe- | Parties de la province, nous obtiendront peut-être cette liberté 


Le 17, à deux heures, nous avons eu 
la cérémonie des Anges pour Nellie | 
Jeanne Kleiber, décédée à l’âge d’un 
peu plus d’une année. Office pieux, re- 


5 ee ie à 
haussé par le chant de nos Religieuses | voir lui donnr des nouvelles fraîches. 


Æ + % 


de fonctionner où il se trouve présen- 


et de personnes laïques. Plusieurs au- 
tos se rendirent à notre cimetière ca-: 
tholique où eurent lieu les dernières 


On est toujours sans nouvelles de 
: Jean Philibert: le courrier a-t-il cessé 


; 


binville, G. Robinson, J. Beauregard, H. 
Plante, A. Lavoie, C. Charron, R. de 
Moissac, F.-E. Belliveau, R. Bruneau, 


tement? On a hâte de le lire et de pou- H.-E. Brosseau, D. Carrier, Jos. Carrier, 


A. Dubrule, A. Désaulniers, Alex Drolet, 


Perron, ©. Poirier, G. Plouffe, X. Pré- 
ville, C. Payette, P. Richer, J.-A. Rou- 
thier, A.-J. Tremblay, Aimé Tremblay, 
J.-C. Therien, J.-L. "Therien, J. Van 
Brabant, M. Turcotte, M. McMahon, 
Mme C. Montambeault, Mme J. L'Heu- 
reux: MM. J.-Z. Joly, E. Duchesneau, 
H. Duhamel, J. Blanchette, A. Brassard, 
T.-L. Girard; Mme Marthoz; MM. %. 
Pomerleau, A. Bédard, Ch. Gauvreau, 
P. Germain, Y. Dupuis, J.-J. Théroux, 
E. Roy, A.,Guité, E. Généreux, P. Ju- 
binville, Ph. Joly, Sr., Th. Joly, Ed. St- 
Jean, T. Skitch, R. Landreville, J. 
Bouchard, L. Gamache, À. Lord J. de 
Moissac I. Charron, C. Boudreeult, H. 
Généreux, J. O'Driscoll, J. Tremblay, H. 
Boisvert, M. Hoolahan, T. Théroux, P. 
Duteau, P. Blanchette, E. Boisjolf, A. 
Beauregard. 

M. L. Létourneau: $0.75. 

Contributions de 506 sous 

G. Laramée, R. Berlinguette, R. Ne- 
veu, P, Chamberland, A. Chartier, M. 
Gabriau, A. Hurtubise, Mme C. Des- 
marais, P. Foisy, O. Hébert, A. Malo, 
Louis Plante, Alp. Routhier, T. Ron- 
deau, Albert Joly, C. Paul. 

Contributions de 25 sous 

Mme Drouin, Mme P. Gouin, Jos. Le- 
roux, C. Labrie, F, Hamel, P. Comeau. 

Contributions anonymes: $4.00. 

Contributions totales à la journée: 
$219.65. 

Montant versé au trésorier général 
par le cercle Saint-Paul: 4300.00. 


Organisme nazi 


cladesti 
Vienne. — La découverte d'une orga- 
nisation nationale-socialiste clandesti- 


A. Faucher, T. Frigon, W. Fagnen, G.\ne à Salzbourg, dans la zone d'occupa- 


Foisy, Léon Gamache, E. Gamache, J.- 


Nous avons eu la précieuse visite au | M. Gosselin, D.-0. Hurtubise, C.-O. Joly, 


prières et où fut donné la dernière bé- | Père Paquin, om. le si digne curé de|R- Julien, I. Jubinville, J.-A. Joly, J.- 


nédiction. :Rycroft. Son nouveau “Mercury” lui 


fait honneur; ce n'était pas sans be- 
Soin; son ancien Ford se faisait vieux. 


FO * *X. 


Durant le carême, nous avons le che- 
min de la croix, tous les dimanches. 
après la grand'messe; tous y assistent 


tenir les mancherons: comme il }° 


ses coins d'Eden, la belle Baie des Ha! |... Ge nouveau parmi nous dans quel-|temps de pénitence, sauf le dimanche. 


Ha! aux flots si bleus, irisés. Devant ces 


; images de la patrie lointaine, le pays 
enfant qu’elle berce. Les larmes coulent a Tavatt at CHéné dans Suscréves 
et puis se sèchent. | 


: > ; 1e . «et qu'il habitait maintenant lui appa- 
L'angélus du matin vient de laisséT ,icsait tout à coup opprimant, mortel. 


s'envoler ses notes perlées à travers 12  Gy n'aime jamais plus son pays que 


campagne ajourée, là-bas, au village de ,,,n4 on s'en est éloigné et qu'on ne 
Begotville. L'air est froid, pur et vivi- peut plus y revenir. C'est toujours l'é- 
Sant. Par intermittance, le soleil, tout £ el et irrésistible attrait du fruit dé- 
pâle répand ses ardeurs impuissantes & |fenqu qu'il exerce sur nous; il n'est pas 
travers les nuages qui sillonnent l'é- |} jomme, on le sait, dans tous les| 
tendue: la rosée scintille encore à la 
surface du sol. Le vieux Jacques Pelle- 
tier, avec ses deux grands boeufs roux, 
quitte la ferme et traverse d'un pas 
lent, presque déjà fatigué, la longue 
route que jonchent des paillassons de 
feuilles mortes. 

Cet automne, Jacques Pelletier est 
seul pour les labours; il a été seul, l'été 
dernier, pour les foins et la récolte. Ah! 
le travail a été dur, mais la récolte 
abondante, et aujourd'hui encore, dans 
le sillon qu’il creuse, il sème l'espérance 
pour l’année prochaine. . . quand l'hiver 
aura disparu. 

H à bien vieilli, le pauvre père, depuis 

que son fils. est parti, son cher Paul 
dont on parle si souvent à la maison, plus là. 
à qui i! pense sans cesse, au milieu de| C'était à sa mère surtout qu'il pen- 
ses humbles travaux, quand il tourne |;it et à ce souvenir son coeur se dé- 
la glèbe avec cette sorte de lenteur acti- | ji;ajit. —1 avait plus que jamais l'im- 
ve, et fiait s'entr'ouvrir le sol qui sent | Dression de tout ce qu'il lui avait fait 
frais et bon. Les deux grands boeufs Scuffrir, les déceptions suprêmes qu'il 
roux, au bout du sillon, reviennent SUT |}}; avait causées à l'heure de son départ. 
leurs pas. Vigoureux, ils marchent En |S; mère! mais elle pourrait mourir pen- 
tirant femer dans le joug; leur tête, ré- dant qu'il ne serait pas là, son père, 
Signée, s'incline. L’écume de leur mufle|,usi ,, Jusqu'à ce moment, la possi- 
exhale une fumée qui s'évapore &UX|pjjité de perdre ces deux êtres chéris 
feux tièdes du jour; leurs bons grands pendant son absence ne s'était jamais 
yeux contemplent le sol. A les voir de |, ,écentée à son esprit, comme il arrive 
loin, on dirait que leur corps ondule de |} ceux qui n'ont pas vu la mort frapper 
façon charmante, en leurs mouvements !{çut près d'eux. : 
réguliers et il semble que leur belle robe |. affections familiales veillant de 
brune, marquée de taches blanches, ||, sur lui, apparaissait la douce figure 
s'hermonise aux tons du ciel et de 12 | Jeanne. . . L'aimait-elle comme au- 
terre. .. Et le vieux fermier, tout en {fois sa Jeanne? Oh! oui, il n’en dou- 
peinant, ne sent plus naître en lui cette ;&,it bas; elle l'aimait encore, bien fort! 
secrète allégresse d'autrefois, quand.SOR | Quand donc la reverrait-il? 


flls travaillait à ses côtés. 25 


Paul est parti depuis sept mois déjà. 
Le mauvais temps dure encore. Après 


Les premières nouvelles n'ont pas été 

bonnes, non; et celles qui ont suivi 
la tempête de mercredi les chemins ne 
se sont pas ouverts avant samedi soir, 


n'ont guère valu mieux. Tous les jours, 
à présent, on attendait une lettre qui 

ce qui a permis à un plus grand nombre 
de paroissiens d'assister à la messe du 


signalerait un changement, qui annon- 
dimanche. 


temps et dans tous les lieux, qui ne se 
soit montré sous ce rapport, digne fils 
de notre mère commune Eve. 

Rien comme l'exil durement accepté 
pour nous faire remonter le flot de nos 
souvenirs de la famille. Paul, durant ses 
heures de travail, revoit, lui, jusqu'aux 
inoubliables années de l'enfance. Que 
c'était loin et quelle tristesse ensuite! 
Les parents tenaient, à la vérité, une 
bien large place, dans ses pensées. Leur 
cher souvenir était pour ses heures cal- 
mes et de travail le seul qui fût presque 
du bonheur. 

Quelle place tiennent en ce monde les 
vieux parents et comme on s'aperçoit 


cerait son retour; car on espérait tou- 
jours, à la ferme, le retour de l'enfant 
prodigue. On lui avait même déjà offert 
de l'argent pour lui permettre de reve- 
nir;‘ mais, nous l'avons vu, Paul était. 
trop fier pour accepter; il espérait sans 
cesse en des jours meilleurs, qui ne tar- 
deraient pas. ; | 

Jacques Pelletier, lui aussi, avait es- 
poir en l'avenir de son fils. 

Quand, chaque dimanche, après la 
messe, il se rendait au bureau de poste 
et qu'on lui remettait une lettre qu'il sa- 
vait venir de son fils, son coeur de père 
battait d'espérance. A la maison, on 


& % 

Quelques-uns de nos “curleurs” sont 
rendus , au “Bonspiel” de Olds. Pete 
Reis, Fred Quong, Julien Nobert et Al- 
bert Maynard furent les heureux ga- 
gnants d’une belle couverture de laine. 
M. Julien Nobert a continué à Edmon- 
ton visiter ses parents. . 

Le temps plus favorable permet un 
peu plus d'activité, et nos “curleurs” 
vont commencer leur Bonspiel. 


ques jours. : 

E %k + | 

Nous profitons de l'occasion pour in- 

viter nos paroissiens et amis à la partie 

de cartes qui aura lieu dans notre salle 

paroissiale à l’occasion du dimanche 
“Laetare”, mars le 7, à 8h.30 précises. 


2 
BONNYVILLE 


Une très jolie soirée, au bénéfice de 
notre hôpital et présidée conjointement 
par Mmes G. Ayotte et A. Marcotte, a 
eu le don de plaire beaucoup à un nom- 
breux auditoire qui remplissait la salle 
paroissiale, 


Au programme: Chanson bretonne et 
chanson de l’ancien temps par Mme J.- 
H. Lirette et Lucien Hétu; trois jolies 
scènes par M. J.-J. Baril et ses jeunes, 
scouts qui augmentent sans cesse en/ 
nombre; scènes aussi gentilles par les: 
guides catholiques sous la direction de: 


| 
Mme B. Ouimet, institutrice; puis nn} 


äu vide qu'ils font quand ils ne sont|mMagnifique drame rendu par Mme J.- 


H. JLirette, Mlles Carmen Marcoîtte,: 
Thérèse Ouimet, Rolande Ouimet, A.: 
Gamache, Tétreault, M. Guy Marcot- | 
te. Le drame fut bien apprécié et ap-: 
plaudi. : | 

M. Roger Beaupré, dans un monolo- | 


avec grande dévotion. Le salut du T. S.: 
Sacrement a lieu le soir, après le souper, | 
à la chapelle du couvent, 
t 
| & # *% 
RTS j È aimait | aussi que notre marguillier, M. ae M. Ambroise Chabot fait son carême 
à présent son village de Bagotville avec| Lit est sorti de l'hôpital général et{sérieusement; pas de bridge durant ce 
Nous avons eu passablement de vent, | 
ces temps derniers, mais le soleil nous 


gue comique, sut aussi faire rire l’audi-| | 
toire. Merci à ces bonnes dames, aux 


acteurs et à tous ceux qui ont encouragé 


ces bonnes oeuvres. | 


+ % * 
M. Alfred Muller à été élu par accla- 


mation premier maire de la ville de, 
Bonnyville. Quant aux échevins, nous! 
. Et dans ce cercle des | les connaitrons par le résultat des élec- 


tions aujourd’hui. 


Miracles à l'étude 


Cité du Vatican. — La Congrégation 
des Rites s’est réunie en présence du 
Saint-Père pour discuter sur les mira- 
cles opérés par la bienheureuse Jeanne 
de Lestonnac, fondatrice de l'Ordre des 
Filles de la Bienheureuse Vierge-Marie. 


ACHETEZ A 


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| DES 


| 


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la hâte au 29... 


MAGASIN AMI 


Aussi pouvait-on voir sa figure s'épa- 
nouir au sortir du salut du T. $S. Sa- 
crement, le 22 au soir; il avait même 
préparé sa table avant de partir. Ce 
fut une soirée de victoire pour le Père 
Chabot qui jouait avec M. Paul Hamel. 
L'oncle Phus dût se résigner à son sort 
avec son partenaire. Le Père Chabot 


KE OK # 


Que les parents de Béatrice Fortin 
soient sans inquiétude. Son second bap- 
tême sous le nom de “Bertha” ne va- 
lait rien, car le premier baptême était 
valide. Donc, tout est bien qui finit bien. 


# % % 


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H. Langlois, F.-A. Lambert, J. Lefebvre, 
E. Lafrance, J. Laramée, H. Lapointe, 
J.-A. Lamothe, Phil Lafrance, C. La- 


tion américaine en Autriche, est confir- 
mée officiellement. 


Neuf anciens nazis, qui s'étaient re- 
groupés sous le couvert d'un certain 
“Institut salzbourgeois de l'opinion pu- 


france, J.-A. Marcotte, M. Mailloux, R.! blique”, ont été arrêtés. 


“Je me souviens‘ 


—————————  ——  — ————————— 


Visages du Québec 


Ce superbe orignal a ere surpris par le kodak en plein 
coeur du Parc National, près du Lac des Ecorces, au nord 
de la ville de Québec. Ce parc couvre une superficie de plus 
de 4,000 milles carrés, compte plus de 1500 lacs et une mul- 
titude de rivières. C’est un sanctuaire où la faune québecoise 
vit en toute quiétude. C’est aussi le rendez-vous de milliers 
de sportifs et de touristes, 


Page 4 
FALHER posant de frères présents, la cérémonie 
revêtait un caractère particulier de 
charité chrétienne. Après avoir men- 
tionné la leçon salutaire qu'est la mort 
de l’un des nôtres, Son Excellence mit 


Led LC] 
Funérailles de Roch 
de Tonnancourt en relief la beauté de la doctrine ca- 
tholique du corps mystique qui nous as- 


Nos Chevaliers de Colomb viennent |SUTe une RARE AE TES veNRenIEe 


famille du sang. Selon 
: L la mort | 22 dehors de la è 
es Las Ho Set son habitude, Son Excellence fit appel à 


toutes les bonnes voolïntés pour une vie” 
court. : : 
; : catholique intégrale, une vie vraiment 
Aynal dernier, dès qu'on apprit la sainte et apostolique, le seul remède 
gravité de la maladie de notre frère, eiticace à notre mondes mrlade. 
les frères Conrad Côté et P. Gibeau 
s'empressèrent auprès du malade et 


La Survivance 


Journée d'A.C.F.A. 
à Jean-Gôté 


BIELET 


Dans le désert 
par Camille LESSARD 


| 
| 

Contributions pour l’année financière | 
1947-1948. 

M. Antonio Hétu: $10.00. 

M. Adrien Bessette: $2.05; M. Henri 
Simard: $2.00; M.' Charles Guénette: 
$2.00; M. Elipe Girard: $1.40: M. Roland 
Lavoie: $1.00; M. Henri Boucher: $1.00; 
Mlle Yvette Daoust: $1.00; M. Patrice 


C'est le jour de l’an. Dans les sables 
brûlants du haut du jour et sous le 
soleil de plomb des immensités nues 
‘du sud-ouest américain, deux Indiens 
de la tribu des Navajos, ont arrêté 


| 
leurs chétifs ponies. Les deux braves 


Enfin, précédé de la croix que portait, Brunet: $100; M. Henri Guénette: 


sont enveloppés de la traditionnelle 


BEAUMONT 


Dimanche le 22 février nous avions le 
plaisir de voir à la grand’messe, nos 
nouveaux mariés, M. et Mme Auguste 
Théberge, de Picardville; pour l'occa- 
sion un diner de famille fut servi chez 
Mme Philomène Morin. | 

Parmi nos autres visiteurs mention- | 
nons M. et Mme Donat Maiïlhot, d'Ed- ; 
monton, chez M. Ernest L'Heureux. MM. 
Léo et Maurice Charest, également 
d'Edmonton, chez leurs parents, M. 
Aimée Charest. 

Æ # % 


0 


MERCREDI 25 FEVRIER 1948 
qe 


s'offrirent immédiatement à l'aller con-|le frère Patrice Demers, de nouveau le $1.00; M. Napoléon Bruneau: $1.00; pus sets dont Ass sétasènt Harement. 


h : . . . . i 18 
duire à l'hôpital de McLennan; ce qui cortège funèbre se forma en route vers Alcide Bruneau: $1.00; Anonyme: $1.00; | M. et Mme Aimée Hinse ont eu la 


s’exécuta sur-le-champ. On eut soin|le cimetière. Douze porteurs entouraient 
de prévenir le médecin par téléphone le cercueil: les frères Donat Forgues, 
afin d'éviter tout retard dans un cas que Urgel Limoges, Joseph Tremblay, E-| 
l'on jugeait très grave. Et en effet, douard Simon, Joseph Fillion, Roméo | 
malgré tous les soins requis, notre frère | Desfossés, Arthur et Thomas Dentinger. | 
décédait la nuit suivante. Sylvio Villeneuve, Gérard Doucet, Paul} 

Dès que la nouvelle s'en répandit, | Sicotte et Léo Loïselle. Au cimetière, où 
quelques-uns des frères firent les dé-[l'on se rendit en auto malgré la neige | 
marches pour avertir la famille du dé-|#râce à un chemin tracé tout exprès, le! 
funt dans la province de Québec. L'on 'R.P. Léon Nadeau procéda aux ne 
seit que le défunt, célibataire, laissait | res prières rituelles. 


M. Léo Savard: 80.25. 


iLes chevaux qui n'ont pas l'air ar- 
dents, ni bien nourris, n'hésitent pas 
là prendre quelques minutes de repos, 
[leurs têtes rapprochées en signe d’acco- 
lade. ; 

Les mains des Indiens sont sorties 
ide leurs couvertes pour se tendre et 
se joindre dans le plus grand geste 
ides nations dites civilisées. Ce que ces 
medi à l'assemblée annuelle de la Mu- enfants du Désert se souhaitent? Pro- 
nicipalité No 91; tous les conseillers é- baplement de la pluie pour leurs 
taient présents, M. J. L. Mitchell pré-! . du gibier sur leurs feux... 


Total: $25.70. 
Plus de 300 personnes assistaient sa- 


;champs. . 


douleur de perdre leur bébé, garçon 
nouveau-né. Nos condoléances. 

. M. et Mme Gérard Magnan (née 
Lilianne Goudreau), sont heureux d'an- 
noncer Ja naissance d'un fils, leur 
premier; nos félicitations. 

Æ % % 

Les Dames de Sainte-Anne de la 
paroisse ont encore une fois remis la 
soirée familiale au dimanche le 29 cou- 


dans le deuil quelques frères et soeurs, i 
tous de la vieille province. Dans l'in- 
tervalle, on notifia la Société de Frais 
Funéraires de Peace-River, avec laquel- 
le on fit des arrangements tout à fait 
convenables en l'occurence. Un échange 
de télégrammes avec les members de la 
famille du défunt permit de procéder 
en tout selon les désirs de la famille. 


On fixa la date des funérailles à lun- 
fi matin. La salle du sous-sol de l’é- 
glise, aménagée avec un goût discret, 
devait servir de salon funéraire, et une 
salle attenante, local de la Société, 
permettait d'y préparer un léger goûter 
pour les volontaires qui veilleraient, 
cette dernière nuit, un des leurs. 

Dimanche après-midi, selon le pro- 
gramme tracé, une longue file d'une 
quinzaine d'automobiles où avaient pris 
place des frères tant des places envi- 
ronnantes, comme Donnelly et Giroux- 
ville, que de Faiher, alla à la rencontre 
de l'auto-corbillard au village de Don- 
neïly, sur la route venant de Peace- 
River. Rarement avait-on vu un si long 
défilé dans une occasion semblable. Tous 
se rendirent à la salle mortuaire où une 
foule recueillie attendait. Bientôt, on 
put contempler dans son dernier som- 
meil, une figure qui nous était devenue 
si familière qu'on avait peine à croire à 
sa disparition. Le soir, une affluence de 
frères et d'amis montra en quel estime | 
on tenait ce concitoyen au bon sourire. 

Son Excellence Mgr Henri Routhier, 
membre-fondateur de notre Conseil, 
avait tenu à chanter lui-même le ser- 
vice funéraire; aussi, lundi matin, ar- 
rivait-il à Falher ainsi que notre frère, 
l'abbé Georges Martin, curé de Don- 
nelly. Ce dernier fit la levée du Corps, 
vers 10 heures, en présence d'une as- 
sistance nombreuse et recueilhie. Accom- 
pagnée des RR. PP. Camille Laroche 
comme diacre, Roger St-Jacques comme 
sous-diacre, et Léon Nadeau comme 
prêtre-assistant, Son Excellence Mer 
Routhier entrait au choeur. Grâce à une 
chorale puissante, formée de membres 
du Conseil et dirigée par le frère Joseph 
Choquette, grâce aussi au nombre im- 


| 


{ 


Un dernier merci va à la population} 
de Falher et des paroisses voisines pour ! 
ieur esprit de coopération et leur sym- 
pathie envers le cher disparu. 

Tous garderont en mémoire ces pom- 
pes funéraires en l'honneur d'un frère 


prière du Grand Frère: “Ut sint unum”| 
“Qu'ils soient tous un” afin de la réali- 


ser toujours davantage, puisque c'est |tention de se retirer, les noms de trois | pitié. Une race qui achève de mourir ! 
candidats furent mis en nomination: 


là le signe vrai de la charité surnatu- 
relle, seul palliatif à vos maux. 


= 

Mme J. Si-Martin 

décédée à Legal 

L'une de nos excellentes familles de | 
Legal vient d’être plongée dans le deuil 
par la mort de Mme Jos. St-Martin 
(née Marthe Françoise Calage), décédée 
le 23 février à l’âge de 66 ans. Elle était 
une des pionnières de la paroisse: elle 
s’y maria et y vécut 49 ans. 

Outre son époux, la défunte laisse 
après elle quatre filles et 5 fils: Mmes 
Jules Baert, Albert Lachance et Marice 
Vaugeois, toutes de Legal: Mme Elphège 
Bédard, de Tangente; MM. Jean-Bap- 
tiste, Lucien, Louis, Léon et Benoit St- 
Martin de Legal; 2 soeurs et 1 frère: 
Mme Benoit Baert, de Vimy, Mme 
Marie Morrose, de St-Albert et M. Pier- 
re Calage, d'Argentine. Elle compte aus- 
si 28 petits-enfants. 

Le service est chanté ce matin, à 10 
heures, en l'église paroissiale de Legal, 
par M. le curé R. Bérubé. La maison 


Connelly-McKinley a la direction des 
funérailles. 


sidait et M. Oscar Hettinger agissait 
comme secrétaire de l'assemblée. Après 
la présentation des rapports financiers 
que fit le secrétaire-trésorier perma- 
nent, M. Oscar Patry, on procéda à ia 
nomination des conseillers régionaux 


chevalier, pompes que la seule union des|dont le terme d'office expirait. Pour 
[coeurs a rendues possibles. A l'occasion, la division No 1, M. John Schafers, sor- |éteintes, de grandeurs abattues. C'est 
il convient, semble-t-il, de rappeler la |tant de charge, fut réélu par acclame-|l'écha de la voix d'une race qui fut 


tion. Pour la division No 3: M. Wm Ar- 
low, d’'Alcomdale ayant manifesté l'in- 


M. Duncen Petrie, RR 1 Legal, M. Al- 
fred Massie d’Alcomdale, M. Nick Per- 
rott, de Rivière-Qui-Barre. L'élection 
aura lieu le 20 mars. 

Le même jour, un millier de person- 
nes assistaient aux parties finales du 
tournoi de gouret commencé la veille 


te 
LS 


entre les équipes d’Eastwood, Leduc, | 


Legal, Morinville, Saint-Albert, Utili- 
lities. Bremner ne s’est pas présenté. 

Aux quatre parties de vendredi, Vimy 
10 contre St-Albert 2; Eastwood 10, 
Leduc 3; Utilities 14, Legal 5; Morin- 
ville 7, Utilities 1. 

Aux semi-finales: Morinville 3, East- 
wood 2; Utilities 7, Vimy 5. 

A la grande partie finale, samedi soir, 
Morinville a remporté le premier prix 
contre l’équipe Utilities avec un score 
de 6 à 1. 

MM. Patry et O'Connor agissaient 
comme arbitres. Deuxième prix, Utili- 
ties; le troisième fut partagé entre Vi- 
my et Eastwood. 

Morinville avait vraiment l'air d’une 
ville, avec toute la circulation qu’occa- 
sionna ces deux événements simultanés. 

+ % % 

Mme E. M. Linden, de Minneapolis, 

Minn. en visite chez ses parents M. et 


rant, à cause de la mauvaise condition 
des chemins; la charrue déblayeuse de + 
neige n'a pas encore eu le temps de LEGAL 
passer dans tous les chemins. 
E + + : — | 

Au moment où nous écrivons ces nou- M. Gédéon D:mers mourait à l'hospi- 
velles nous apprenons la mort de Mme |ce de Saint-Albert samedi à l'âge de 88 
Joseph Saint-Martin, de Legal. Mme}ans. Arrivé à Legal il y a 47 ans. il s'é- 
{Saint-Martin est la tante des MM. Val-|tablissait sur une terre è trois milles 
È liée et M. Rosaire Magnan; elle était la | du village. I} laisse trois filles Maine 
fière et grande, un jour, mais que notre | soeur de fau Mme Edmond vallée d'ici [jo Dénérs chez dub demenrait: Mans l 
7e ANSE Se feuênse Fi qe Albert Bilodeau autrefois de Vimy et| 
maintenant de Legal, Mme Alphonse; 
Bachand de Joussard. 

Les funérailles avaient lieu mardi 
matin au milieu d’un grand concours de 
parents et amis. A la famille nos sincè- 
res condoléances. 

SO + 

Paul Dubé ct Walter Van de Walle 

se rendaient avec un groupe de jeunes 


‘des papooses dans leurs huttes. .. la 
‘miséricorde du Grand Manitou pour 
ceux qui partiront pour le pays des 
chasses éternelles durant 1948... Que 
-Sais-je? Sous le ciel pur du désert leurs 
voix résonnent en un étrange écho. 
Un écho d'orgueil brisé, de prouesses 


| 
| 


| 


de faim, de froid, de manque de soins, | Los Angeles 
d'hôpitaux, d'écoles, etc. .. pendant | 

que, pour faire les généreux, parce que | —— ; . 
:ça parait bein, on va au secours des' Un malade à qui le médecin refusait 
étrangers. . . qui le méritent sans dou- de la morphine, tua le médecin et se tua 
te. .. mais est-ce que la vraie cha- lui-même avec un revolver. 

irité ne commence pas chez soi... + + *# 

quand même cela ne donne pas autant | Les villes qui le grand 
ide. publicité? : Angeles se touchent. s mêmes rues ; de ; - 
te souhaits formulés d'une voix les traversent, portant la même série |des a ne ee nn 
isans vie, en ce premier de l'an, sous de numéros et le même nom. Il arrive |rection de M. ar D 
ice beau ciel de désert, les deux Indiens Chaque jour des lettres dont l'adresse |Suivre une série . es A 
icontinueront leurs routes aux pas €St au bon numéro et à la bonne rue, |techniques nouvelles por 


Fe PET) 545$ ; 6 ille. |du grain de semence. 
sans joie Mais l'expéditeur s’est trompé de vi & ce 


lents de leur monture. .. à : 
dans leur coeur, sans sourire sur leur On les retourne donc, même si le facteur | 
; 


Fe qu'il lui aurait suffi de faire un! De passage à Legal dernièrement le 


1 
petit bout de route de plus, parfois Un jR.P. Labonté de Saint-Albert. Il se spé- 
seul pâté de maisons, pour les remettre |cialise dans l'époussetage”. En visite 
"jà leurs destinataires. Il les aurait ainsi |M. l'abbé Merchant ñe Mearns. 
obligés. Mais ce n’est pas dans les; KE + % 


‘figure cuivrée. .. 
Le 
règlements. Le bureau de poste existe- | À la dernière minute on apprenait le 


ST-EDOUARE 
| it-il pour rendre service ou pour suivre décès de Mme Joseph Saint-Martin. 


Samedi le 14 courant avait jeu l’as- ee règlements? 
semblée annuelle du district scolaire, Æ + % | 
| Labrie. Charles Tessier sortait de char- Un magasin de meubles annonce la {dans un autre. 

;8e- Deux nominations furent proposées: vente de “sièges d'amour”, des “love- | Æ %X % 
: Roger Hamel et H. Plante, mais le pre- ‘seats”, pour trois personnes. Il n’est pas 


Parmi des objets volés qu'on a retra- 
|mier l'emporte par un vote. Ernest Noël étonnant qu'il soit forcé de les vendre |cés, se trouvait un très vieux violon. On 


jet Louis Boutin sont les deux autres ‘au rabais. ‘ l'a retrouvé sur un tas d’ordures. Ima- 
commissaires. ginez la joie de son propriétaire. Le vio- 
E OK *% 


Les nombreux amis de Zenon Joly se 


# 


1 
i 
' 
t 
| 
| 


& + % 


Louis rencontrer leur cinq filles. La fa- ldcute que le voleur ne s'y connaissait 


Mme J.-H. Perras, depuis quelques se- |réjouissent avec lui pour le succès de mille ne s’est pas réunie depuis 1941. guère en matière de violon. Peut-être 
À la famille éprouvée, nous offrons à 


nos sincères condoléances. 


Nouveau protecteur 
Cité du Vatican. — Le pape a nommé 


des conférences Saint-Vincent de Paul. 


maines doit retourner ces jours-ci à son |son opération de la vue. 
foyer américain. Mme Linden s'appelait 


autrefois Mile Rogelle Perras. Elle était 
: naturellement accompagnée de sa peti- 


te fille June qui aura bientôt 2 ans. Sa | 

mère, Mme J.-H. Perras, retenue à l’hô- 
ital j Î it i 

le cardinal Aloisi Marella, protecteur Dies (AÉDUIS des mEnes QoIt en Sortir 


prochainement. 


—_— 


ÎLes cinq filles sont religieuses chez les jaussi s'y connaissait-il très bien. Avec 
Soeurs de Loretto. ces gens-là, on ne sait jamais, 
Une compagnie reçoit 10,000 deman- | 


KO % % 
La semaine dernière Mme Roméo 
iLabrie se rendait à Edmonton pour son : 
examen médical régulier. des d'emploi. Les candidats sont en ma- 
+ {jorité des anciens G.I. On leur demande 
| En cette récente tempête les chemins !C® qu'ils ont fait durant la dernière 
Îse fermèrent mais nous espérons voir 2nnée. Beaucoup répondent: rien. On Nouvelles 
\a charrue de Saint-Paul avant long- 2 Choisit 500 parmi ceux qui préfèrent| M. Armand Chenier et sa mère ont 
Itemps. Quand aux chemins locaux C. itravailler plutôt que de vivre aux dé- donné une soirée. M. et Mme Léo Le- 


“Si vous avez beaucoup de poils dans 


les oreilles, vous êtes un homme”, dit 


un médecin. 


l 


ES 


M. et Mme E. Tighe s'en vont à St-!llon était un Amati valant $70,000. Sans | 


Les affaires de 
tout le monde 


par 


ape 


Beaucoup d'hommes com- 
mettent l'erreur de se con- 
sidérer suffisants àeux-mêmes. 
Nous dépendons tous les uns 
des autres, dans une certaine 
mesure, quand il s'agit de 
gagner notre vie. Si habile 
qu'un homme puisse être, il 
ne peut atteindre son maxi- 
mum de succès sans relations 
harmonieuses avec ses com- 
pagnons de travail. 

Cela suppose un esprit de 
coopération et de bonne vo- 
lonté, un intérêt aux idées et 
aux méthodes d'autrui, de la 
tolérance quand il y a diver- 


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depuis le siècle dernier, ainsi que di | familiale au ne on. tit 
verses prophéties et prévisions. L'auteur | p e église. 


étudie les textes en regard des événe- + 0 

ments présents, en particulier du com- | né DeSnoyere, ner ae 
munisme. C’est une jolie brochure de 24 | P'1® Passait la fin de semaine à Saint- 
pages, en vente à la Librairie de l'Action‘ Fou sine Fete FRE UE Dee 
catholique, 1, Boulevard Charest, Qué- ,“P'ÉS S'être rendue à Morinville. 

bec, et chez l’auteur aux Trois-Rivières, | 
PQ. Prix $0.20 l'unité, $2.00 la douzai- | 
ne. ! 


Pr 


ee 4 


Prends l'étoffe d’après la lisière et la 
fille d'après la mère. 


A ————— | 


_ Caisse populaire de Saint-Alhers 


Rapport financier pour l'année 1947 


Revenus Dépenses 
Parts sociales $14,942.21 Parts sociales $ 6,483.05 
DÉDORS nn eons 74,917.24 Dépôts + 65,111.87 
Prêts remboursés 28,065.17 Prêts consentis 31,910.00; 
Intérêt perçu 1,554.19 Intérêt sur dépôts ……. 3-25 
Amendes 8.20 Dividendes (1946) . 545.50 
Entrées 8.00 Placement sireeses 522.82, 
[Divers 33.88 Dépenses de bureau … 25.82; 
Int. sur placement 35.68 DIVÈTS:. summer 
Education : ‘ 
Assurance sur prêts … 164.96! 
Loyer, lumière, chauffage 75. 
HONOTAITES 110.00! 
$119,564.57 
: $105,187.06 
En caisse, 31 déc. 1946 6,734.91 | En caisse, 31 déc. 1947 
$126,299.48 | ‘ $126,299.48; 
BILAN 
Actif (ce que nous avons) Passif (ce que nous devons) 
Prêts en cours $28,506.88 | Parts sociales $35,316.29 
Fonds de réserve … 372.20 Dépôts 14,540.02 | 
Caisse centrale 832.68 Education 72.75 | 
Bons gouvernement 1,099.50 : Fonds de réserve 620.36] 
[En caisse 21,112.42 | Profits à diviser 874.26 
$51,423.68 | $51,423.68 | 


Quelques statistiques 

Prêts consentis depuis juin 1944: $91,427.20. Nombre de mem- 
bres: 160. Déposants: 31. Emprunteurs: 33. 

Saint-Albert est la première caisse en Alberta à offrir à ses 
membres le service de chèque. Ce service fut organisé en avril 
1947. et nos membres peuvent avoir leur compte courant dans leür 
caisse et consolider ainsi toutes leurs transactions financières. Nos | 
prêts et épargnes sont assurés ét les. membres peuvent placer: 
leur assurance d'automobile par l'entremise de la Ligue des Cais- 
ses de l'Alberta. | Fe 


{ 


Ivasseur, leurs visiteurs d’'Edmonton, 


| pens de la Nation. 
| 


| Les accidents de la route en Califor- 
[nie ont fait 8,820 morts et ‘75,144 blessés 
‘en 1946. Dix mille de ces accidents 
létaient dûs à l’usage des boissons fortes. 
| La “Banque de sang” de Los Angeles| La famille L'Heureux a fait de gran- 
envoie de temps en temps ses employés lées. noces au club des dames à Ingle- 
[dans les environs. Elle peut se procurer | wood. Les L'Heureux sont sept frères et 
lainsi 151 pintes de sang pour les 2,000 une soeur ici. 

Idont elle à besoin dans ses hôpitaux de 
vétérans chaque année, 


Mme Julienne Roy, M. et Mme Roméo | 
Farrell et Bertha Chevigny étaient pré- | 
sents. 


RO %X 


+ %k % 
Le sept février nous avons eu notre 
danse canadienne. 


| 


# 3 

Ca va bien de ce temps-ci. Il naît ser 
bébés à la minute aux Etats-Unis. L'an 
idernier, on en a compté 3,750,000 nou- 
veaux. Un record. C'était le chiffre de 
a population du pays en 1790. Plu- 
isieurs s’en réjouissent. D'autres gro- 


R. Thibaudeau 
| 


[En ER Ils disent qu'on ferait mieux de 
s'occuper des bébés qui existent déjà 
[plutôt que d'en faire venir de nouveaux. 
Comme si les deux choses étaient in- 
compatibles, 

On peut ici voir chaque jour des films 
français, tantôt dans un cinéma, tantôt 
ne 


Bonne récolte de blé 
en France 


semence de blé cessera d'être au premier 
rang des produits dont le besoin est 
21,112.42 pressant lorsque le plan d'aide à l'Eu- 

rope commencera à fonctionner. L'esti- 
mé de la récolte de cette année est de 
7,000,000 de tonnes: Ia récolte de 1946 
ne fut que de 3,200,000 de tonnes. 


AGREABLES POUR . 


mr 


CHEZ NADON 
pour vos montres, bijoux, bagues, 
ants et cadeaux. 


Nous sommes agents pour les 
fameuses montres — BULO- #& 
VA — OMEGA — ROLEX — * 
TISSOT — WESTFIELD — 
MDO — MULTIFORT. Et 
aussi les bagues à diamant 
Te “BRIDAL WREATH"” vs. 
“FORGET:ME-NOT”, 


rm 
me 


OI ST. 


JASPER 
] LENS be 


FERD NADON 
10115“102e rue (En face de le Bas). 


CADEAUX UTILES ET. 
TOUTES OCCASIONS 


Vins italiens importés 
en France 


Paris. — Le gouvernement français 
vient de décider l'importation de vins 
italiens, afin de faire baisser ls prix 
des vins franeris. Les-vins importés se- 
ront mis en vente à des prix taxés et un 
sévère contrôle s'exercera pour éviter 
leur “naturalisation” en France. La pre. 
mière tranche de ces produits sera livrée 
par l'Italie dans la deuxième semaine de 


mars. 
1 dedans ou 
dessus 


| 


Î 
i 
| 


| 
| 


‘MAGIC 


134 tasse farine 1. à soupe 

26 tasse lait shortening 

X c. à thésel 6 c. à soupefro- £ 
mage râpé 


2 c. à thé Poudre à Pâte ‘Magic 
(Lorsqu'à moitié cuite, placez un 
carré de fromage sur Ia brioche é 
pour plus de saveur) ê 
Tamisez ensemble 
les ingrédientssecs 


et incorporez le 
shortening. M6- 
langez-y légère. 
ment le fromage, 
puis ajoutez le 
lait peu à peu. 
Abaissezsurplan- 
che enfarinée à 
pouce d'épais- 
seur. Éécoupez 
avec potit em- 
porte-pièce à 
brioches. Cuisez 
à four chaud 
(475°E.) 12 à 15 
minutes. Don- 
ne 12 brioches. 


Ferd. 
NADON 


Bijoutier 
10115 - 102e rue 
Œn face de la Baie) 


EDMONTON 
RC Em 


V OS REPARATIONS 
DE MONTRES ET DE 
BIJOUX AURONT UNE 
ATTENTION TOUTE 
SPECIALE SI VOUS LES 
ENVOYEZ CHEZ 


—NABON— 
SE 


Nous achetons le vieil 
or—vieux boitiers de 
montre—Bagues—Dents 
en or—Chàines de mon- 
tre, etc. 


MERCREDI 25 FEVRIER 1948 


SR de dd 


Deuxième concours de français! Collège Saint-Jean 


tenu en Colombie cette année 


Conditions du concours de 1948 


Le Comité de la Fédération canadienne-française de la Co- 
jombie annonce le second concours de français pour les enfants de 
ja Colombie. Cette année avec huit cercles organisés nous espérons 
voir une plus grande concurrence que l’année passée. Puisque le 
pius grand nombre des centres n'ont pas d'école ou de classes 
régulières, le concours provincial devra suivre les mêmes règles 
que pour le CONCOUrS de 1947. 


Suit un plan. du concours: 


Le Comité recommande l’organisation d’un concours dans tous 
tes cercles locaux; puis les lauréats prendront part au concours 
provincial lors du congrès. L 


1—Il y aura trois groupes de concurrents: a) de 6 à 8 ans; 
p) de 9 à 12 ans; c) de 13 à 16 ans. 

2_—Le trésorier de la Fédération enverra au cercle local $5.00 
comme prix pour chacun des groupes où il y aura au moins cinq 
concurrents. 

3_Envoyer les noms et âges des concurrents au Comité avant 
le ler juin. 

| 4—Les cercles locaux nommeront leurs juges ou examinateurs, 

et règleront la forme de la compétition locale. Le plan ci-dessous 
offre des suggestions. 

5.—Les compétitions auront lieu au #nois de juin. Il est suggéré 
de présenter les prix à quelque cérémonie spéciale lors de la Saint- 
Jean-Baptiste. 

6.—Les cercles locaux choisiront un lauréat dans chacun des 
groupes et ces trois représenteront leur cercle à une compétition 
spéciale qui aura lieu au congrès prochain. Le Comité central paiera 
Jes frais de voyage et de logement d’un seul des trois concurrents 
de chaque cercle qui viennent de loin. 

7—Aûdresser toute communication au sujet du concours à 
Mme Joséphine Paradis Price, 873 Blundell Road, Lulu Island, Van- 
eouver, C.-C. 


Programme suggéré pour les concours locaux 


A—Groupe de 6 à 8 ans. — I. une chanson canadienne. 2. une réci- 
tation. 3. conversation de quelques minutes; sujets: la maison, 

la famille, les vétements, les repas. 

B_—Groupe de 9 à 12 ans. — I. chanson. 2. récitation. 8. lecture 
préparée. 4. conversation, sujets: l’école, les rues, les animaux, 
le parc. 

C.—Groupe de 13 à 16 ans. — 1. chanson. 2. récitation. 3. lecture 
préparée. 4. lecture non préparée. 5. conversation; sujets: le 
Canada, les pionniers, l’église, les héros. 

Dans les cercles où il y a une école avec enseignement régulier 
de français, il est suggéré de faire un concours éliminatoire par 
grades, basé sur le programme d’étude ou sur le travail de l’année 
scolaire: puis sous les auspices du cercle local, un concours local 
suivant les groupes et programmes À, B et C ci-dessus. Les lau- 


Le dix-sept février avait lieu au 
collège Saint-Jean l'oblation perpétuel- 
le du Frère convers Alfred Comeau, ©. 
mi. Le Frère naquit le dix-sept novem- 
bre 1917 à Chauvin. Mais il ne connut 
pas longtemps ce petit village. Ses pa- 
rents, M. et Mme Léonard Comeau, dé- 
ménageaient en 1924 à Rivière-qui-Bar- 
re. Là, le Frère fit ses études primaires. 
En 1934 il faisait son entrée au collège, 
connu alors sous le nom de juniorat. 
Paisible, mais rude bûcheur, le jeune 
étudiant se destinait au sacerdoce. Ce- 
pendant, après quelques années de ce 
dur labeur, la santé se mit à défaillir, 
et notre beau jeune homme dut quitter 
le juniorat en 1938 pour rejoindre ses 
parents rendus depuis peu en Colombi 
canadienne. 

Deux ans s'écoulèrent sans beaucoup 
d'amélioration. Alors, prenant sur lui- 
même, Alfred fit un grand sacrifice: il 
renonça au sacerdoce et décida de faire 
un frère convers. C'est pourquoi nous le 
voyons, en 1940, à Lebret, Saskatche- 
wan, occupé avec la même inlasable ar- 
deur, à faire son noviciat. En 1941, il 
prononça ses voeux temporaires, et| 
l'obéissance le place immédiatement à| 
Prince-Albert, surveillant des orphe- 
lins, sous l’autorité du Père Brueck, o. 
m.i. Après un stage plus ou moins long 
à Saint-Paul, au lac Sainte-Anne, ie 
Frère revient à son Alma Mater pour y 
rester jusqu'à date. Six années de voeux 
temporaires étant écoulées, l'appel des 
supérieurs étant donné, le Frère, après 
une retraite de huit jours à St-Albert, | 
se donna définitivement et entièrement! 
à Dieu, à son service dans la congréga- | 
tion des Oblats de Marie-Immaculée. 

Parmi l'assistance, sans compter les 
nombeux cousins et cousines, l’on re- 
marquait surtout la mère de l'élu. Fière 
de donner son fils à Dieu, elle remercia 
celui-ci d’avoir daigné choisir l’un de 
sa famille. . 

En plus des Pères de Saint-Albert, 


A 


réats des trois groupes seraient ainsi choisis pour représenter le  d'Hobbema et de Saint-Joachim, s'é- 


cercle au concours provincial. 


Programme pour le concours provincial 

Le concours provincial aura lieu au congrès prochain en 
septembre. 

Les cercles locaux seront représentés par un seul concurrent 
dans chacun des groupes À, B et C ci-dessus qui aura pris part au 
concours local. 

Le programme du concours provincial sera: 1. chanson cana- 
dienne, 2. récitation. 3. lecture non préparée (excepté dans le 
groupe À). 

Le Comité central nommera les juges. 

Ce communiqué est adressé au président des cercles locaux, 
qui est prié d'assumer la responsabilité de le faire parvenir à tous 
œux ou celles qui se chargent de l'enseignement des enfants de 


leur cercle. 
TANGENTE 


Vendredi, le 20 février, fut baptisée 
Marie, Amanda, Simonne, née le 4 fé- 
vrier, onzième enfant de M. et Mme 
Joseph Gillon. Les parrain et marraine 


COURS PRIVES 
GAGNEZ DE L'ARGENT à domicile. Fai- 
re de l'ergent à temps complet ou par- 
tiel. Apprenez à faire des bonbons à la 
maison, et gagnez tout en apprenant. 


Cours par correspondance, Institut Na- 
onal de Confiserie Enrg, Bureau de 
Fe Delorimier, Case 152, Montréal 34, 


| 
Î 
| 
i 


| 


taient fait un devoir de venir célébrer 
le nouvel oblat, les Frères Boisgontier, 
Guibert, Cornil, B. Vachon, Vachon, 
Grenier, Prévost et Dumas. 

Pendant la messe célébrée par le Père 
Edmond Douziech, o.m.i, cousin de l’é- 
lu, la chorale du collège fit les frais 
du chant sous la direction de M. Guy 
Voisin, étudiant en philosophie. Le Père 
Georges Chevrier, avec sa voix grave et 
puissante, toucha nos âmes par le chant 
des versets du traditionnel cantique 


! “Sacrifice d'amour”. Après l'évangile, le, 


célébrant donna le sermon de circons-, 
tance. Ayant fait une brève historique ! 
de la vocation du Fr. Comeau, il expli- 
qua la portée et la signification d’une 
oblation perpétuelle. 

A la communion, agenouillé devant 
le Saint-Sacrement tenu par le célé- 
brant, le Frère convers lut sa formule 
consécratoire. Après une minute, tout 
était consommé. Le divin Maitre des- 
cendait dans l'âme du privilégié et en 
prenait possession. La messe terminée, 


om dt 
D 


La Survivance 


D 


Organisée par le cercle d 


en la salle Saint-Joachim 


le dimanch 


Whist et bridge (beaux prix 
chant et 


Cette soirée est organisée afin de constituer une bourse 


d'étude en faveur d'une élève 
(High School). 


Club La Salle 


(Immaculée-Conception) 

A une récente réunion tenue dans la 
salle paroissiale, les membres du club 
des jeunes avaient le plaisir d'entendre 
une causerie instructive et intéressante 
par M. André M. Déchène sur la modé- 
ration dans l'usage de la boisson en 
particulier chez les jeunes. Il va sans 


dire qu'un bon nombre. de sages con-|. 


seïls ont été transmis par l’orateur sur 
cette question angoissante qui attire une 
attention spéciale non seulement de nos 
directeurs religieux mais également de 
nos chefs laïcs. 


Après la causerie, une courte repré- 
sentation de magie fut donnée par M. 
Paul Coglan, un jeune étudiant, qui d'a- 
près la démonstration qu'il a présentée, 
fait preuve d’un talent véritable dans 
cette ligne de divertissement. 

I1 y eut aussi quelques numéros de 
chant et de musique et la soirée se ter- 
minaïit, selon l'usage, par un goûter. 

La retraite annuelle des jeunes de la 
paroisse commencera jeudi le 26 courant 
et se continuera jusqu'à dimanche ma- 
tin alors que le clôture aura lieu par la 
communion générale à la messe de 9 
heures. Un déjeuner sera servi dans la 
salle paroissiale à l'issue de la messe. 


Pères et Frères visiteurs, les parents et 
amis du nouvel oblat. 

Au cours de l'après-midi, une joute 
de hockey s'organise entre la Versifica- 
tion et la Syntaxe. Les versificateurs 
durent lutter longtemps et vigoureuse- 
ment pour remporter la victoire. Pet 
s'en fallut qu'ils ne se fissent rosser. 

Une heure de vues cinématographi- 
ques est venue répandre le calme dans 
les esprits. L’on nous fit voir des “Pein- 
tres de Québec”, on nous montra l“E- 
cole du Meuble de Montréal” et enfin 
le “Festival musical de Winnipeg”. Au 
point de vue de renseignements on ne 
peut désirer mieux.  ” 

À cinq heures et demie, cérémonie 
spéciale. Le Frère Comeau entra à pas 


lents dans la chapelle, portant dans ses 


mains une éclatante couronne de fleurs. 
Il s'avança vers la balustrade, se dirigea 
vers l'autel de la sainte Vierge et y dé- 
posa son trophée. Les harmonies du 
cantique “Prends ma couronne, je te 
la donne”, dont le Frère Comeau lui- 
même chanta Jes couplets, égaya les 
ondes de la chapelle. Suivit une béné- 
diction solennelle du Saint-Sacrement, 
présidée par le Père supérieur qui, à 


VOOODOOOOOODOODODODODODODODODODOS OOÉOOOOOODOOOOVODEDTORSSS 


Partie de cartes 


Entrée: contribution volontaire. 


‘furent M. et Mme Emile-L. Poiron, de |on conféra à l'oblat les signes extérieurs 
 St-Fabre, Manitoba, représentés ici par|de sa consécration: la croix, le scapu- 
‘Julien et Louise Gillon. Nos félicita-|laire et le livre des Constitutions et 


Huile de charme No 106 


PARFUM PUR D'ORIENT 


re fait la lecture d’un acte de 
| consécration de tous les Oblats à la 


à le fois exquis et durable. 
Tout votre entourage sera 
thermé par ce parfum qui 
se dégage de toute votre per- 
sonne. Boutelile 1 dr. $1.08 
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nospitalité. : “Tower’s”, 


sl 10432, avenue 
Jasper, ‘Edmonton. : .:: | 


LA 


TRAVAÏL DE FERME DEMANDE. 


classifices ||! 


tions aux heureux parents. 
ER + + 
Lundi le 23 février, la famille de M. 
et Mme EÆlphège Bédard recevait la 


Martin, de Legal. Elle était la mère de, 
Mme Elphège Bédard qui venait de 
passer quelques 
malade. Nous nous associons au deuil 
de toute la famille éprouvée. 

# + # 

Le terrain sur lequel est bâti le villa- 
ge de Tangente, étant la propriété de 
la compagnie du chemin de fer N.AR,., 
il est, par les présentes, demandé à tous 
ceux qui ont loué des lots du dit terrain 
de les acheter, sinon de résigner la pro- 
priété ou de déplacer les bâtisses. La 
majoration manifeste du prix de vente 
des lots détermina une assemblée pu- 
blique de la paroïsse à protester auprès 
de la compagnie afin de réduire ces prix. 
Aù témoignage de plusieurs, le prix de 
vente des lots à Tangente est propor- 
tionnellement supérieur à celui des ter- 
rains des grandes villes. Il ne semble 
ras de bonne démocratie d'imposer à 
toute une population des fardeaux exor- 
bitants. 

| R % % 

La caisse populaire de Tangente 2 
tenu dimanche soir spn assemblée an- 


Les officiers: M. Achille Dumont, pré- 
sident, et M. Maurice Boivin, secrétaire, 
tiennent.à remercier tous les membres 
et les’äutres qui ont prêté leur coopéra- 


Jeune homme expérimenté désire du |tion efficace. Un rapport de la soirée se- 
travail sur une ferme, préférablement |ra donné plus tard. 


Pour prendre charge de ferme. S'adres- 
£er à boîte 55, La Survivance. 


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Quart de section à Dapp, Alberta. 100 
acres sous culture, bon puits artésien. 

Situé tout près du village, en face de 
l'église et de l'école. S'adresser à T. St 

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1000 Watts, 32 Volts, com- 
plet pour éclairage de fer- 
me ou de garage. 


| 


nouvelle de la mort de Mme Joseph St-| 


jours au chevet de la | 


| 


sainte Vierge. 
FR OK % 

Pour la soirée, chacune des classes 
voulut y présenter son morceau. La phi- 
losophie se chargea de l'adresse; lal 
Méthode, d'un interview public avec le} 
Frère Guibert d'Hobbema; la Rhétori- | 
que, d’une récitation intitulée “le Frère | 
convers”; la Versification, d'une say- 
nette, le $100.00; les Eléments Français, 
du récit d'un fait merveilleux chez le 
Frère Antoine; la Syntaxe, d'un drame 
intitulé “le dormeur”’; la Belles-Lettres, 
de “La conversion du Fr. Ieriche, o. 
mi”; et les Eléments Latins, d'un 
chant joué “sur la route de Berthier”. 
Mlle M. Turgeon eut la gentillesse de 
nous chanter, en duo avec son frère 
Bernard, un Ave Maris Stella, puis, en 
solo, deux autres de ses chants favoris. 

Au cours de la séance, le Père supé- 
rieur prit sur lui d'interviewer le bon 
Frère Boisgontier, o.mi., âgé de quatre- | 


Règles des Oblats. 
Le diner réunit au réfectoire tous les 


Conférence française 
à Edmonton 


Dimanche le 15 février un diner inti- 
me fut offert à l'hôtel Corona en l’hon- 
neur de M. Armand Hoog, premier con- 
férencier de la saison à l'Alliance fran- 
case. Les personnes suivantes y assis- 
taient: 

A la table d'honneur, avec M. Armand 
Hoog, avait pris place le comité exécu- 
tif, le Dr D. M. Healy, président, Mlle 
1P. Crévolin, secrétaire, M. R. Walker, 
Mlle G.-Evans, Mile J. MacLaggan, 
comtesse A. Delafeldt, ainsi que Mme 
D. M. Healy, Mile Y. Parent, secrétaire 
Îde l'Association canadienne-française 
de l'Alberta; M. C.- E.Gariépy, échevin. 
Les invités étaient: le Rév. Père V.Gau- 
det, om.i. le Rév. Père Claude Labois- 
sière, o.f.m., Mme L. Jenvrin, Mme %. 
 Jenvrin, Mme G. Dame, Mme L. Fois- 
sier, Mme A. Crévolin, Mme R. Crévo- 
lin, Mle M. Foissier, M. Fauchet, pro- 
fesseur de français à l’université, M. 
Maurice Lavallée, M. W. Glauser, M. 
Jacques Jenvrin, Mme Le Saulnier. 

M. Hoog fit une courte allocution sur 
les problèmes de la France, sur sa re: 
construction matérielle et son relève- 
ment littéraire. I1 nous fit part des dé- 

\sirs de le France d'exporter à l'étranger 
non seulement ses soieries et ses par- 
‘fums, mais surtout ses productions de 
l'esprit, oeuvres par excellence que la 
France a toujours . données abondam- 
ment au monde entier. 

_Le lendemain soir, 16 février, M. Hoog 
parla à tous les membres de l'Alliance 
française à l’amphithéâtre 142 de l’uni-; 
versité. Sa superbe conférence intitulée: 
“Les tendances religieuses, philosophi-' 


4 


pionnier authentique. Dans son style 
concis et Iapidaire, il nous apprend qu'il 
mit trois mois à faire en charette 4 
boeufs son premier voyage de Winni- 
peg à Edmonton; qu'il est resté cin- 
quante ans à Saint-Albert et treize au 
lac Sainte-Anne. Voilà, certes, un exem- 
ple propre à susciter de l'admiration et, 
souhaitons-le, des imitatgurs. 

Ainsi se termina le plus beau jour 
d'une vie religieuse. Les Pères et les 
collégiens souhaitent au Frère Comeau 
de longues années de bonheur et de joie 
dans son dur travail de missionnaire. 


Les femmes se trompent: elles pren- 


d'aimer, —Sainte-Beuve 


vingt-douze ans. Ce Frère est donc un| 


nent le plaisir de plaire pour le bonheur | 


Achetez nos poussins de haute qualité 


Les R.O.P. sired Leghorn et New Hampshire et les Leg- 


Page ÿ 


New-Westninuster 


Notre soirée du 10 février fut un véri- 
‘table succès vraiment au delà de nos es- 
pérances. La spacieuse et magnifique! 
salle Légion retentissait de gaieté et 
d'entrain ce soir-là. La population ca-| 
nadienne-française de New-Westmins-: 
ter s'accroit sans cesse: nous découvrons | 
, de nouveaux venus tous les jours et je! 
puis vous dire qu’ils sont bienvenus. 
| La veillée consistait en une partie! 
de cartes (whist) suivie d’un succulent 
lgoûter offert par le cercle sous la sur- 
jveillance de Mme M. Lse Conseiller, et| 
|d'une danse avec l'orchestre Schawb de! 
Notre-Dame de Lourdes comme musi-! 
ciens. M. P. Marcoux était maitre del 
cérémonies. L'ouverture fut une marche | 
:majestueuse à laquelle tous les couples] 
vieux comme jeunes et jeunes comme); 
vieux prirent part avec beaucoup d'’en-} 
thousiasme et d'agrément. Je puis vous 
affirmer que plusieurs d'entre eux n’a- 
vaient pas eu l’accasion depuis bien des 
années d'exécuter des pas de danse ou 
même de marcher au “tempo” de la 
musique. C'était de la joie et du vrai 
bonheur et bien encourageant pour le 
généreux dévouement de tous les orga- 
nisateurs. | 


LC 
HN CRITIQUE.. 

Nous sommes heureux des re- 
marques qu'on nous fait. Mais 


la critique la plus sévère de 
notre travail, c'est nous- 


mêmes qui la faisons. Nous 
‘examinons strictement chaque 
détail des services que nous 
rendons, que ce soit un service 
personnel ou d'affaire, de sorte 
que sa qualité corresponde au 
modèle que nous nous sommes 
fixé. Nous ne voulons pas at- 
tendre que d'autres nous souli- 
gnent nos fautes. Votre opi- 
nion et vos avis seront bien 
reçus de nous sur n'importe 
quel point de nos services. 


Conrelly-MeKinley 


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Entrepreneurs de funérailles 
Tél, 22222 10007-109e rue 
4 


es Bonnes Amies (sénior) 


e 29 février 


) — Courte séance, saynette, 
musique. 


méritante du cours supérieur 


| 


ST-JOACHIM 


Le RP. À. Boucher, provincial des 
Oblats de Marie-Immaculée, est parti 
i pour un voyage d’affaires dans l'Est. 
&k k 

De passage au presbytère, le R. Père 
Pennec, ancien provincial des Oblats en 
France, qui, dimanche, nous a fait en- 
tendre un magnifique sermon sur la 
‘situation en Europe. 

Dimanche prochain, à la messe de 1ih. 
les membres du club “Alouette” auront 
{leur communion générale. Elle sera sui- 
vie d'un diner-causerie qui leur sera se faisait chez M. Kostfk Zayanc. Mal- 
servi dans notre salle par les Dames ae! Non seulement des visiteurs des cer-| heureusement une température froi- 
Sainte-Anne. La causerie leur sera don- à cles voisins maïs des provinces voisines; | 4 a diminué l'enthousiasme. Et c'est 
née par M. l’avocat André Déchène . avions le bonheur de faire connais- 


Î 


BREVNAT 


| Nos félicitations à M. et Mme Doris 
Daoust (Louise Duperron) qui nous 
annoncent la naissance d'un fils baptisé 
sous les noms de Joseph-Roger. 
KE Ok * 
Samedi dernier, un événement rare 
ici nous apportait du nouveau. Un encan 


De nombreux visiteurs des cercles a- 
voisinants nous ont honoré de leur pré-, 
sence. Merci à tous. 

M. et Mme A. Cheramy, président de 
la Fédération canadienne-française de | 

[la Colombie canadienne étaient des nô- | 
: tres. ' 


| 


encore une terre à vendre. Nous atten- 


portera sur un sujet fort intéressant. |Sance avec Mme L. Doucet, de Saint- | ons toujours de bonnes familles cana- 


Æ 4 % Paul, Alberta, MM. et Mmes Louis Boi- | diennes-françaises pour venir jouir des 
Nous venons d'apprendre avec peine|Vin, D. Boivin et F. Boivin, de ten | antages incomparables de Breynat. 
la mort de M. P.-S. Gaudet, de New-!Sask.; M. et Mme Armand Gaucher de |La grosse tempête de neige qui a couvert 
Westminster, C.-C., père du Rév. Père Coderre, Sask.; Mme Villeneuve, de Ste- |jes prairies n’a pas passé ici. En fait, 
V. Gaudet, om.i, supérieur du collège Rose du Lac, Manitoba, M. et Mme|je crois que nous avons eu notre quota 
Saint-Jean d'Edmonton. I est aussi le Arthur Heppell, St-Pierre, Manitoba; lé neige. Les défricheurs ont ouvert no- 
beau-frère de M. et Mme F. Morin M. R. L'Heureux, de St-Boniface, Ma- |}; route de nouveau et déjà la circu- 
d'Edmonton. Nos plus sincères condo- nitoba; Mme Alida Hébert, Régina,|1tion se fait en auto. 
léances. !Sask.; M. et Mme Hadiey, Saskatoon, ; Quelques-uns de nos hommes de 
\ © 
Mile Resrionde Hamel fe Montre #L |chantiers commencent à revenir chez 
Mme L. Delisle, de Sask. et peut-être 5 4 : 
: leux, avec quelques cents dollars dan: 
encore bien d’autres dont les noms nous leur poche. On rapporte aussi que la 
FRDBRDENT 2 NObTEBTANAFÉBFER, chasse au chevreuil et à l'orignal ainsi 
Une boite assortie d'épiceries fut ga- 


qu'aux animaux à fourrure a été bonne 

gnée au tirage par M. W. Michaud, de | ;u cours de l'hiver. 
Vancouver. À Mlle Raymonde Hamel, 
|4e Montréal, fut offert un corsage 
i d'oeillets comme étant la personne en 
visite du point le plus éloigné de New- 
Westminster. 

A M. L'Heureux de St-Boniface fut 
adjugé la boîte de chocolat donnée au 
cercle par Mme Brissette. Le prix d'en- 
trée fut gagné par Mlle B. Gagnon, de 
i Maillardville. 

Notre prochaine soirée aura lieu le 9 


Western Canada 
News 


CENTRE pour 


Chronique du club 
"Alouette ” 


Sans doute qu'en ce moment nous | mars prochain au “Legion Garden” à 
nous trouvons plus ou moins remis de'8h. p.m. Notre programme sera varié, 


3 


à @ Magazines de langue 
notre excursion en traineau, laquelle :intéressant et amusant. N'y manquez française. 
fut vraiment excitante, Nous remercions | pas; venez en grand nombre et de par- e T A 
Tabacs de ébec. 
encore et toujours Mme Latour chez qui tout. Notre salle est spacieuse et notre de Qu 
la soirée fut si agréablement continuée. : accueil chaleureux. @ Confiseries de qualité. 


Dimanche dernier, l'équipe de gouret | 
du collège Saint-Jean nous & Dane 
13 à 7, mais nous nous reprendrons. 
“Dimanche prochain, à la messe de 11 
heures, nous aurons notre communion ÉnsrpeEss 
générale. Elle sera suivie d’un diner- Cité du Vatican. — La séparation de; 
causerie servi dans notre salle par les|!l’Inde en deux Etats indépendants amè- | 
| Dames de Sainte-Anne. La causerie sera | 1@T& trés vraisemblablement le Vatican 
donnée par M. André Déchène. à constituer une deuxième délégation 
Les nouveaux membres de l'exécutif | apostolique à côté de celle établie dans! 
sont: Président, Joseph Kéroack; tréso- ce pays depuis 1883 et dont le siège fut 
{rière, Yvonne Leclair. Joseph et Yvonne | 'écemment transféré de Bangalore à] 
[remplacent Jacques Barbeau et Léger | Nouvelle-Delhi. 
| Roy respectivement. 
Lorraine Dame, sec. 


La LA L2 e 
Une autre délégation 


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Page 0 


Les caisses populaires établiront une 
assurance-vie pour leurs sociétaires 


Québec. — Le bill 176 qui constitue 
en corporation l'Assurance-vie Desjar- 
dins, à été adopté par l'Assemblée lé- 
gislative, 

L’Assurance-vie Desjardins sera une 
compagnie mutuelle d'assurance sur la 
vie dans le but de promouvoir et de 
sauvegarder les intérêts généraux des 
coopérateurs et des sociétaires des Cais- 
ses populaires. Formée par les prési- 
dents, gérants ou administrateurs des 
diverses Unions régionales des Caisses 
populaire de la province, la nouvelle 
corporation d'Assurance-vie vendra des 
polices d'assurance-vie par l'intermédi- 
aire des Caisses populaires. 


Le premier ministre a fait l'éloge des 
caisses populaires et déclaré que le nou- 
veau champ d'action qui s'offre mainte- 
nant à elles par la présente loi, leur 
permettra de rendre des services signa- 
lés à la famille en répandant l’idée de la 
sécurité, de se protéger elle-même. La 
sécurité sociale, a dit le premier minis- 
tre ne doit pas seulement être basée sur 
le paternalisme d'Etat, mais sur l'ef- 
fort personnel. Les caisses populaires, 
a-t-il ajouté, pourront ainsi faire plus 
pour leurs membres, car l'assurance 
qu’elles vendront pourra servir de ga- 
rantie aux prêts consentis. 


Devant le comité des bills publics 
l'Association des agents d'assurance 
s'est objectée à la clause 14 du bill, qui 
permet à toute caisse populaire Des- 
jardins de représenter ia compagnie 
l'Assurance-Vie Desjardins et de vendre 
de l'assurance-vie au comptoir, M. John 
Gillie Rennie député (U.N.) de Hun- 
tingdon, s’est aussi fait le porte-parole 
des agents d’assurance-vie pour com- 
battre cette clause du bill 


En résumé les agents d'assurance s'ob- 
jectent à ce que les caisses populaires 
vendent de l'assurance au comptoir, 
parce que cela causerait un préjudice à 
leur profession, qu'ils ont toujours cher- 
ché à élever et à perfectionner en exi- 
geant des études et l'obtention d'un cer- 


La Survivance 


pas vendre de l'assurance pas plus que 
les gérants de banque à qui la chose 
est défendue par la loi. A cela M. Du- 
plessis à répondu en faisant remarquer 
que les caisses populaires ne sont pas 
des banques. Leur but est de canaliser 
l'épargne populaire et-non de faire des 
profits. 


Me Fauteux fit remarquer qu'i ne 
s'opposait pas au principe du bill, mais 
seulement à la disposition qui permet 
aux caisses populaires de faire concur- 
rence aux agents d'assurance. À son avis 
l'assurance devrait être vendue par des 
tiers et non par les employés des cais- 
ses, parce que ces derniers n'ont pas le 
temps ni même la compétence de le 
faire. 


—“Je représente ici 1300 agents d’as- 
surance”, a dit Me Fauteux. 


A une question de M. Duplessis, M.| Voici l'aspect que présente une des nombreuses écoles improvisées 
Laurent Létourneau, des Trois-Rivières, | des pays d'Europe dévastés par la goerre. A la place des coquettes 
a répondu que les caisses populaires | écoles d'autrefois, on ne trouve plus que des ruines où en guise 
groupaient 500,000 membres. de mobilier scolaire sont utilisés des pierres empilées. Dans de 
: telles conditions il est bien difficile pour le maitre de faire réaliser 


“On semble”, dit 'hon. Onésime Ga-| je rapides progrès à ses élèves. 


gnon, “redouter l'incompétence du gé- 
rant de la caisse populaire, en matière 
d'assurance. Je dirai que le gérant de 
la caisse populaire, à la campagne prin- 
cipalement, est ordinairement un no- 
taire et à ce titre il en connaît autant 
et peut-être plus que les agents en fait 
d'assurance.” 


La vie rurale aux Etats-Unis 


| Lors de sa récente visite à Montréal, !que américaine qui habite la ville est 
Mgr Luigi G. Ligutti, le secrétaire géné- | en décadence, puisqu'elle a en moyenne 
‘ral de Ja National Catholic Rural Life moins de deux enfants. Comme dans 
Conference of America, a annoncé pour | tous les pays où se manifeste ce phé- 


Il arrive souvent que les gens s'impro- 
visent agents d'assurance du jour au 


Les devoirs qui incombent à tous les 
directeurs de coopératives 


! 
i 
| Les coopératives sont administrées jtains abus que les responsables con- 
:par un bureau de direction élu chaque jnaissent, un membre en devrait jamais 
année et formé de membres auxquels [accepter la charge de directeur sans 
l'assemblée générale délègue ses pou- 'accepter au préalable d'avoir sa page 
voirs. Aucun directeur ne devrait assu- Ispéciale au grand livre, laquelle page 
mer la responsabilité d'administrer la |serait ouverte à tout le monde pour exa- 
coopérative avant d'y avoir bien réfléchi men et vérification. 
et avant d’être intimement convaincu! La très grande majorité des directeurs 
jaurit devra donner toute son attention sont fondamentalement honnêtes, mais 
aux devoirs inhérents à sa charge. Nom- ja rumeur ou les cancans ne respectent 
bre de coopératives se sont vues affu- ;rjen ni personne. La meilleure méthode 
yblées de directeurs qui n'avaient pas pour tuer un canard qui concerne un 
itous accepté leur charge avec la même ‘directeur en ce domaine est bien de 
‘générosité dans Jeurs motifs. Certains Jaisser au membre l’occasion de vérifier 
avaient en vue parfois la politique, les ‘jJui-même, n'importe quand durant les 
affaires, les avantages sociaux — trop heures de bureau, la feuille personnelle 
souvent un intérêt personnel. [présentant les transactions entre ce âi- 
Pour qu’une coopérative marche tou- recteur et sa coopérative. 
Jours dans la voie du succès, elle doit | Les directeurs devraient tenir régu- 
établir quelques procédures bien défi- jièrement leurs assemblées et considérer 
nies en ce qui regarde Je bureau de di- |les affaires de leur coopérative avec plus 
rection. Les meilleurs auteurs en coopé- [d'attention si possible qu'ils ne le font 
ration, dont la pensée est certainement ‘pour leurs propres affaires. 
bien traduite par l'American Institute Les injections régulières de sang nou- 
of Cooperation, nous disent que les di- eau dans un bureau de direction ont 
rrecteurs ne devraient jamais recevoir }},,; bon côté. D'autre part, nombre de 
Îde rémunération, sauf pour ce qui est | 
des réels déboursés d'argent occasionnés |_Gtation dans le changement des direc- 
par leur présence aux assemblées où Par |teurs La valeur d'un directeur, bien 


| 
| 


| 


| 


coopératives n'ont aucun système de; 


Î 


MERCREDI 25 FEVRIER 1% 


un directeur ne devrait pas faire p 
du personnel d’une coopérative. S à 
contraire doit arriver par exception, 
tel engagement devrait être fait avee h 
connaissance complète et le plein con. 
sentement des membres lors d'une a 


‘semblée régulière. Même si le directenr 


intéressé croit fermement que seu] son 
garçon peut remplir la fonction de façon 
satisfaisante, il devra se retirer du dk 
bat et laisser aux autres la TESPONsabi. 
lité de juger. 


Les membres de l'exécutif, les dires. 
teurs, le personnel ne doivent, pour au. | 
cune considération, être intéressés n. | 
nancièrement dans des organisations a | 
mesure de donner des services ou de dis. 
tribuer des produits au même groupe 
formé par les membres de la coopérat. 
ve. Partout où on retrouve cette anoma. 
lie, circule un courant de Malaise, peu 
importe le degré d'honnêteté avec ja. 
‘quelle l’entreprise est administrée 
| Les directeurs, pour leur part, doivent 
; toujours montrer un enthousiasme con. 
ivaincant — c'est ce qui maintient l'æ. 
‘ganisation en vie. Ils doivent avoir foi 
en la coopération. Ils doivent voir « 
lla coopération l'application des mer. 
veilleux principes de justice et de char. 
té. Ils doivent prêcher par l'exemple & 
la parole, car les principes Coopératifs 
sont vrais et sûrs. Ils doivent continuel. 
lement travailler à convaincre tous leurs 
voisins qu'il est de l'intérêt de tous d& 


leur absence de la ferme où ils doivent | tenau, augmente avec l'expérience et, lse joindre à la coopérative et d'y rester 


engager et payer quelqu'un durant cette 
absence. 

Dans les endroits où certains direc- |;embres eux-mêmes. 
teurs doivent participer à la gérance ou | Règle générale, toute personne appa- 
d'autres tâches spéciales, il serait sage 
de soumettre le cas à l'assemblée géné- 
rale des membres, afin d'obtenir au pré- 
alable l'assentiment de tous. 


lendemain. Pourquoi nier au gérant de 


très bientôt la fondation aux Etats- | nomène, la cause en est imputable à son| 1] y à plusieurs méthodes permettant 


jen fin de compte, les meilleurs juges lattachés parce que de l'adhésion de tots 
dans le choix d'un directeur sont les :sortiront des bénéfices réciproques et 


mutuels. 
M. HARDY, agronome. 


rentée de quelque façon que ce soit à | (Coop. Policy and Management) 


is d’ ‘action catholi- 

la caisse populaire la faculté de s’adap- On ou TARN den Fe 
ter et de devenir lui aussi compétent que analogue à celui qui oère chez nous 
nir i { i ’an- 

dans ce domaine? On s'’alarme de la GED ne AIRANE-. une -AHAIe "A 


! nées, la Jeunesse agricole catholique. 
concurrence que feront les caisses popu- û RER 
: re : Il n'a pas caché que les réalisations 
laires. Le champ d'action en matière 


insécurité ambiante. J1 se pose donc de 
ce fait à l'élément catholique des Efats- 
Unis une multitude de problèmes dont 
le plus aigu est le recrutement de son 
clergé. À date, on a puisé abondamment 
chez la classe rurale, mais l'on se rend 


de bien délimiter les services et la ré- 
munération occasionnelle des directeurs, 
mais dans tout cela la plus sûre règle à 
suivre est celle-ci: ne jamais rien déci- 
der dans ce sens qui soit en dehors de 
la connaissance des membres. Le mem- 


| 


d'assurance est illimité dans la provin- | Auébecoises en ce domaine avaient for- 
tement impressionné l’épiscopat amé- 
ricain, avec le résultat que le nouvel or- 
ganisme s'inspi'era dans une large me- 
sure des moyens d'actions adoptés et 
mis à l'épreuve par nos jeunes ruraux. 
Ce n’est donc pas sans une certaine fier- 
té, bien compréhensible du reste, que 


ce et le nombre des porteurs d'assurance 
est loin d'être suffisant.” M. Gagnon 
dit le système que l'on veut inaugurer 
au sein des caisses populaires est déjà 
en vigueur dans les banques d'épargne 
dans plusieurs Etats américains. La 


compte que cette situation ne-peut pas ibre doit toujours être au courant des 
non plus durer, car les familles agricoles | sommes d'argent données ou votées aux 
sont là-bas, tout comme ici même, mi- ‘directeurs. Bien plus, afin d'éviter cer- 


neés par un exode inquiétant. 
*« 
Pensons à nos . .. 


Un réveil s'impose donc. Et comme il 
n'existe pas chez nos voisins d'associa- 


AUJOURD'HUI 


: 


US 


@ “YARME 


me POUR ONE REILLION DE CANADIENS 


tificat de compétence de ceux qui veu- {province de Québec sera la première du 


: : les jacistes verront se propager chez] 
ie. i est; "| Ru : 
ho PP ti Sens ce omIne, Ces puissants voisins du Sud l'idéal 


“La vente au comptoir est une _— qu'ils s'efforcent d’inculquer à notre 
affaire”, à souligné M. Dubplessis, parce! “Le fonds de l'histoire”, dit enfin M.'relève de la campagne. 
qu'il faut encourager les caisses popu- | Duplessis, “c'est que les taux chargés | 
laires qui travaillent à développer 7 0 
de l'épargne populaire et de la contri- 
bution personnelle, 


tion professionnelle confessionnelle dans : 


l 
| 
| 
le domaine rural il s'agit d'en jeter les (suit: de la page 2) l 
bases en commençant par rechristiani- | professionnels, avocats, médecins, den- | 
ser la jeunesse et l'inviter à la fois à |tistes auxquels nos paroisses de là-bas; 
rester dans son milieu. On espère par- feraient un accueil si bienveillant. La 
Pour saisir la pleine portée de ce geste (venir ainsi à fortifier la famille et la |présence de médecins surtout confé- 
par les caisses populaires en matière'qu'on aurait certes dû poser depuis paroisse rurales, les deux piliers de tou- |rerait à bon nombre de nos régions é- 


d'assurance seront tellement bas qu’ils longtemps, il faut savoir que la popula- }{e ciivlisation durable. I1 faut souhaiter :loignées un facteur de stabilité et de 
contribueront à faire diminuer les taux tion catholique des Etats-Unis fait de! 


Suivez l'exemple de plus d'un million de Canadiens qui \ 
: épargnent pour demain... ouvrez un compte à la B de M aujonrd'hui. 
| 


mm — me OR de 0e me me me me me ne mé 088 de nt on m8 me 


BANQUE DE MONTRÉAL 


| 


que cette noble tentative connaisse tout 


Me Fauteux, qui représentait les a- des autres compagnies. Le résultat heu- :plus en plus face à de très graves périls, lle succès qu'on en attend. 


gents d'assurance, prétendit que les gé- 
rants des caisses populaires ne devraient 


Rapport de la caisse 
Du 31 décembre 1946 


RECETTES 
Parts Lésrnnn. S 26,527.14 ‘ 
é 31,514.88 
62,502.89 

Intéréts reçus sur prêts .. 4412.44 


Itnérêts reçus sur Bons ; 
Intérêts reçus (réserve) 
Bons de la Victoire 
Dépôt (Ligue des C.P.) 


689.55 
25.50 
10.000.00 
15,337.50 


Emprunt et intérêts 10,000.00 : 
Propriété 1,234.80 ‘ 
Caisse scolaire 35.13 
DIVETS. mb me Pas 333.35 ! 
$162,613.18 

En caisse . ................ 4,508.18 : 
ae re 5 

TOTAL; 25cm $167,121.36 ! 


Chiffre d’affaires pour l’année 1947 
Chiïffre d'affaires depuis la fondation 


En 1947 l'on a approuvé 130 prêts au total de 
Depuis la fondation — 1939 l'on a approuvé 894 prêts, au total de …..$268,154.48 ‘rent à ces importantes délibérations des 


Le surplus des profits pour l’année 1947 
3% dividendes en 1947 
10, rabais d'intérêts payés en 1947 
Fonds de réserve ................ 
164 prêts courant au total de … 
Capital 
Membres actifs: 476 

Edmond Duchesneau, président 


Rapport du Çomité de crédit 
Prêts agricoles (24) $15,001.00 
Prêts pour taxes (3) 1,050.00 
Pour payer comptes (25) . 4,213.00 
Pour améliorations (36) 25,340.00 : 
Greins de semences, battages, 

etc. (20) 
Achats de terres (7) 
Prêts pour voyages (1) 
Autos et camions (8) . 
Renouvellement 
Total des prêts (124) . 
Prêts retirés (23) $12,552.00 
Prêts refusés (13) 15,645.00 

Officiers durant l’année 1947 
Directeurs—Edmond Duchesneau, pré- 

sident (réélu et prés.) ; J.-E. Roy, vice- 

président; Thomas Frigon, secrétaire- 
trésorier; Jos. Blanchette, Hel. Géné- : 
reux, Albert Doucet, Adrien Gosselin. | 
Comité de crédit —Camille Charron, | 

président; Edmond Desmarais, Ant. i 

Joly (réélu). è | 
Comité de surveillance.—Jules Van Bra- | 

bant, président; Georges Joly (réélu), : 

Arthur Pigeon. j 

L'assemblée annuelle i 
Malgré une température assez rigou- 


| 


4,075.00 | 
5,572.00 | 
75.00 | 


…  8,000.00 
… 72,551.00 | 


4 


9,225.00 :rjer, donna les chiffres du rapport fi- 


imité de crédit, présenta le rapport de let des discussions qu’ils suscitèrent. Le 
iSson comité. 


jreux c'est qu’un plus grand nombre de dont le moindre n’est pas celui de son 
personnes s’assureront.” extinction graduelle. En effet, sept pour 
| ee seulement des catholiques améri- 
a ‘cains vivent sur la terre, alors que cinq 
populaire de Si-Paul :des plus grandes villes en comptent 

.soixante-six pour cent. Cela faisait dire 
à Mgr Ligutti, en guise d’exemple, 
qu’advenant une guerre atomique dont 
les cibles seraient vraisemblablement 


au 31 décembre 1947 


DEBOURSES ces immenses agglomérations urbaines, 
Bars Hanoiie nains ce nn $ 22,636.70 : 5 deux-tiers de la catholicité améri- 
DÉPÔTS rime her cents 34,518.50 |caine seraient du coup anéantis. 
ME A EN 72,403.96, Des Statistiques démographiques ré- 


Dividendes et intérêts remis 1,237.26 | centes révèlent que la famille catholi- 
Dépôts (Ligue des CP.) ÉD RE ne Go non na en à 
Emprunt et intérêts 20,140.15 L BE Hi f 
Propriété 3,846.56 e Ée à IISSCMeR 
Dépenses de bureau 524.75 = 
Salaires et CORMRASIOR Pa 960.00 | apr cale 
Caisse scolaire 35.13 
DIVELS: eus rec AE 188.00! PRES 
! Le rapport du Congrès de 
Boucherville 
$157,044.36 Voilà déjà plus d’un an que se sont 
EN CAÏSS@ 10,077.00 tenues à la Villa La Broquerie de Bou- 
|cherville les premières assises de carac- 
TOTAL: und $167,121.36 tre vraiment national ayant pour but 


de définir une politique d'établissement 
$320,000.00 rural qui sût combler les besoins sans 
… $1,000,000.00 ‘cesse croissants de notre groupe ethni- 
$72,403.96 que. L'on se souviendra que participè- 


— 1939 


$2,672.43 représentants de tous les diocèses fran- 
.$1,298.92 lents de notre vaste pays, de même que 
….$441.24 d'un grand nombre d'associations qui de 
$2,229.92 ‘plus en plus considèrent la colonisation 
$66,591.93 lagricole comme un facteur indispensa- 
$80,395.42 ‘ble à notre survie. 

On eut bien l'intention, une fois clo- 
Thomas Frigon, gérant /ses ces assises, d’en publier le compte- 
. ‘rendu. Par la suite, d’autres besognes de 


cialement d'Edmonton, pour assister à | A à 5 
; : a 
notre assemblée, Présentant le rapport de dr A 


du Conseil d'administration, M. le prési- 


jattentions des organisateurs du pre- 
deni félicita les officiers de leur assi- PSE congrés, au point de les empêcher 


duité aux 20 assemblées de l'année. Il ide donner suite aux désidérata des con- 


félicite le trésorier de son dévouement, a ka : Se Ho. é 
et les officiers sortant qui ont fait du, ee . Ph FPRSANEe dE 
bon Éravail ! re à tous l'urgence de dé- 
; L ; clencher un mouvement de colonisation 
M. Thomas Frigon, secrétaire-tréso- !jntensif par tout le pays, la direction de 
[l'Aide à la Colonisation, sous les aus- 
pices de laquelle s'est tenu le congrès, 
ja procédé à l'impression de ces travaux 


se chiffre à 


nancier. 
M. Camille Charron, président du co- 


[tout est actuellement sous presse et les 
M. Jules Van Brabant, président du premiers volumes sortiront vraisembla- 
comité de surveillance, lut le rapport blement au début du mois de février. 
de ce comité. | L'on ne saurait manquer de se procu- 
Les élections se firent par acclama- rer ce document qui contient, entre au- 
tion, les officiers sortant étant réélus tres choses, des explications pertinen- 
pour un autre terme. tes touchant l'organisme auquel les con- 
Invité à parler, M. Gould, compare les igressistes confièrent le soin de réaliser 
chiffres .de notre premier rapport avec dans la pratique les plans tracés au 
les chiffres actuels, notant les progrès lcours du congrès. Rarement aura-t-06n 
faits depuis, et l'aide que chacun des : pu prendre une vue d'ensemble aussi 
membres en a retiré. Fe des problèmes d'ordre sociologique 
Le RP. Michaud, omi, curé, félicite jet économique qui découlent de l'aban- 
les officiers et les membres du magnifi- don généralisé du sol, et des mesures 


[Cours universitaire d’ 


que travail fait dans la paroisse, et i- | 


qu'on entend adopter pour l'endiguer. 


reuse, environ 200 personnes assistaient ‘cite les membres à augmenter leur ca-1Le rapport révélera aussi certains as- 


à notre assemblée annuelle, montrant 

par là l'intérêt qu'elles portent aux af-; 
faires de la caisse et donnant un grand 

encouragement aux officiers. 


pital à la caisse. 

Comme appréciation, et grâce aux 
bons services du R.P. Leduc, o.mi.,, une 
représentation du film “Sister Kenny” 


pects intéressants de la vie agricole de 
nos minorités françaises dans la plupart 
des provinces hors du Québec, et il dé- 


montrera dans toute son acuité le pro- 


‘ M. le président Duchesneau ouvrit fut donnée gratuitement aux assistants. |blème angoissant auquel doit faire face 


l'assemblée et le R.P. curé récita la priè- ! 
re. Puis le président souhaita la bien- 
venue à l'assistance, ayant un mot spé-. 


cial pour nos distingués visiteurs: le! 


R.P. Michaud, o.mi., curé, et M. Chs 


Grould, assistant-surintendant du dépar-, 
tement des Caïsses populaires, venu spé- : 


Un dividende de 3 pour cent sur les 
parts et un rabais d'intérêts payés en 
1947 de 10 pour cent a été adopté, 

Bientôt nous nous proposons de com- 
mencer le système de chèques. 

Ed. Duchesneau, prés. 
Thos Frigon, gérant 


notre jeunesse agricole ici même. C'est 
lie somme à la fois de nos forces et de 
iuos déficiences, inventaire indispensable 
Aux sociologues et aux hommes d'action. 
lpuisse-t-il connaître une très large dif- 
fusion! 


+ 


Marc-R. Meunier 


Marc-R. Meunier 


La Fr 
ete 
Depuis une dizaine d'années, les uni- 


versités de Québec organisent divers 


professeurs et étudiants étrangers. Les 
étudiants intéressé à suivre l'un ou j’au- 
tre des cours, sont priés de communi- 


quer directement avec le “Directeur des |chelle qui va s'élargissant des mouve- 
iments d'immigration dirigés presque 


| 
| 


| 


Cours d'été” de l'université de leur 
choix. 

Université Laval, Québec — 28 juin 
au 6 août — langues et philosophie. 


Université de Montréal, Montréal — 
28 juin au 10 août — langues et culture 


françaises — tous les cours donnés en!notre jeunesse agricole québecoise dé- 


français. 
Université McGill, Montréal — 


et autres, civilisation (usage obligatoi- 
re du français durant les séances). 

Université McGill, Montréal — 4 juil- 
let au 14 août — cours de géographie. 

University of Western Ontario — ler 
juillet au 18 août — cours de français 
pour étudiants de langue anglaise, à 
Trois-Pistoles, Qué. 


es ms en 


À côté de l’église et de l'école, il doit | rapport émis par M. E. Brisebois, se- 


y avoir une Caisse populaire. C'est une 
oeuvre de rédemption sociale. 
Le cardinsl Villeneuve 


D 


Fa 


w 


ce 


Lo 


a 


Su 


. 


.jeunes professionnels et nos étudiants 
cours d'été ouverts principalement aux'des vocations “missionnaires”, le désir 
[d'apporter à nos braves cultivateurs de 
: l'Ouest le réconfort de leur présence. 


29 | Pour l'avenir le fait français d'un bout 
juin au 11 août — jangues françaises|à l’autre de notre beau pays. 


MESURES A PRENDRE -— EN CAS DE 


BREWING INDUSTRY OF ALBERTA 
—_— 


{progrès insoupçonné. Jusqu'à présent ce | 
isont, pour la très grande majorité, des: 
‘hommes de profession de nationalités 

létrangères à la nôtre qui veillent sur les : : 
raffaires et la santé de nos gens et qui, 
soit dit sans ambages, s'accumulent de 
"petites fortunes. Aussi est-il à souhaiter. 

que se dessinent ces années-ci chez nos | } 


au service des Canadiens dans toutes les sphères de la sie depuis 1817 


AC8IF 


Li 
harnais et Licous 
NOUS AVONS EN MAIN UN BON ASSORTIMENT DE 
LICOUS ET HARNAIS —— AU COMPLET ET EN PAR- 


TIE — DE QUALITE GUARANTIE, À DES PRIX 


RAISONNABLES. 
Alors que recommencent sur une é- a 


entièrement vers nos vastes plaines, il 
est temps que l’on se réveille ici à Ja 
nécessité de s'emparer du sol partout 
où il est possible d'établir des parois- 
ses françaises. Car non seulement crée- 
ra-t-on ainsi de nouveaux foyers pour 


Harnais avec traits à 3 
plis, acculoires de 1 1/8 
et guides del 1/8 

S62.00 


sireuse de s'établir, mais on consolidera 


Tannage pour clients:— 


de peau, de lisières de 
cuir, de cuir à semelles 


Marc-R. MEUNIER de croupon. 


SR Et 
D -12 RTL 9 A 


RTS 


Nous vendons aussi du cuir à harnais, des lisières de cuir 
et du cuir à semelles de croupon. 


COLLIERS — longue paille — DE TOUTES GRANDEURS. 


Nous achetons des peaux brutes et du crin de cheval pour 
argent comptant ou en échange. 


WESTERN TANNERY 


5608 - 129 Avenue — Phone 72055 — Edmonton, Alta 


HWEFEU 


Que chaque emplacement de fenêtres et de sorties naturelles vous soit familier. 


La plus grande ville 
canadienne 


Montréal. — La population du Mont- 
réal métropolitain qui groupe quinze 
muricipalités dont la ville même, est de 
1,320,726 âmes. C‘est ce qu’indique un 


crétaire-trésorier. 
La population de Montréal même est 
de 1,096,060. 


=. 


a 


Sachez la position de chaque escalier, surtout le haut de l'escalier et la “sortie” qui 
mène au toit. 


Tenez les portes des appartements fermées. 


Mouillez une serviette, mettez-la dans votfe bouche et respirez à travers plutôt que 
par le nez, afin de ne pas inhaler de fumée. 


Gardez votre sang-froid et Tappellez-vous la signification de “sortie”. 


Si la fumée remplit la maison, rampez sur le plancher le long des murs aux fenêtres 


1 moyen d'échapper, ou si 
oisinantes. 


Ne vous dirigez jamais au toit, à moins que ce soit le seu 
vous savez qu'il y a des sorties conduisant aux bâtisses av 


Ne sautez jamais au travers les flammes sans co 


uvrir votre tête d'une couve 
ou tout autre vêtement épais. Fr. 


Ouvrez les fenêtres du haut. 


Suggéré par 


VERCREDI 25 FEVRIER 1948 


Notre-Dame des Ecoles 


Origine de cette dévotion 


œ SUrv ance 


Conseil de l'Instruction publique ap- 
prouvèrent unanimement ces requêtes à 
leur réunion du 7 mai 1947. Ils confiè- 
rent à S. E. Mgr Charbonneau, de Mont- 


La Suruivarnce 


Notre part pour la 


solennelle de la statue de Notre-Dame | 
des Ecoles. Au cours des dernières an- 
nées, plus de cinquante mille images 
furent distribuées. Citons un témoigna- 
ge entre plusieurs. Un prêtre de Terre- 
Neuve écrivait le 16 octobre 1942: “Je 
vous remercie des images que vous m’a- 
vez fait adresser. Elles sont arrivées à 
temps pour notre congrès d'institutricés. 
Chacune d'elles est retournée avec une 
image de Notre-Dame des Ecoles. En 
outre, Notre-Dame sous ce titre fut 
choisie comme patronne de l'Association 


En 1894, pendant que des lois sec- 
taires 5e préparaient en France pour 
ruiner l'éducation chrétienne, un mo- 
deste curé de La Roche, dans le dépar- 
tement de l'Yonne, M. l'abbé Guyot, 
pnçait l'oeuvre de Notre-Dame des 
gcoles. Le put qu'il se proposait était 
d'obtenir la protection de la Ste-Vierge 

les écoles, afin de préparer de 
futures générations fortes et croyan- 
ts; il voulait en même temps travail- 
Je su salut du monde, en organisant 


réal, la mission de présenter la suppli- 


cause française 


que au Saint-Père. L'approbation fut 
obtenue de Rome, par un rescrit de la 
S. Congrégation des Rites, le 24 octobre Nous sommes heureux! Les étu- 
1947. Notre-Dame des Ecoles était pro-'diants fournissent à leur inspecteur 
lclamée officiellement “Patronne de tou-'de français, le Révérend Père Ber- 
tes les écoles et de toute la jeunesse étu-'thold, la somme de trente-six dol- 
:diante” de la province de Québec, et sa lars. Nous espérons que cette somme 
tête fixée au troisième samedi d'octobre. l’aidera à défrayer ses dépenses de 
En même temps l'ordinaire du diocèse voyages. Ces fonds furent accrus par 
de Montréal approuvait la prière sui-'des bingos et des rafles dans les diffé-| 
vante à Notre-Dame des Ecoles: irentes classes de notre école. Nous 
n'avons pas encore la somme complète, 


Page 7 


PROTÉGEZ VOS ENFANTS CONTRE 
RHUMES, TOUX ET GRIPPE 


« SIROP 


Le 


est un précieux auxiliaire 
de bonne santé quand 
on le prend au premier 


signe de malaise, 


2 REMÈDE NATIONAL DE FAMILLE 


des plus populaires. 


. LOF 1 


we croisade de prières chez les en- 
fants. _ 
La pieuse association reçut la béné- 
diction de S. $. Léon XTIT et, le 24 
août 1897, elle était enrichie de faveurs 
spirituelles. Cependant, l'oeuvre fut 
blentôt en butte à la persécution a- 
thée et dût fermer ses portes. Le curé 
mourut de chagrin. 
En Canada 

Heureusement, dès 1895, la dévotion 
à Notre-Dame des Ecoles avait tra- 
versé l'océan et avait été accueillie par 
ks Religieuses de la Congrégation 
Notre-Dame de Montréal. Vers la mê- 
me époque, en 1899, se fondait l'Ecole 
Normale de Montréal. La religieuse qui 
dirigeait alors l'enseignement de cette 


des institutrices qui s'est formée cette 
année.” | 
Le congrès marial d'Ottawa est venu! O© Vierge immaculée, vous que la jeu- 
donner un nouvel élan à la dévotion. | nesse étudiante invoque sous le beau 
Le 8 janvier 1947, les Soeurs de la Con- |titre de Notre-Dame des Ecoles, nous 
grégation de N.-Dame obtenaient que ! vous choisissons pour notre Patronne 
la fête titulaire de leur Ecole Normale jet notre bien-aimée Souveraine. Eloi- 
fut fixée au troisième samedi d'octobre. !gnez de notre vie écolière tout ce qui 
Fes 11 avril suivant les Frères ensei- peut nuire à notre formation intellec- 
gnants de plusieurs instituts réunis sous |tuelle, morale et religieuse. Enseignez- 
la présidence de Monseigneur Charbon- |nous à marcher sur les traces de Jésus, 
neau, émirent le voeu que Notre-Dame | notre divin Frère, par la pratique des 
des Ecoles fut proclamée patronne de [YOU propres à notre âge: la charité, 
toutes les écoles catholiques de la pro-|l’obéissance, la pureté, l'amour de l'é- 
vince. Le même voeu fut adopté, le 23 |tude et du sacrifice, la joie chrétienne 
avril suivant, par plusieurs congréga- let conquérante. O Notre-Dame des Eco- 
tions de religieuses, et le 26 avril, par les, couvrez-nous de votre maternelle 
€ la Corporation des Instituteurs et Insti- | protection, afin que votre doux Fils 
maison plaça l'oeuvre naissante sous tutrices. Jésus soit toujours la Lumière de notre 
le patronage de Notre-Dame des Eco-: Approbation esprit et l'Amour de nos coeurs. 
les. Le Canada catholique prenait donc . Les évêques du Comité catholique du' Ainsi soit-il. 
qur lui de faire revivre, avec l'approba- ‘ 
ton des plus hautes autorités, l'oeuvre 
de l'abbé Guyot. | 
Progrès | 
En 1906, Sa Sainteté Pie X accorda 
mme bénédiction spéciale, signée de sa 
meip, pour l'image qui commençait à! 
se répandre. Le 12 juillet 1911, dans une; 
sudience à Monseigneur Bruchési, ar-} 
chevêque de Montréal, le pape permit 
de dédier la chapelle même de l'Ecole 
Normale sous le vocable de Notre-Damé 
de Ecoles. Ce fut le point de départ 
d'une dévotion grandissante qui devait 
couvrir toute la province de Québec. 
Le 7 octobre 1915, en la fête du Très 
Saint Rosaire, avait lieu la bénédiction 


Prière 


Marguerite D'Youville 


Fondatrice des Soeurs Grises 


De “lEcole”, revue pédagogique des trois cents pauvres de Montréal. Ce fut 
Frères de l’Instruction Chrétienne. avant tout la fête des pauvres. Les reli- 
. Qui ne connaît les Soeurs Grises, |gieuses distribuèrent des vêtements, des 
ces admirables Filles de la Charité qu'on! jouets, des fruits, et les friandises dont 
rencontre partout sur le chemin de la! elle s'étaient privées depuis un an. 
douleur? ... La grande fondatrice des 


Soeurs Grises, c’est Marguerite dl Marguerite d'Youville, une enfant 


ville, la première fondatrice canadienne- de notre sol 


française d’une institution religieuse au! 
pays. Avant son mariage avec François 


Marguerite d'Youville est une enfant : 
de notre sol, la premire Canadienne 


puisque les rafles ne sont pas encore 
terminées. 


; Nous avons fait rafler trois choses. 
La première est une paire de bes 
lugjamond'” tricotée par Soeur Cousi-! 
Ineau dans ses petits loisirs. Nous re- | 
mercions sincèrement cette bonne re- | 
‘ligieuse, qui, malgré ses nombreuses 
occupations veut bien nous encourager | 
dans nos activités scolaires. Le second 
objet est une paire de pantoufles mo- 
cassins donnée par Soeur Bisson —| 
un cadeau qu'elle à reçu d'une de ses 
anciennes élèves de l'Ile à la Crosse. 
L'heureuse gagnante de ce prix est 
Donna Bishop. Betty Seniuk, élève 
du grade sept a bien voulu contribuer 
un gâteau comme objet de rafle. La 
gagnante, Margaret Webster, s'en est 
régalée on ne peut mieux. Merci à 
‘Soeur Bisson et à Betty Seniuk de 
leur aide. 


Pour le bingo, nos maitresses nous ; 
l'avaient fourni de beaux prix dans lé 
‘but de nous encourager. Les garçons | 
in'ont pas été chanceux cette journée-! 
là, car la plupart de leurs prix sont! 
lrestés sur la table. Mais les filles sont, 
parties avec de jolis tabliers, des gants, | 
des mitaines, des images encadrées. 


Apprécions l'opportunité que nous: 
avons d'étudier notre français à l'é-| 
cole. Beaucoup de districts n'ont pas 
ce bonheur, puisque les instituteurs 
et institutrices de langue française 


sont très peu nombreux. Jamais nous ! 


n'évaluerons trop haut l'importance : 


i quelque chose pour faire passer le goût 
‘de l'eau? 
| 


‘ne sur le dos de papa. C'était maman 


Pas de mots Un élève. — Moi, mademoiselle. Di- 

Le professeur de français à donné manche dernier, je suis allé passer 

comme sujet de narration: “Décrivez. l'après-midi chez ma tante, et, à six 

la chose Ja plus amusante que vous; heures, je lui ai dit: “Je m'en vais”. 

ayez vue de votre vie.” \ Alors elle m'a répondu: “Je suis bien 
Un élève apporte sa copie, portant: contente”. 

| ces mots: 

| “La chose la plus amusante que j'aie | 

| 


Pour rire | 


ÉS i 
D j 


Dictée française 
Un professeur fait faire à ses jeunes 
élèves une composition d'ortographe 
à Hançse 
: Son livre à la main, il dicta en indi- 
quant sofgneusement la ponctuation: 


vue de ma vie était tellement comique! 
que les mots me manquent pour la dé- | 
Derrière l’autobus crire”. 
Un individu gravit le marchepied et 


après un coup d'oeil dans l'intérieur de 


# 


* Drôle de logique 


la voiture. Maman, je dois être un gar ï j i 
: | . & , çon, —-Le Seigneur, virgule — dit l’'Evan- 
—Allons bon! l'arche de Noé est déjà exemplaire! igile, virgule — ne a pas la ÉRREe 
pleine. | —Comment cela? ‘ 


- :  pécheur — à la ligne. 
Une dame de l'intérieur: | —Mais oui, vous ne gardez pas une! Zidore lève la main et interpelle le 
Non, monsieur, montez, il nous|servante pendant plus d’un mois, et moi maître d’un air narquois: 


manque encore le dindon. i; is ici is di i ê 
q : | Je suis ici depuis dix ans! —Alors, pourquoi le père Jean s'est- 


e | Le ES : | EE %k % ‘il noyé l'autre jour en tirant un gros 
or aire passer le goût | Circonstance heureuse ‘poisson qui avait mordu à sa ligne? 
Un ivrogne de premièer for, esti La maïitresse. — L'un de vous pour-! Petit impertinent, fait le maître 


entre les mains du docteur. 
_—Ce ne sera rien. Voici une potion.!a fait vraiment plaisir à quelqu'un? 
Elle est très amère vous prendrez im-: 
médiatement après un verre d'eau pour 
faire passer le goût. 
—Bon, mais vous ne me donnez pas] 


rait-il me citer une circonstance ou il taisez-vous. Vous me ferez trente li- 
:gnes. 


CARTES D'AFFAIRES 


“Votre satisfaction est notre succès’ 


E % % 
Les deux gosses 
La foudre à. cassé un arbre dans, 
notre jardin. 


—Chez nous, l'orage a cassé une can-: 


Es 


É 


H. Milton Martin 


MAISON FONDEE EN 1906 


Morin & Frères 


qui faisait la foudre! Entrepreneurs en construction 


‘d'Youville elle s'appelait Marguerite Du- 


Li 
Au pensionat |frost de le Jemmeraye. Deux de ses fils 
étaient curés, et son frère suivit l’illus- 
de Legal | 


tre La Vérendrye à travers l'Ouest ca- 


Au pensionnat de Legal, le mois El 


février fut fécond en événements de! Origine d'un grand Institut 
tous genres. Dès ses premiers jours, | Trois pieuses demoiselles s'offrirent à 


nous avions le plaisir de fêter notre Partager les labeurs de madame veuve 
dévouée supérieure, Soeur M. L. Gré. d'Youville, et ce fub là l'origine du 
goire. En plus des voeux que nous lui grand Institut des Soeurs Grises. Mal- 
affrions en abondance, nous avions pré- gré bien des persécutions, des insultes 
paré dans le secret, un programme .scé- et des menaces même, Marguerite et 
nique composé de chants et de musique ses compagnes s'occupèrent des. pauvres 
auxquels s'ajoutait une comédie: “Mi et des infirmes pendant neuf ans. Elles 
Arabella fait ses confitures par LeRoy- acceptèrent alors la direction de Y'Hô- 
Villars”. Mère M. Mann, supérieure pital Général, qu'avaient fondé les Frè- 


à visiter les pauvres de Montréal. 


nadien. Veuve à trente ans, elle se mit: 


provinciale, ainsi qu’une nombreuse dé-|"es Charron, et qui tombait en ruines 


Kgation de religieuses venues d'Edmon- | 
ton et de Saint-Albert, composaient un 
auditoire de choix. Puisque je n'étais 
bas du nombre des actrices, je puis, 
bien distribuer les compliments, n’est-. 
0 pas? À ma sincère amie, Gratienne 
Auger, je veux offrir de particulières 
félicitations. Elle fut une Miss Ara-| 
bella. .. insurpassable! A notre sémil- 
lante Germaine Chauvet qui se révéla 


dans des rôles différents, intéressèrent 
rivement les personnes présentes et se 
dassèrent au nombre des bonnes inter- 
prètes. Leurs voix bien timbrées, leurs 
gestes élégants, leurs physionomies mo- 
biles, la sincérité de leur jeu indiquent 
une aptitude remarquable pour la scène. 


Nos “j ières” - 
einen re orne He lation de Montréal, un désastreux in- 


bert, Lucille Mahé, et Colette Brisson 


méritent également de bons points pour! 
‘ leur prononciation distincte et la grâce 


de leurs manières. 


Août 1760 


Ps l'Eglise a couronné les admira- | à l'enseignement du français. Le dic- 
bles vertus, celle qui apparaît dans notre ton “Un homme bilingue vaut deux | 


[histoire comme la plus pure personnifi- !}mmes”, nous convainc de sa néces- après tant de courage, les avantages 


|cation de la charité, notre “Vincent de sis Les difficultés que nos ancêtres qu'ils nous ont laissés. 
‘paul” à nous. Invoquons celle qui peut [one dû subir pour conserver notre race ; 

jet notre langue ne peuvent être ou- , (Tiré de la “Gazette”, petit 
lbliées. Nous ne pouvons laisser choir, journal des élèves de Legal) 


inous protéger du haut du ciel! 


“Un jour, c'est notre espoir, nous 
‘pourrons célébrer solennellement dans 
nos temples celle que nous vénérons au- | 
jourd’hui dans notre coeur.” (Mgr Bru- 
‘chési). ; 
La Communauté des Soeurs Grises 
‘compte aujourd'hui plusieurs branches $ 
qu’on désigne sous les noms de Soeurs 
ide la Charité de Montréal, Soeurs Gri- 
ses de la Croix d'Ottawa, Soeurs de ia 
Charité de Québec, Filles de la Charité 
ide Saint-Hyacinthe, etc. Leurs gigan- 


(l 
| Branches de l'institut 
| 


Couvoir d'éleveur à Morinville 
C'est avec un legitime orgueil et une grande satisfaction que 
M. L. Letourneau annonce actuellement l'ouverture de son cou- 
voir d’éleveur à Morinville. Connu sous le nom de “Morinville 
Breeders Hatchery”, ce couvoir est appelé à rendre d'énormes 
services à la population de Morinville et du district, en leur pro- 


curant, à des taux raisonnables, des poussins de race Leghorn et 
New Hampshire. 


NOTRE MOT D'ORDRE : QUALIT EET SERVICE 


Bernard Montpetit, Gr. XII 


Trois armées s’avançaient sur Mont- 


Amherst venait d'ordormer le bombar- , Glacial. | 
dement de l'Hôpital Général, qui res-! Nombre de Soeurs Grises, mortes 
semblait à une place forte avec ses dans les régions désolées du Nord-Ouest 
remparts et ses créneaux, lorsqu'un de 
ses officiers vint lui dire: “Général, 4u martyrologe canadien. | 

vous ne savez pas qui habite cette mai-| Guy Laviolette. 
lson. I1 y a là des femmes au coeur; 


fine comédienne, j'accorde qu'elle pri- {sensible et généreux qui ont déjà pue | 


gua tous les suffrages. Toutes deux, | 


sieurs fois sauvé la vie des nôtres, les! 
ont soignés, pansés et guéris. Celui qui! 
vous demande grâce pour elles en ce 
moment, aurait été victime de la bar-! 
barie des Sauvages si la supérieure ne 
lui avait pas sauvé la vie.” Amherst pro-} 
tégea l'hôpital. î 
L’'incendie de 1765 
Cinq ans seulement après la capitu- 


cendres. À l'exemple du saint homme 
Job, Mère d’Youville trouva la force de 
dire: “Mes enfants, nous allons réciter 


cendie réduisit l'Hôpital Général 


itesques rameaux étendent leur ombre | 
réal au mois d'août 1760. Le général bienfaisante de l'Atlantique à l'Océan } 


méritent certes de figurer avec honneur : 


COMMANDEZ VOS POUSSINS DES MAINTENANT : 


o 
Morinville Breeders Hatchery 


L. LETOURNEAU, propriétaire 
Morinville, Aïberta 


Téléphone: 36 


10103-95e rue 
Edmonton Rubber 


Afin d'augm ; : 
doit eu a ir ee us le Te Deum à genoux pour remercier 
etre ue Dieu de la grâce qu’Il vient de nous ac- 


lise, & 4 
a nous avons répété la séance du corder.”' “Le Seigneur nous avait tout 


t févri : 
sept février, au bénéfice de nos parents donné, Il nous a tout ôté: que le nom! 


ct de nos amis. Un froid sibérien gla- 
çalt l'atmosphère et un moment nous 
n'espérions qu'un public restreint, mais 
l'affection et l'amitié sont plus fortes 
que tous les obstacles. . . fût-ce un châ- 
teau de glace! Une assistance relative- 
ment nombreuse gagnait en sympathie 
et en compréhension, ce qu'elle perdait 
en quantité. La recette ne fut pas ce 
que nous l'aurions désirée, mais M. le 
curé Bérubé, qui avait accepté de pré- 
Sider la réunion, s’en montra satisfait, 
de même que M. l'abbé Primeau, notre 
dévoué vicaire. 

Le carnaval avec ses joies bruyantes 
fit écho au pensionnat. C’est avec plai- 
Sir que nous avons appris que Georgette 
Saint-Martin, une ancienne de l'Ecole 
Supérieure, avait été l'neureuse “Reine 
d’un soir”, À notre humble avis, la cou- 
rénne ne pouvait être mieux placée que 
sur son front. Sa dignité personnelle, 
Sa charmante personnalité la dési- 
Snaient à cet honneur. Félicitations 
Georgette. 


. Shakespeare fut. aussi à l'ordre du 


jour. Quelques-unes d’entre-nous 5e 
rendirent à Edmonton entendre Mac- 
beth. Ce fut un régal artistique dont 
on parlera longtemps. 

Bref, février penche déjà vers sa 
fin, mais il emporte de radieux souve- 
airs qu'il fera bon revivre. 

Marie-Rose Primeau 


au Seigneur soit béni!” 


Entre les mains de la Providence 

“Toujours à la veille de manquer de 
tout, écrit Mère d'Youville, nous ne 
manquons jamais du nécessaire”. La|. 
fondatrice constate à plusieurs reprises 
que l'argent se multiplie miraculeuse- 
ment entre ses mains, et qu'il en est 
de même de la farine, du vin. .. 

Telle mère, telles filles 

Le nom de Marguerite d'Youviile ap- 
partient à l'Histoire du Canada. Son 
souvenir vit surtout dans le coeur de 
ses filles, dans l'Eglise de Dieu qui l'a 
déclarée Vénérable en 190, dans ces 
oeuvres admirables qui constituent la 
gloire de l'humanité. Lorsque de mal- 
heureux Irlandais atteints du typhus, 
débarquèrent sur nos rives en 1847, les 
premières à se pencher sur les pestifé- 
rés, ce furent les Soeurs Grises. La 
moitié d’entre elles souffrirent du fléau, 
sept en moururent, et l'on crut même 
;un instant que toutes succomberaient à 
la violence du mal. Et quand le fléau 
reparut deux ans plus tard, toutes les 
: religieuses s’offrirent de nouveau. 
| Servantes des Pauvres 

Quand les Soeurs Grises voulurent cë- 
lébrer le deuxième centenaire de leur 
Institut, elles réduisirent le plus possi- 
ble les démonstrations extérieures pour 2. 
s'attacher par-dessus tout à soulager DRE 


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MERCREDI 25 FEVRIER 1948 


La dissension force le ministre siécniens au en des | Ottawa déciderait-il d'envoyer 
R. E. Ansley à démissionner 


La Survivance 


Une protestation des 


Les Lithuaniens du Canada, réunis à 
Montréal, en la salle paroissiale lithua- 
|nienne, sous les auspices de la ligue li-| 


———_—— 


des troupes en Palestine? 


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| 1 lébra- 
La purge de 1948 aura-t-elle des con- | HRHARISNRE du Cariada, pour la cé Ë 


Un remaniement ministériel qui a tion du 30e anniversaire de leur pays: 


causé quelque commotion vient de se|séquences? On l'avait laissé entendre en | "7." à 
produire dans le cabinet provincial.| certains milieux. Mais il semble que A a 
Le premier ministre a exigé la démission | chez les créditistes, comme dans les au- . ré ohiton qui 441 envevée ae 
de l'hon. R. E. Ansley, ministre de l'E-|tres partis, la discipline et la soumission 1P d 


in L rte premiers ministres du Canada et de: 
ducation, et de M. L. D. Byrne, conseil-| vont l'emporter. | nnde-Biétams at Drécident: dés we 
ER ON AANTR ERP OEeIR- en Albert: Les remaniements qui se font ne sont i Unis, aux secrétaires d'Etat, à toutes 


M. Manning et ses deux décapités poli- | peut-être, après tout, qu'un alignement légations et consulats, ainsi qu'aux 
tiques ont fait peu de commentaires en des forces en vue des prochaines élec- au 
marge de cette affaire. On a invoqué |tions. 


Par la British United Press 

La question des forces armées cana- 
diennes est revenue à l'affiche à Ot- 
tawa. Le gouvernement a, en effet, an- 
noncé plusieurs nouvelles à ce sujet, 
depuis l’augmentation des pensions aux 
anciens combattants jusqu'à l'entraine- 
ment des cadets. Dans les coulisses, on 
disait aussi que le gouvernement étudie 
la politique à suivre au sujet du problè- 


comme raison la divergence d'opinion 
sur les méthodes employées pour éta- 
blir le crédit social en Alberta. Par ail- 
leurs, certains cherchaient depuis long- 
temps, la chose était évidente, à obtenir 
la tête de M. Ansley. On le trouvait trop 
modéré. Les observateurs impartiaux 
ont tous reconnu la droiture, l'esprit 
vraiment chrétien du ministre de l'E- 
ducation. Sa disparition va sûrement 
satisfaire les bureaucrates qui se 
voyaient souvent bridés par lui. 


C’est un secret pour personne que la 
scission existe depuis longtemps dans 
les rangs du parti créditiste. D’un côté 
les partisans de Douglas; de l’autre, les 
néo-créditistes. Cette division a été 
marquée davantage par l'esprit qui s’est 
manifesté dans le parti. On compte en 
effet, au dire des partisans eux-mêmes, 
le groupe “païen” et le groupe “chré- 
tien”. 

On se rappelle la révolte qu’il y eut 
dans les rangs du parti en 1937. Depuis 
quelque temps, on assistait à un autre 
mouvement du genre, MM. Ansley, Ja- 
ques, Ashby ont fait connaitre ouverte- 
ment leur dissension. Le désaccord est 
encore apparu à la convention de Cal- 
gary. C'est à la suite de cette conven- 
tion que la purge a commencé par le 
balayage qui s'est fait au journal offi- 
ciel du parti, le Social Crediter. 


Mort accidentelle de 
Bullen Oôté 


Il était originaire de Lafond. 
Tué à Joliette. 


Un terrible accident est arrivé, la 
semaine dernire, vers 7h.30 au passage 
à niveau à l'entrée du village de Crab- 


| À : Ÿ De * _ Ê ps , L 1 
La résolution proteste contre l'occu-|me palestinien; l’on se demande si 

’ rem M. Ans-! : à : 
ee —. ue or d'Edu- | Pation de la Lithuanie par Ia Russie, faudra faire intervenir des forces ar- 


vers la Palestine. I a fait cet exposé | 
lorsque le chef du parti C.C.F., M. Cold- [ss 
well, lui a demandé si le Canada est 
prêt à accepter toute sa part de res- 
ponsabilité à la décision des Nations ee. 
unies de diviser la Palestine. 1 

M. St-Laurent lui a répondu que le # 
Canada avait toujours soutenu la char- | e 
te des Nations unies dans son esprit et | 
dans sa lettre. Le ministre ajouta que 
le Canada n'a pas, maintenant, l’inten- 
tion de changer de ligne de conduite. 


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t t-elle marquer une orienta- [à la suite du pacte secret Ribbentrop-|mées en Terre-Sainte et, surtout, si le|Les observateurs ont immédiatement 
D a i laire? | Molotov; contre les déportaticns en|Canada sera appelé à fournir des trou- | conclu que si les Nations unies décident 
fon HOURERE dans Hs RO RE ER Fa masec des habitants dans le but de dé-|pes pour assurer le partage de la Pa- | d'envoyer des troupes pour assurer la 
a Es pe cs ee Itruire là nation lithuanienne; contre la | lestine et fournir un Etat aux Juifs. formation d’un Etat juif, le Canada ap- 
nu a. RE Icolonsation du pays par les Russes. | Le premier ministre King a annoncé |prouvera cette expédition. 

I1 y a longtemps que les bureaucrates RS Ne ne lui-même l'augmentation des pensions 
du Département veulent mettre nos 
écoles sous leur domination totale. He 
lançèrent leur offensive, il y a quelques ! “pu 
années, et organisèrent les cirandes U- | Philias Gaudet 
nités, sous prétexte d'économie. Or, en! 
bien des endroits, le coût de l'éducation ! 


* 


|tion s'applique également aux orphelins | sion des Nations unies. Il ne serait pas 
de guerre et aux vétérans qui étudient encore question d'imposer la CORSCEDE 
dans des universités canadiennes. Ces tion pour recruter des troupes, mais ül, 
augmentations de pensions représentent est possible que le Canada envoie des 


a doublé, sans pourtant amener des ré-; Ancien de Morinville et père du des dépenses additionnelles de douze : volontaires qui feront partie des ira) | 


R.P. Gaudet, o.m.i., supérieur millions de dollars par année. | internationales, si les Nations unies dé- 
du collège Saint-Jean. | Le ministre de la Défense, l'hon.|cident d'en envoyer. On signale que le 


sultats satisfaisants. 
Une nouvelle offensive de centralisa- | 


Dans les milieux officiels, on com- | [es 
à payer aux vétérans invalides ainsi |mence cependant à se demander jusqu’à 


« ” Le 
Déces de Monsieur ‘qu'aux veuves de guerre. L'augmenta-|quel point le Canada appuiera la déci- 


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a 
grippe fait des siennes depuis plus d'un 
mois. 

Elle a frappé plusieurs foyers, et ls 


à £ i suites nécessitent certai stages ET 
’ariv ère cure, attendu depuis | T ins ux 
L'ari ée du P F4 | 


tion est à s'organiser, et l'on nous dit. . re te | 
que ce qui s’est fait jusqu'ici n’est qu'un | Le dimanche 22 février, mourait à 


commencement. Le gouvernement s'est EE ee. un 
accaparé des droits qui n'appartiennent | Cisnnement de Morinville et père 


Brooke Claxton, à annoncé, de son côté, 


{que le gouvernement établira deux col- 


lèges militaires, l'un à Kingston et l’au- 
itre en Colombie canadienne, pour en- 


; rait ratifier l'envoi del assez longtemps, fut saluée chaleureuse- | | nee 
lé a ot "s ment le 9 dernier. Son absence de trois! Mardi dernier, c'était MM Delphs 


mois lui fut profitable on ne peut plus, | Brulotte et Paul Lemay, accompagné 


Débats monotones 


Le travail de la session proprement 


et à plusieurs points de vue. Sa santé ide leurs femmes, qui partaient now 


est meilleure, et sa bonne humeur aussi. 


' éri - : : l'ai é trè la se- 
qu'à l'Eglise et aux parents. Va-t-il A A du Co |{rainer des aspirants officiers des trois a. certes RE Fes C'est dire qu'il se donnera avec des for- 
Pense + UP CAEN Jens deniers i de trois j u débat sur le projet de| ces toutes neuves à l'oeuvre commencée 
privilèges? L'avenir prochain le dira. M. Gaudet et son épouse quittèrent universitaire de quatre ans ainsi du'ün ère Gros JoursaUte : cn 
Saint-Jacques l'Achigan en 1899 pour entrainement technique. A la fin de'loi de diminuer les importations comme , par ë | | 

venir s'établir à Morinville et y re-|jeurs études ils devront s'enrôler dans! moyen de remédier à la pénurie de dol-| Le “Courrier” de Guy, se fait en 
trouver les parents de Mme Gaudet, M. \Jes forces actives ou de réserve. lars américains au pays. 1 reste encore | devoir de remercier le dévouement es ; 
let Mme Delphin Morin, des pionniers beaucoup de choses à discuter sur Ce! RR,. PP. U. Robert et C. Laroche, qui | 
jde la première heure arrivés dans projet avant d'approuver les quelque 300! sont venus le remplacer à tour de rôle, 
l'Ouest avec le premier contingent de nouveaux réglements tarifaires. On 2]; Guy. j 


| 2eme centenaire 


Au cours de la semaine dernière, le! 
‘ministre des Affaires extérieures, le 


itrès hon. M. St-Laurent, a dressé une 


l'abbé Morin, colonisateur et fondateur 


| de $t-Hvacinthe 


1748-1948 | 
——— | M Philias Gaudet ouvrit immédiate-! 


C'est le 23 novembre 1748 que Fran-|ment magasin en compagnie avec son : JO SSAR D 


çois de Rigaud, Seigneur de Vaudreuil, beau-père, M. Morin, et demeura dans ES, 
fils du marquis de Vaudreuil, gouver-ile commerce jusqu’en 1912, alors qu'il, M. le curé est allé À la fête des RR,. 


i i d deux jours 
colons en 1891, sous la conduite de M. ébauche de la politique canadienne en- | 2Ussi repris, pendant j ’ 


| l'accusation portée par le critique fi- 


le dé-|} On ne peut laisser passer sous silence 
bat sur le discours du trône. Il nelle dévouement de nos Religieuses de 
manque pas de monotonie. L'un des Sainte-Croix durant cet intervalle; elles 
faits les plus saillants de ce débat est| furent à toutes les besognes. On a déjà 
signalé leur succès avec leurs enfants et | 
nancier de l'opposition, M. J. M. MaC-! ceux d'une école voisine, à l'occasion ; 
Donnell, député conservateur de Mus-| de leur petit concert de Noël; on a! 


! : fn eee imuit | 
neur de la Nouvelle France, recevait en lvendit son deuxième magasin à M. Au- PP. Oblats à McLennan, au commence- | koka. I1 a soutenu que la politique fi i goûté le charme de la messe de minuit, 


concession la scigneurie de Maska ou'guste Forget, de regrettée mémoire. I ment de la semaine dernière. 
d'Yamaska. revint alors à son premier métier de) +R % % 

Cinq ans plus tard, en 1753, Jacques | jeunesse comme scieur de moulin, et fit; M.E. Blouin est revenu de son voyage 
| Hyacinthe Simon De Lorme achetait | ainsi du bois dans les régions avoisinan- accompagné de son fils, M. Léo Blouin 
de François de Rigaud, la seigenurie|tes jusqu'en 1926, alors qu'il vint s’éta-jäe Jean-Côté. Après avoir passé une 
Maska, pour la somme de 4,000 francs. blir à Edmonton avec sa famille. Mais journée à Joussard, ils ont repris le 
C'est alors que le nouveau propriétaire lil n'y demeura que quelques mois. L'un chemin pour Edmonton. 
donna son nom à la seigneurie du)de ses frères, Louis Gaudet, l'attira à! Æ + % 


nancière du gouvernement contribue faite de calme, de piété et de beauté 
directement à augmenter l'inflation. Il jiturgique. “C'était la première fois que | 
a demandé que cette politique soit re-| Noël était si beau à Guy”. Les ae 
visée avant que la dépression frappe ments qu'elles ont fabriqués de leurs! 


le pays. 


!mains, les cadeaux qu'elles ont sacrifiés | 
: pour renouveler les décorations d’au- 
| tel, la sacristie que leur savoir-faire a 
‘enrichie, l'entretien des objets du cuite 


Edmonton visiter des spécialistes. 
E Ok % 
Les terres de Guy? Une bonne dou. 
zaine sont à vendre; avis aux véts 
rans de tout le Canada français. 


À peine 18 pouces de neige cet hiver, 


Avec la température qui commence à 
faire plus douce, la terre va reverdfr 
très vite. Les automobiles ont voyagé 
tout l'hiver sur nos chemins “relevés”, 
Les autres attendent encore le chasse 
neige ou. . . le soleil. 


S. Exc. Mgr Courchesne 
confirme 4 convertis 


Rimouski. — Une imposante cérémo. , 
nie religieuse s’est déroulée dernière ! 


ment, à Mont-Joli, alors ‘que quatre 
nouveaux convertis ont été confirmés 
par Son Exc. Mgr Courchesne, arche. 
vêque du diocèse. Ont reçu le sacre 
ment de confirmation: Mme Margaret 


temps. Maillardville, le royaume des grands! 


M. Maurice Bruneau s'est rendu à 


| aui les occupe tous les jours, voire mé- 


tree Mills, près de Joliette, alors que 
le rapide des Chemins de fer Nationaux 


; RE iprofitera de la circonstance pour ériger 
filait vers Montréal à une allure d'en 


Le comité du deuxième: centenaire, moulins à bois. Il s'y établit avec ses Faïher la semaine passée avec une 


deux garçons, Léopold et Yvan, qui fon- . charge de bons poissons. 


ST- VINCENT 


Nos hommes sont très actifs à couper| 


des billots en vue de faire du bois de 


Îme les soins médicaux qu’elles procu- 


lrent presque tous les jours à l’un ou 


; : : ; - lun monument à Jacques Hyacinthe Si- idèrent à leur tour leurs foyers respec- | k % % construction pour bâtir le dortoir pa- l'autre, tout ce dévouement, nous ne 
viron 60 milles à l'heure. Un camion de [mon De Lorme. à qui nous devons au- .tifs de chaque côté de la maison pater-, L'assistance à 1a deuxième partie de | ojssial Quart d on voit la neige s'em- POUVONS pas le laisser passer sous silen- 
la Shawinigan Water and Power, trans- ' : 


jourd’hui le nom de notre ville, de notre 


portant onze hommes qui travaillaient | omté et de notre diocèse. | 


ans les environs, fut frappé par | 


Des manifestations publiques auront Gaudet vinrent demeurer à New-West- 


nelle. ‘cartes, dimanche dernier, fut plus nom- 
Il y a cinq ou six ans, H. et Mme 'breuse. Les gagnants des premiers prix 


piler dans chemins de côté, comme 
dans ces derniers temps, tous sont d’a- 


ce, même si on nous l'offre gratuite- 
ment, et même si une bonne partie 
nous reste encore cachée. Nos Religieu- 


|Greaves, 22 ans, native d'Angleterre 
l'épouse de M. Adrien Piché; Mme Hilda 
| Baker, 21 ans, originaire de Terreneuve, 
épouse de M. Cyprien Langlois: M. 


John Wellum, 28 ans, de Lac Vert, Sas | 
katchewan, époux de Jacqueline Leves- | 


que, et M. John Yeomann, 23 ans, de 


irain. À ce moment-là, un tourbillon 
enveloppait la région d'une poudrerie 
avenglante, et il paraît que le chauffeur 
it l'arrêt réglementaire, mais calcula 
mal ses distances et arrêta sur la voie. 
De son côté le mécanicien du train au- 
rait aperçu le camion, mit les freins 
d'urgence et réussit à arrêter le train 
près de la gare, mais l'accident était 
arrivé. Trois hommes du camion au- 
raient sauté et s'en tirérent heureuse- 
ment. Le chauffeur fut projeté dans un 


qui savait qu'il y a un passage à niveau | 


nerveux. 

Trois des employés de la Shawinigan 
perdirent la vie dans cet accident, deux 
furent tués sur le coup et un autre 
décéda à son arrivée à l'hôpital Saint- 
Eusèbe. Ce sont Julien Côté, originaire 


champ et s’en tira avec un terrible choc 
| 


lieu les 13, 14 et 15 août prochain. De ;minster dans la nouvelle maison de leur 
grandes fêtes civiques et religieuses | aîné, Léopold. C'est là que mourut M. 
marqueront cet anniversaire qui feront | Gaudet à l'Âge de 83 ans, entouré de son 
époque dans l'histoire. épouse et de trois de ses fils et de ses 


Assemblée des Dames 


furent Mme Arthur Comeau et M. Gé- 
jrard Carrier et les prix de consolation 
furent remis à Mme Eugène Casavant 
‘et M. Maurice Bruneau. 


: en ve 
d Hs à 
! 


petits-enfants, après avoir reçu les sa-| Le R.P. Habay, o.mi. supérieur de la 
| cremenis de la main du R. P. Poger, ' Mission St-Bruno de Joussard, est parti 
pour Edmonton. Il est accompagné par! 


! Des dix-huit enfants qu’eurent M. etlle R. Frère Letourneau, o.m.i. 


ivent: Léopold, Valérien, o.mi., Yvan et! 


Ferriières de Ealher | Mme Gaudet, quatre seulement survi- 


semblée annuelle des Dames Fermières | deuils, M. et Mme Gaudet eurent l'in-; 
de Falher, à leur lieu habituel Un | signe bonheur de fêter en 1938 leur cin-| 
grand nombre de dames et demoiselles ! quantenaire de mariage, et en août: 
se trouvaient présentes. {1948, leurs noces de diamant. 

Ce fut aussi un bonheur pour toutes] Les funérailles, présidées par le R. P. 
d'avoir la présence de Son Excellence | Valérien Gaudet, om. ont lieu mer- 
Mgr Routhier. credi le 25 février, à l’église de Saint- | 

Mgr ouvrit l'assemblée par la pricre, | Pierre de New-Westminster, et l’inhu- 


+ %  % 
Avis aux dévoués et vaillants büche- 


Fernand, ainsi qu'une fille adoptive,!rons de Joussard! N’avez-vous pas une 
Mardi, le 10 février, avait lieu l'as- Mme Hudson. Malgré leurs nombreux! hache qui peut servir. Si oui, rendez- 


vous tout prés de l'église; un joli nom- 


| bre de bûches vous attend. Ensemble 


done, féndons le bois de l’église. 
k + % 

L'union fait la force. C'est bien ce 
qu'a compris la population de Sainte- 
Anne de Joussard, et surtout c'est ce 
qu'elle a mis en pratique cette année. 


vis que le dortoir sera d'un grand avan- 
tage pour les enfants d'école. 
& %  % 

Mlle Marguerite Braconnier, substi- 
tuante dans une école d'Elk Point, a dû 
interrompre son travail, par suite de 
maladie. Elle a subi une opération pour 
appendicite, mais elle est de retour à 
son école. Nous lui souhaitons bonne 
santé, 

+ + % 

Le Père curé est de retour après un 
stage de trois semaines à l'hôpital où il 
a passé par une opération sérieuse. En 
son absence la paroisse a été desservie 
par les RR. PP. Oblats de Saint-Paul. 
Nous les remercions bien sincèrement. 

Mlle H. Lacourse, qui tient compagnie 
à sa belle-soeur à Thérien, durant cet 
hiver, est venue visiter ses vieilles amies 


ses ne sont vraiment pas uniquement 


sont au service de toute la parnisse. 
Sachons le reconnaître et savoir, à l'oc- 
casion, leur montrer de la reconnais- 
sance. Elles nous donnent encore beau- 
coup plus que nous saurions le penser. 
Æ K homme, mais elle ne pourra que feinûre 

Nos malades: ils sont nombreux: la ide pardonner à une autre femme. 


dernière. Une assistance nombreuse 
remplissait l'église. 


La femme pourra pardonner à un 


Terres à vendre . .. 


A BREYNAT, UN AUTRE PETIT QUEBEC 


Canadiens français, groupons-nous! 


Eh oui! pourquoi rester isolé dans un milieu étran- 
ger, où je vais perdre peut-être ma langue française, 


Frédéricton. Ils avaient été catéchisés 
par le R.P. Germain, om, et baptisés | 


de Lafond, Alta, Pierre Rhéault, de Ste- Puis vint la lecture du rapport financier 


Imation se fera dans le cimetière catho- | 


ma mentalité, mes habitudes et traditions françaises 


Anne de la Pérade, et Léopold Baril, de 
St-Narcisse, 

Mandé sur les lieux, M. le curé Ma- 
thias Piette administra les derniers sa- 
crements aux trois blessés mortellement. 

KO + * 

Nous avons le regret d'annoncer lai 
mort d'un pionnier de la paroisse de 
Lafond, M. Charles Desaulniers, décédé 
la semaine passé à l'âge de 84 ans. M.' 
Desaulniers était célibataire et ne laisse | 
pas de proches parents ici. : 


qui fut adopté. Notre distingué visiteur | lique de cette ville. Î # 
Jean-Goté 


nous donna ensuite de bons conseils qui | R. L P. 
aideront à rendre nos réunions futures | 
beaucoun plus intéressantes. rde; illè rd: 
L P î 2 !Mme F, Plourde; conseillère du nord Mme A. Boucher s'est rendue à l’hô- 

Quelques dames sont choisies pour ; Mme R. Desfossés;: conseillère du sud:|. ; Re 

nes _ : SRE ane : pital de McLennan le 18 février. Le 
former chez elles un petit cercle d'é- : Mme ©. Servant; conseillère de l'ouest: “Fraser” ne revint que tard dans 1 
tude. Ce sont Mmes F. Plourde, G. Lé- | Mme P. Despins. Le après bien des Le Dir 
vesque et J, Choquette. L'ajournement de l'assemblée fut pro-:  æ & : 

Voici le résultat des élections: prési- 1: posé par Mme L. Dentinger et secondé Plusieurs jeunes se GbE rend : 
dente: Mme P. Dentinger: vice-prési- | par Mme C. Roy. cours de a E a. 
dente: Mme W. Desaulniers: secrétaire: A. F : : : 

crétlaire: | Mme ne evi : jeunes gens sous la direction de M. £a- 
; " .inuel, et 9 jeunes filles sous celle du 


l 


Mme C. Moulun: conseillère du village: 


DT à nn és à R. P. Bouchard. 


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mn Un certain “shack” a déménagé au 
‘village, mais non sans peine. Il y est 
arrivé après avoir labouré le chemin 
‘d'un bout à l'autre du parcours. MM. 
A, Boucher et M. Bruneau. en savent 
* quelque chose. | 
Ki À la réunion des syndics, la question 


L ; Tout semble aller bien. 
3 | He  %  % 
| 


sont rendues chez M. Wilfrid Loiselle 
pour un diner de “première classe”. M. 


Lavoie donnait une veillée et une partie 


soeur. 7. 
: ke 3%. 
Plusieurs cherchént du bois pour le 


aux Etats-Unis 


! 
4 


: Washington. — Le cheptel américain 
touche en ce moment son plus bas ni- 
. Veau depuis 1939, Il en est ainsi pour 
_ les bêtes à corne, porcs, moutons, pou- 
‘lets et dindons, aussi bien dans le cas 
\ des animaux reproducteurs que dans ce- 
| lui des bêtes.de boucherie. Au 1er jan- 
vier, le total du cheptel était inférieur 
de 4 pour cent à son chiffre d'il yaun 
an, et de 16 pour cent à celui du début 
de 1944. Washington attribue la cause 
de ce déclin au manque de main-d'oeu- 
ivre sur les fermes d'élevage. 


Photo de notre ferme à St-Albert. 


Notre longue expérience dev- , 
pour vous. 


Edmonton, Alberta Téléphone: 22943, rés. 972-5522 


A du pensionnat fut discutée et précisée. | 
Miles Dolores et Julienne Dubois se F- 


Tancrède Gagnon a, lui aussi, reçu à . 
dîner M. et Mme F. Gervais. M. Albert É 


de cartes. Mme Lavoie 2 avec elle pour : 
l'hiver Mme.Edouard Parent, sa belle- 


futur pensionnat. L'intérêt grandit. On |E 
finire par l'avoir. 1 


Les troupeaux diminuent} 


du village, au cours de cette semaine. 
k + % 

Mlle Marie-Louise Langevin, qui souf- 
fre d’un mal de jambes depuis assez 
longtemps, est allée se faire soigner à 
l'hôpital. Nous lui souhaitons prompte 
guérison. 


et peut-être aussi ma foi cathclique. Oui, c’est le temps 
de me rapprocher d’un groupe français. 

Et à Breynat, en plus de la vie française, je retrou- 
verai un bon district à culture. Terrain neuf, très 
fertile. Beaucoup d'humidité, très propice à la cul- 
ture mixte et à l’industrie laitière. Beaucoup de crème 
est expédiée régulièrement au Lac-la-Biche et Ed- 
5 moulins à scie sont une grande source de revenus 
pendant l’hiver. Beaucoup de terres à vendre dès 
pendant l'hiver. Beaucoup de terers à vendre dès 
maintenant. Et Breynat restera un vrai petit Québec. 

Ecrivez au 


& % % 

Dimanche dernier, le Père Georges 

Tardif est venu nous faire une visite. 
k % % 

Comme il est trop de bonne heure 
pour commencer les jardins, il a fallu 
descendre à l'hôpital le petit Jules La- | 
berge qui s'était semé des fèves dans 
le nez. On a extrait les fèves avant | 
qu'elles ne germent,. | 


Sédibien Symplemana | 


Comité de Colonisation de Breynat 


ou au Rév. Père D. Dubuc, o.m.i., curé. . 
Breynat — Alberta 


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